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Dérégulation de l’école en guise d’annonce marseillaise
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L’annonce du recrutement des PE dans 50 écoles marseillaises par les directrices et directeurs provoque colère, mécontentements et remet en cause le fonctionnement des écoles publiques. Loin de répondre aux véritables enjeux et besoins du terrain, cette expérimentation remet sur le devant de la scène le statut hiérarchique de la direction d’école largement rejeté par l’ensemble de la profession.

Communiqué de Presse

En déplacement à Marseille, le Président de la république s’est livré à une véritable provocation en reprenant à son compte les refrains libéraux de transformation de l’école primaire.

Loin du nécessaire plan d’investissement attendu dans le bâti pour la rénovation d’écoles marseillaises délabrées, Emmanuel Macron entend donc dénaturer profondément le fonctionnement actuel de l’école publique. Ainsi les enseignantes et enseignants des quartiers difficiles de Marseille ne seraient pas « motivés » et devraient être « recrutés » par les directeurs d’école !

Au prétexte de traiter les difficultés de l’école à faire réussir les élèves issus des familles populaires, l’annonce de cette expérimentation sur 50 écoles marseillaises comme dans « plusieurs autres quartiers de la République » et sa généralisation possible à terme remettent sur le devant de la scène la question du statut hiérarchique de la direction d’école.

Loin de traiter des questions de fond comme le bâti scolaire, les conditions de travail, les moyens de fonctionnement ou encore l’attractivité des postes, le Président de la République se cantonne, sous couvert d’expérimentation, à une mesure explosive et largement rejetée par la profession comme l’a montré à nouveau l’enquête ministérielle réalisée en décembre 2019.

Les écoles ont besoin, à Marseille comme ailleurs, d’effectifs réduits dans toutes les classes, de personnels spécialisés de Rased et d’équipes pluri-professionelles renforcées ainsi que d’une formation de qualité à la hauteur des besoins.

Le fonctionnement de l’école a besoin de directrices et directeurs dont les tâches sont allégées et recentrées sur l’animation et la coordination de l’équipe pédagogique, d’aide administrative et de temps de décharge suffisant.

Cette annonce présidentielle opportuniste lance de la plus mauvaise des façons le débat sur l’école dans la campagne présidentielle. Elle coïncide également avec le second passage au parlement programmé en septembre de la proposition de loi Rilhac, téléguidée par le ministère et largement rejetée par la profession enseignante.

Les personnels sont appelés à se mobiliser pour mettre en échec ce projet qui dérégulerait le fonctionnement actuel de l’école. La grève du 23 septembre en sera une occasion et permettra également de poser la nécessité d’un tout autre projet pour l’école.

Aller plus loin

Le communiqué de presse SNUipp-FSU

Vous trouverez ci-dessous une petite compilation des réactions locales (au niveau fédéral ou des SN) mais aussi des secrétaires généraux des syndicats de la FSU , suite aux annonces d’E. Macron quant au projet expérimentation dans les écoles marseillaises.

Sur franceinter.fr, un article reprenant un passage de Caroline Chevet, SD 13 :

https://www.franceinter.fr/education/six-questions-sur-les-ecoles-laboratoire-qu-emmanuel-macron-veut-tester-a-marseille

"C’est une réponse qui est complètement à côté de la plaque, c’est idéologique et ne répond pas du tout aux besoins", a déclaré sur Franceinfo Caroline Chevet, secrétaire départementale de la FSU pour les Bouches-du-Rhône. "Les enseignants d’école ont une culture d’échange et de travail entre pairs (...). Donner aux directeurs d’école de l’autorité sur leurs collègues ne résoudra certainement pas le fait que les murs des classes s’écroulent dans certaines écoles de Marseille, qu’il y a des problèmes d’étanchéité, voire parfois des choses bien plus graves".

Sur france3regions, un article reprenant les propos de Sébastien Fournier, SD SNUipp-FSU13 et Caroline Chevet :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/macron-a-marseille-parents-et-profs-decus-par-les-annonces-nos-eleves-ne-sont-pas-des-rats-de-laboratoires-2234524.html

"Ça fait 20 ans qu’on réclame que le sujet de l’école soit mis sur la table, résume Sébatien Fournier, secrétaire départemental du syndicat des instituteurs Snuipp. On attendait avec beaucoup d’impatience les annonces, elles sont décevantes."

Selon le syndicaliste la rénovation ne suffit pas, il faut aller plus loin pour accueillir dignement les élèves. "Il faut construire entre 10 et 12 groupes scolaires supplémentaires à Marseille."

"Emmanuel Macron a annoncé 200 policiers. Aujourd’hui dans les quartiers nord, on manque de moyens : on a une psychologue scolaire pour 1.500 élèves."

Autre annonce présidentielle qui a fait bondir les syndicalistes. La mise en place de 50 écoles "laboratoires" dès la rentrée 2022.

Dans ces écoles les directeurs pourront entre autres choisir leurs enseignants. Une ligne rouge pour les enseignants

"Faire passer des entretiens de motivation, ça laisse supposer que nous ne sommes pas motivés, Sébastien Fournier est exaspéré. Ça fait des années qu’on se mobilise pour l’égalité des chances dans les quartiers nord et qu’on innove."

Pour le second degré, Emmanuel Macron a annoncé la "création de 10 micro-collèges et 10 micro-lycées dans les quartiers difficiles". Des classes en petit comité qui s’adressent aux décrocheurs scolaires.

Insuffisant pour Caroline Chevet, secrétaire générale du syndicat d’enseignant FSU des Bouches-du-Rhône. "Ça ne va concerner qu’une infime minorité d’élèves. On a besoin de plus de moyens : en région parisienne, il y a 24 élèves en moyenne par classe, il y en a 26 dans l’académie d’Aix Marseille."

Les echos.fr reprennent aussi les propos de Sébastien :

https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/emmanuel-macron-dessine-lecole-de-lapres-2022-1343150

"Pour le principal syndicat d’enseignants du primaire, le SNUipp-FSU, la « déréglementation » ainsi envisagée est une « provocation ». « C’est quoi cette histoire ? On a des rats dans les écoles, on n’a pas envie de devenir des rats de laboratoires », a vivement réagi le secrétaire départemental du syndicat d’enseignants SNUipp, Sébastien Fournier."

Sur Europe1, Sophie Venetitay, secrétaire générale du SNES FSU s’exprime :

https://mms.tveyes.com/mediaview/ ?U3RhdGlvbj04OTY1JlN0YXJ0RGF0ZVRpbWU9MDklMkYwMyUyRjIwMjElMjAxMiUzQTMzJTNBNTQmRW5kRGF0ZVRpbWU9MDklMkYwMyUyRjIwMjElMjAxMiUzQTQzJTNBNTQmUGxheVN0YXJ0PTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTIlM0EzNiUzQTI1JlBsYXlTdG9wPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTIlM0E0MSUzQTIzJlBhcnRuZXJJRD03MzEzJkV4cGlyYXRpb249MDklMkYwMyUyRjIwMjElMjAxNiUzQTExJTNBMjMmSGlnaGxpZ2h0UmVnZXg9Jk1vZEVkaXRvckVuYWJsZT10cnVlJk1vZEVkaXRvckRlc3RpbmF0aW9ucz00JnNpZ25hdHVyZT0zODMxNjI1ZWRlMTk1ODEyZTdiMWZkMTdiNWY3ZGQ3Ng==

Sur BFMTV, Caroline est passée redire l’avis de la FSU13 :

https://mms.tveyes.com/mediaview/ ?U3RhdGlvbj0xNjEzNSZTdGFydERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTIlM0EwOCUzQTA5JkVuZERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTIlM0ExOCUzQTA5JlBsYXlTdGFydD0wOSUyRjAzJTJGMjAyMSUyMDEyJTNBMTAlM0E0MCZQbGF5U3RvcD0wOSUyRjAzJTJGMjAyMSUyMDEyJTNBMTUlM0EzOSZQYXJ0bmVySUQ9NzMxMyZFeHBpcmF0aW9uPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTYlM0ExMSUzQTMwJkhpZ2hsaWdodFJlZ2V4PSZNb2RFZGl0b3JFbmFibGU9dHJ1ZSZNb2RFZGl0b3JEZXN0aW5hdGlvbnM9NCZzaWduYXR1cmU9NjI3OWFkYTYzOTIyMmJkMGRhYmM0OWZhM2VkMGUwNjE=

Sur Franceinfo, Guislaine David, co secrétaire générale et porte parole du SNUipp-FSU dénonce une véritable provocation :

https://mms.tveyes.com/mediaview/ ?U3RhdGlvbj0xNjEwNSZTdGFydERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMDglM0EwNiUzQTU2JkVuZERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMDglM0ExNiUzQTU2JlBsYXlTdGFydD0wOSUyRjAzJTJGMjAyMSUyMDA4JTNBMDklM0EyNyZQbGF5U3RvcD0wOSUyRjAzJTJGMjAyMSUyMDA4JTNBMTQlM0EyNiZQYXJ0bmVySUQ9NzMxMyZFeHBpcmF0aW9uPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTYlM0ExMyUzQTQyJkhpZ2hsaWdodFJlZ2V4PSZNb2RFZGl0b3JFbmFibGU9dHJ1ZSZNb2RFZGl0b3JEZXN0aW5hdGlvbnM9NCZzaWduYXR1cmU9Yjk2ZTcxNjM2Zjk3NzU2MDZjMWViYWMzMDc5MjhkZDk=

Sur Europe1 nous retrouvons Caroline aussi :

https://www.europe1.fr/politique/ecoles-laboratoire-le-projet-controverse-de-macron-pour-marseille-4064818

Sur FranceInfo, une analyse de Daïc Audouit (et extrait de parole de LFI et de la majorité) :

https://mms.tveyes.com/mediaview/ ?U3RhdGlvbj0xNjEzMCZTdGFydERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTElM0EyNyUzQTI5JkVuZERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTElM0EzNyUzQTI5JlBsYXlTdGFydD0wOSUyRjAzJTJGMjAyMSUyMDExJTNBMzAlM0EwMCZQbGF5U3RvcD0wOSUyRjAzJTJGMjAyMSUyMDExJTNBMzQlM0E1OSZQYXJ0bmVySUQ9NzMxMyZFeHBpcmF0aW9uPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTYlM0ExMSUzQTU4JkhpZ2hsaWdodFJlZ2V4PSZNb2RFZGl0b3JFbmFibGU9dHJ1ZSZNb2RFZGl0b3JEZXN0aW5hdGlvbnM9NCZzaWduYXR1cmU9ZjM2MzFkNWUzZTVjMzc1N2YzMzlkMjkxMTk3ZDE1Mzg=

Auprès de l’AFP, une déclaration plus complète de Sébastien :

https://fr.news.yahoo.com/marseille-pourquoi-libert%C3%A9-choix-enseignants-082119437.html ?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly9hcHAubWVsdHdhdGVyLmNvbS8&guce_referrer_sig=AQAAABggh5l_kUd2JiqXoF6HRfbDK8WezRczczpuid2bzxKwEhHIWITx8q0sDgkEEA1QYBWwxPG76WH261zKlC-BpCGONc-gJAPSNgsVEP9Kb2GoObwY2iw7NZt9FEJ0sk5YiXxjLAdhjWs1IfK47NW5qE8B2h78zfpvYE_K31UBwHYx

"C’est quoi cette histoire ? On a des rats dans les écoles, on n’a pas envie de devenir des rats de laboratoires", a aussi vivement réagi auprès de l’AFP le secrétaire départemental du syndicat d’enseignants Snuipp Sébastien Fournier. Très déçu par ces annonces, cet enseignant marseillais note :

"On nous annonce 200 policiers supplémentaires, mais aucun enseignant supplémentaire."

Pour le Café pédagogique, Guislaine réagit :

http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2021/09/03092021Article637662492148869796.aspx

"Ces annonces ont fait réagir le Snuipp Fsu, premier syndicat du premier degré. "E Macron est dans le contournement des règles", nous dit Guislaine David, co secrétaire générale du Snuipp Fsu. "S’il le fait à Marseille, il le fera ailleurs". Elle note qu’à aucun moment il n’a été question de cela dans les groupes de travail syndicats - ministère. "Il y a un passage en force". Pour elle ces mesures ne vont pas aider les écoles. "Ce dont les écoles ont besoin ce sont des équipes renforcées et c’est ce qui manque. Les collègues des Bouches du Rhône sont catastrophées. Elles attendaient des moyens supplémentaires"."

Sur France info, sur la base des propos de Caroline, une analyse du plateau de Marc Fauvel :

https://mms.tveyes.com/mediaview/ ?U3RhdGlvbj0xNjEzMCZTdGFydERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMDklM0ExOSUzQTA3JkVuZERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMDklM0EyOCUzQTA2JlBsYXlTdGFydD0wOSUyRjAzJTJGMjAyMSUyMDA5JTNBMjIlM0EwNyZQbGF5U3RvcD0wOSUyRjAzJTJGMjAyMSUyMDA5JTNBMjUlM0EwNiZQYXJ0bmVySUQ9NzMxMyZFeHBpcmF0aW9uPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTYlM0ExMiUzQTU2JkhpZ2hsaWdodFJlZ2V4PSZNb2RFZGl0b3JFbmFibGU9dHJ1ZSZNb2RFZGl0b3JEZXN0aW5hdGlvbnM9NCZzaWduYXR1cmU9Yjk4NjkzODYwNDc5M2NhNjQxNTQ3ZTc5NzcyMWJlYWI=

Sur france info, nous retrouvons les propos plus complets de Caroline :

https://mms.tveyes.com/mediaview/ ?U3RhdGlvbj0xNjEwNSZTdGFydERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDIlMkYyMDIxJTIwMjMlM0EzNyUzQTU0JkVuZERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDIlMkYyMDIxJTIwMjMlM0E0NyUzQTU0JlBsYXlTdGFydD0wOSUyRjAyJTJGMjAyMSUyMDIzJTNBNDAlM0EyNSZQbGF5U3RvcD0wOSUyRjAyJTJGMjAyMSUyMDIzJTNBNDUlM0EyMyZQYXJ0bmVySUQ9NzMxMyZFeHBpcmF0aW9uPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTclM0E0OCUzQTMwJkhpZ2hsaWdodFJlZ2V4PSZNb2RFZGl0b3JFbmFibGU9dHJ1ZSZNb2RFZGl0b3JEZXN0aW5hdGlvbnM9NCZzaWduYXR1cmU9MjY1OTUyZGY4ZDBiNjJhOTAwODhmN2JmMDZmOGZjNzc=

Sur Europe1, on continue de compléter les propos de Caroline :

https://mms.tveyes.com/mediaview/ ?U3RhdGlvbj04OTY1JlN0YXJ0RGF0ZVRpbWU9MDklMkYwMyUyRjIwMjElMjAwOCUzQTI5JTNBNTQmRW5kRGF0ZVRpbWU9MDklMkYwMyUyRjIwMjElMjAwOCUzQTM5JTNBNTQmUGxheVN0YXJ0PTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMDglM0EzMiUzQTI1JlBsYXlTdG9wPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMDglM0EzNyUzQTI0JlBhcnRuZXJJRD03MzEzJkV4cGlyYXRpb249MDklMkYwMyUyRjIwMjElMjAxNiUzQTEzJTNBMzMmSGlnaGxpZ2h0UmVnZXg9Jk1vZEVkaXRvckVuYWJsZT10cnVlJk1vZEVkaXRvckRlc3RpbmF0aW9ucz00JnNpZ25hdHVyZT03MDhhMmMzOGE3M2RhZTI3MTMzM2NkYWNhNTQ0MjU3YQ==

Sur France bleu, une intervention de Caroline, déjà en partie citée ci dessus, ici plus complète :

https://mms.tveyes.com/mediaview/ ?U3RhdGlvbj0xNjEwNSZTdGFydERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMDglM0EwNiUzQTU2JkVuZERhdGVUaW1lPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMDglM0ExNiUzQTU2JlBsYXlTdGFydD0wOSUyRjAzJTJGMjAyMSUyMDA4JTNBMDklM0EyNyZQbGF5U3RvcD0wOSUyRjAzJTJGMjAyMSUyMDA4JTNBMTQlM0EyNiZQYXJ0bmVySUQ9NzMxMyZFeHBpcmF0aW9uPTA5JTJGMDMlMkYyMDIxJTIwMTYlM0ExMyUzQTQyJkhpZ2hsaWdodFJlZ2V4PSZNb2RFZGl0b3JFbmFibGU9dHJ1ZSZNb2RFZGl0b3JEZXN0aW5hdGlvbnM9NCZzaWduYXR1cmU9Yjk2ZTcxNjM2Zjk3NzU2MDZjMWViYWMzMDc5MjhkZDk=

"Mais le syndicat enseignant FSU 13 n’est pas convaincu et parle même de "déception et de colère" chez nos confrères de franceinfo : "Nous sommes entre la déception et la colère. Déception car on attendait des moyens substantiels pour la rénovation des écoles, des moyens chiffrés qui ne sont pas venus. Et très en colère à cause des insinuations du président de la République qui semble penser que les enseignants dans les écoles des quartiers les plus difficiles de Marseille sont responsables des difficultés, puisque, selon lui, ils ne viendraient pas en classe. On aimerait bien savoir sur quels chiffres il s’appuie. Ce sont ces même enseignants qui pendant le confinement ont organisé l’aide alimentaire pour les familles de leurs élèves. Ils se démènent au quotidien. C’est insultant d’oser insinuer qu’ils seraient particulièrement absents".

Pour La Provence, Caroline intervenait déjà :

https://www.youtube.com/watch ?v=Y4CiFlVk8JM

Communiqué de presse FSU

Emmanuel Macron s’en prend aux services publics marseillais

En déplacement à Marseille, le président de la République devait notamment annoncer un "plan" pour rénover les écoles de Marseille dont le bâti est délabré, résultat de l’absence d’investissement public au cours des 20 dernières années. Mais, dans son discours, aucun montant, aucun calendrier de rénovation et aucune modalité de mise en œuvre n’ont été précisés. Au contraire, le Président de la République s’est livré à un exercice de dénigrement des agent-es du service public et a annoncé la mise en place de dispositifs qui feraient des écoles de Marseille un terrain d’expérimentation de la dérégulation de l’Éducation nationale.

Le recrutement des professeur-es des écoles par les directeurs et directrices d’école ouvrirait une brèche dans le fonctionnement du service public d’éducation : Emmanuel Macron cherche à substituer aux mutations régies par des règles connues de tous un recrutement sur profil, ouvrant la porte à l’opacité et au clientélisme. Les écoles marseillaises n’ont pas besoin d’un nouveau modèle managérial qui met à mal le service public d’éducation et dénature les relations entre les personnels, elles ont besoin de moyens pour fonctionner correctement et d’enseignant-es en nombre suffisant, reconnus et valorisés socialement !

Le président a aussi annoncé la création d’une société publique en charge de la réhabilitation des écoles les plus délabrées. Cette structure préfigure-t-elle une nouvelle forme de désengagement de l’État de ce dossier très sensible à Marseille ? N’est-ce pas le retour des projets de partenariats public/privé qui ont fait tant de mal aux écoles marseillaises ?

Sur sa lancée, Emmanuel Macron a également pointé l’absentéisme et les grèves des personnels de la ville de Marseille qui ne sont pourtant en rien responsables de la dégradation des locaux scolaires. En stigmatisant les personnels territoriaux, il tente de détourner l’attention et de reporter sur eux la responsabilité de l’Etat alors même que l’engagement des agent-es de la ville de Marseille a été salué par toutes et tous au plus fort de la crise sanitaire. Il a également mis en cause les enseignant-es, qui seraient absent-es des écoles difficiles. Pour la FSU ces propos sont insultants et portent atteinte à l’ensemble des agent-es publics.

En définitive, Emmanuel Macron instrumentalise la crise multiforme que connaît la ville de Marseille : il prend prétexte des fractures économiques, sociales et scolaires de la ville pour pousser des propositions néolibérales qui ne vont faire qu’aggraver la situation et qui ont déjà fait la preuve de leur inefficacité. Cette instrumentalisation est irresponsable et ne fait que jeter de l’huile sur le feu. Marseille n’est pas un terrain de jeu politique où un probable futur candidat à l’élection présidentielle peut venir tester les mesures régressives de son projet politique, qu’il entend bien étendre à tout le service public d’éducation, et plus largement à tous les services publics.

Les marseillais-es ont droit aux mêmes services publics que sur le reste du territoire. Des services publics confortés dans leurs missions et dotés des moyens nécessaires à leur bon fonctionnement. C’est une condition incontournable pour faire vivre et respecter les promesses républicaines indispensables pour assurer la cohésion sociale et défendre l’intérêt général.

La FSU exige que des moyens à la hauteur des enjeux soient débloqués pour garantir à tous les élèves un même droit à l’éducation et à tou-tes les usager-es un égal accès aux services publics, sur tout le territoire.

Aussi, elle invite les personnels à ne pas supporter le dénigrement de leur travail et à se mobiliser le 23 septembre, à l’appel de l’intersyndicale de l’éducation, et le 5 octobre à l’appel de l’intersyndicale interprofessionnelle pour l’emploi, les rémunérations et les conditions de travail.

Les Lilas, le 03 septembre 2021

 

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