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Grenelle et salaires Alors que l’agenda social Grenelle continue ses travaux, le SNUipp-FSU fait un point d’étape du groupe de travail "personnalisation". Le compte n’y est toujours pas sur les rémunérations et pour les questions de mobilité.

Rémunérations : enveloppe contrainte à répartir selon les scénarios

Malgré une enveloppe annoncée de 400 millions d’euros, le Ministère a dans un premier temps présenté trois scénarios possibles puis deux autres d’augmentation des enseignantes et enseignants pour un montant de seulement 245 millions d’euros.

Le ministère ne prévoit pas d’augmenter la prime d’équipement informatique, le reste de l’enveloppe devrait concerner les personnels administratifs, de santé ou sociaux.

La revalorisation des enseignant·es (titulaires comme contractuel·les) ne se fera que via la seule prime d’attractivité et, selon le scénario retenu, ne touchera que les personnels des échelons 2 à 9 au mieux.

Si le ratio « pro/pro » d’accès à la hors classe est déjà passé à 18% en 2021 augmentant ainsi les possibilités de dérouler une carrière sur deux grades, les changements envisagés pour l’accès à la classe exceptionnelle ne permettront ni d’augmenter le nombre de promotion. Il est envisagé d’élargir les fonctions relevant du vivier 1 : enseignant·es en pénitentiaire, conseiller-ères en formation continue et enseignant·es en CLA. Au final cela concernera très peu de personnels...

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Rémunérations : Enveloppe contrainte à répartir selon les scénarios

Pour le SNUipp-FSU, le compte n’y est pas. Certes, les revenus des collègues concerné·es pourraient augmenter mensuellement de 14,25 à 163 euros selon le scénario retenu mais de l’aveu même du ministère, entre 57% et 42 % des collègues ne seront pas concerné·es.

Quel que soit le scénario, le Ministère continue de creuser d’un côté le fossé avec l’entrée dans le métier et de lisser un peu plus les carrières de l’autre (dans le scénario 1, l’écart entre l’échelon 2 et l’échelon 8 ne seraient plus que de 262 € au lieu de 432€ auparavant).

En l’absence d’une revalorisation de la valeur du point d’indice, gelé depuis 2010, cette plus faible progression salariale en début de carrière serait totalement « grignotée » au fil du temps par l’inflation.

Suite à l’intervention du SNUipp-FSU pour dénoncer qu’une fois de plus les stagiaires sont oubliés, le ministère a annoncé une prime d’attractivité spécifique pour certains stagiaires mais pas pour tous et toutes. Les conditions d’entrée dans le métier ne seraient-elles pas les mêmes pour toutes et tous ?

Le SNUipp-FSU défend la revalorisation de tous les personnels mais pour cela, il faudrait dégager une vraie enveloppe budgétaire, ambitieuse, un plan de programmation sur plusieurs années : à la hauteur de l’investissement de celles et ceux qui tiennent l’école.

Mobilité : mesurette cache misère

Face aux difficultés des enseignant-es d’obtenir un temps partiel sur autorisation, de changer de département, de concilier vie professionnelle et vie personnelle, la rue de Grenelle propose quelques mesurettes :

- développement de cellule de Mobilités dans chaque académie aux missions floues

- améliorer le reclassement des personnels ayant eu une carrière dans le secteur privé

- améliorer le détachement (aucune mesure concrète proposée pour le moment)

- expérimentation d’un stage d’observation et de pratique accompagnée dans un établissement européen de quelques jours, uniquement pour les étudiants en master MEEF

Le point le plus sensible parmi ces annonces serait la possibilité de contourner le mouvement interdépartemental par la mise en place d’un mouvement spécifique national.

Ce mouvement, hors barème et sur profilage, concernerait des postes requérant des « compétences particulières ou une aptitude à exercer dans un contexte particulier : ruralité, isolement géographique, enseignement particulier... ».

Ce mouvement permettrait de changer temporairement de département. Une titularisation dans ce nouveau département serait envisageable à l’issue d’une durée de trois ans sur ce poste.

Ces propositions ne répondent absolument pas aux besoins des personnels. Alors que le taux de satisfaction aux permutations est en chute presque constante depuis dix ans, le ministère ne fait pas le choix de prendre à bras le corps ce problème : créer un mouvement interdépartemental "bis" pour quelques postes sera loin de répondre aux attentes et créera de nouvelles inégalités et frustrations liées au profilage.

Le Ministère reste fidèle à sa ligne de conduite : beaucoup de communication, des silences et très peu d’avancées concrètes. C’est pourtant d’un vrai plan d’urgence dont l’école a besoin. Il est plus qu’urgent de l’entendre.

 

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