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23 septembre : les raisons de la grève
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Rassemblement 13h30 devant la DSDEN à Charleville-Mézières
Appel à se mettre en grève le 23 septembre et à préparer la mobilisation interprofessionnelle / Brochure, Lettre aux parents et Enquête de participation
Pour un plan d’urgence dans l’éducation, pour les postes, les salaires, l’amélioration des conditions de travail.
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Brochure Grève du 23 09 21
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Tract FSU 23 septembre 2021
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Droit de grève PES
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Rassemblement 13h30 devant la DSDEN à Charleville-Mézières

Enquête de mobilisation

Merci de bien vouloir renseigner l’enquête de mobilisation :

https://mobilisation.snuipp.fr/08/greve-23-septembre-2021

23 septembre : les raisons de la grève

Défendre une direction et des équipes malmenées, sortir de l’impasse sanitaire, exiger une vraie revalorisation pour toutes et tous, tourner le dos à la politique éducative du ministre : les PE, PsyEN et AESH ont de nombreuses raisons d’être en grève le 23 septembre !

Défendre une direction et des équipes malmenées

La situation dramatique des écoles de Marseille est instrumentalisée pour, sous couvert d’expérimentation généralisable, dénaturer profondément le fonctionnement actuel de l’école publique. Malgré le rejet de la profession, le Président défend l’instauration d’un statut qui isolerait la direction de l’équipe enseignante.

Avec toujours plus de tâches administratives, des demandes incessantes de l’administration, dans un contexte sanitaire où les écoles ont tenu grâce à leur investissement et leur réactivité, les directrices et directeurs d’école sont particulièrement malmené·es. Loin de répondre aux véritables besoins, le ministère tente d’avancer à grands pas sur l’autorité hiérarchique depuis de nombreux mois.

Les cadres communs doivent être respectés : unité du Service public, égalité de traitement pour les personnels et les élèves...

Pour la direction d’école, il faut avancer : allègement des tâches recentrées sur l’animation et la coordination de l’équipe pédagogique, mise en place d’aides administratives et temps de décharges suffisant !

Sortir de l’impasse sanitaire

Alors que le variant Delta a changé la donne, les écoles ne sont pas équipées en capteurs de CO2, aucun masque chirurgical n’est distribué aux élèves et aux personnels... La rue de Grenelle fait reposer l’ensemble de ces efforts sur les collectivités et les familles, favorisant ainsi les inégalités. Par ailleurs, aucune campagne significative de dépistage n’est mise en place. Tout cela est géré sans anticipation et sans aucune prise en compte du réel avec un mépris total par un Ministre qui communique à la profession principalement via les médias et toujours dans l’urgence.

Un recrutement conséquent est nécessaire pour permettre un allègement des effectifs, des moyens pour le remplacement ou pour accompagner des difficultés d’apprentissage accentuées par un contexte sanitaire perturbateur.

Exiger une vraie revalorisation pour toutes et tous

Alors que les personnels tiennent l’école à bout de bras, les annonces salariales d’un Grenelle « historique », selon le Ministre, sont largement en dessous des attentes.

La seconde tranche de la prime d’attractivité ne concerne que 58 % des enseignants. Et encore le Ministère parle d’augmentation pour un montant de moins de 30 euros nets par mois pour les échelons 5 à 9. En euro constant, entre 2010 et 2021, avec l’inflation conjuguée au gel du point d’indice, c’est l’équivalent de deux mois de salaires qui ont été perdus par les enseignant·es.

Un plan pluriannuel de rattrapage et d’augmentation sans contrepartie est nécessaire !

Tourner le dos à la politique éducative du Ministre

Alors que régulièrement, les équipes sont confrontées à des difficultés dans la gestion de leur classe : gestion de la difficulté scolaire ou de comportement des élèves, aucune aide n’est proposée aux enseignants. Manque de personnel spécialisé de RASED, AESH, psychologue, infirmière, assistante sociale, absence de formation continue, ils se retrouvent seuls sans réel moyen. C’est une véritable équipe pluriprofessionnelle qu’il nous faut dans nos écoles pour ne pas se retrouver isolés dans certaines circonstances.

Par ailleurs, alors que le contexte aurait nécessité une forte prise en compte des inégalités scolaires, le ministre persiste à réduire l’enseignement à des prétendus fondamentaux, renonçant ainsi à une culture partagée émancipatrice pour toutes et tous.

Il promeut une école de l’individualisation, tout en mettant à mal le métier ; la liberté pédagogique est remise en cause et le contrôle des PE est renforcé par des évaluations normées imposées aux élèves, une inflation de guides et une refonte de la formation.

Pour une école ambitieuse pour toutes et tous, il est indispensable de partir des demandes et besoins du terrain pour tourner le dos à la politique éducative du Ministre.

Lettre aux parents

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Lettre aux parents Grève 23 septembre 2021

Le 20 août 2021,

Pour un plan d’urgence dans l’éducation, pour les postes, les salaires, l’amélioration des conditions de travail.

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Appel à se mobiliser dès la rentrée, à se mettre en grève le 23 septembre et à préparer la mobilisation interprofessionnelle

L’Ecole a été soumise à rude épreuve et les personnels ont terminé l’année dans un état de fatigue rarement atteint.

La rentrée 2021 est de nouveau marquée par le manque d’anticipation et la confusion de la politique suivie face à la poursuite de la crise sanitaire. Par ailleurs, alors que cette rentrée aurait nécessité la mise en place d’un plan d’urgence et la création massive de postes pour l’éducation dans un contexte qui a rendu plus compliquée la progression des apprentissages, le ministère poursuit une politique qui va à rebours des besoins du service public :

- refus de créer un collectif budgétaire pour la création de postes d’enseignant.es, de CPE, AED, AESH, de PsyEN, de RASED, de personnels administratifs, techniques, santé et sociaux dans les écoles, les établissements et les services pour répondre aux besoins et annuler les suppressions de postes notamment dans le 2d degré où le déploiement d’heures supplémentaires est une réponse inadaptée

- publication de la circulaire de rentrée sans qu’aucune concertation préalable n’ait été organisée. De plus, son contenu relève davantage de la promotion de la politique ministérielle.

Encore une fois, le ministre est dans le déni de réalité en refusant de prendre les mesures nécessaires. Cette absence d’anticipation et de prise de décisions est irresponsable au regard des enjeux de gestion et de sortie de crise.

Les annonces du Grenelle ont confirmé qu’il n’y aurait pas de loi de programmation pluriannuelle. Un renoncement de plus qui ne répond pas aux attentes salariales des personnels et en exclut la majorité. Au-delà de la deuxième tranche de la prime d’attractivité, très insuffisante pour rattraper les retards, il est bien difficile de voir de quelconques perspectives de revalorisation pour les années à venir. Il est urgent d’augmenter les salaires de tous les personnels.

Nos organisations dénoncent l’ensemble de ces mesures qui tournent le dos à la priorité à l’éducation et cherchent à transformer en profondeur les métiers dans le sens de contraintes supplémentaires sur les personnels : projet de création d’un emploi fonctionnel de directeur d’école et de hiérarchies intermédiaires, pilotage par l’évaluation. Nous ne pouvons accepter de tels reculs.

Nos organisations refusent la généralisation du contrôle continu et demandent le rétablissement du baccalauréat national pour la session 2022, avec des épreuves nationales, terminales et anonymes.

Nos organisations appellent la profession à se mobiliser dès la prérentrée afin d’exiger un plan d’urgence pour le service public d’Education. Notre Ecole ne peut fonctionner sans moyens supplémentaires et sans personnels revalorisés et reconnus dans leurs expertises professionnelles.

Elles appellent les personnels à se réunir dès les premiers jours de la rentrée, y compris avec les parents d’élèves, pour lister les revendications et organiser les mobilisations nécessaires. Nos organisations soutiendront toutes ces actions qui doivent permettre de préparer une action nationale d’ampleur. Elles appellent les personnels à la grève le 23 septembre. Elles appelleront à poursuivre ces actions, en particulier dans le cadre d’une mobilisation interprofessionnelle.

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Appel Action 23 septembre
 

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