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Grève féministe du 8 mars 2021 : poursuivons la lutte !
Etre avec les femmes du monde entier pour « refuser toutes et tous ensemble de payer le prix de la crise pandémique avec notre travail, notre salaire, notre corps ». Autant de sujets portés par un large collectif associatif et syndical dont la FSU, appelant à des mobilisations en ce 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
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C’est dans la continuité des grandes marches de l’an dernier, qu’un appel large à se mobiliser le 8 mars a été lancé par plusieurs dizaines d’organisations. Cette mobilisation prend une acuité particulière dans le cadre de la pandémie car partout « les confinements ont mis en lumière que les femmes sont indispensables au fonctionnement de la société et invisibilisées en permanence ».

Un des objectifs sera de revendiquer l’égalité au travail car « les femmes subissent particulièrement la précarité, les temps partiels, les petits boulots précaires » et que l’écart de rémunération persiste « à 25 % entre les femmes et les hommes ».

Plus d’un an après #Metoo et en plein débat sur l’âge du consentement et l’inceste ce sera aussi l’occasion de continuer à exiger des changements au moment où les femmes s’affranchissent « du silence pesant sur les violences sexistes et sexuelles », indique le collectif.

C’est parce que « les inégalités sociales et les violences font partie d’un même système », conclut l’appel, que « comme les femmes de par le monde, nous serons dans la rue à manifester et revendiquer, car sans les femmes, le monde s’arrête ! »

Nous serons dans la rue pour réclamer la revalorisation des métiers à prédominance féminine et de réelles hausses de salaires !

Nous serons dans la rue pour nous élever contre notre exploitation, pour l’égalité salariale femmes hommes et revendiquer un réel partage des tâches domestiques !

Nous serons dans la rue pour réclamer des logements décents et accessibles à toutes et tous, des services publics accessibles à toutes sur l’ensemble du territoire.

Nous serons dans la rue pour réclamer un milliard pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, pour obtenir une ratification ambitieuse de la convention de l’Organisation Internationale du Travail contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail.

Nous serons dans la rue pour dénoncer les discriminations, de genre, de classe, de race, et lesbo,-bi- transphobes cumulées par certaines.

Nous serons dans la rue pour lutter contre la violence sexuelle, raciste et institutionnelle faite aux femmes migrantes, contre leur exploitation, pour réclamer la liberté de mouvement à travers les frontières et un permis de séjour illimité et sans conditions !

Nous serons dans la rue pour que l’accès à l’avortement soit possible partout et même pendant le confinement, pour que le délai légal soit étendu au-delà de 12 semaines.

Nous serons en grève ce 8 mars, comme les femmes de par le monde, nous serons dans la rue à manifester et revendiquer, car sans les femmes, le monde s’arrête !

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Vu le contexte particulier de cette mobilisation, vous trouverez ci-dessous une proposition de courrier aux parents pour la journée d’action du 8 mars (pour laquelle un préavis de grève a été déposé) :

Chers parents,

Ce lundi 8 mars, journée de lutte pour les droits des femmes, comme de nombreuses femmes en France et ailleurs dans le monde, nous serons en grève pour refuser de payer le prix de la crise sanitaire, économique et sociale que nous traversons toutes et tous mais qui touche davantage encore les femmes.

La crise sanitaire et les confinements successifs ont mis en lumière le rôle majeur des femmes dans la société, alors qu’elles sont constamment invisibilisées et davantage victimes de violences au travail et dans la société que les hommes. Les femmes sont majoritaires dans les métiers du soin, de la santé, de l’éducation, du commerce … mais elles sont souvent sous-payées et mal reconnues. Alors que les salaires des femmes restent inférieurs de 25% à ceux des hommes, les promesses de revalorisation des métiers ne sont toujours pas réalisées et un certain nombre de salarié-es n’ont même pas vu la couleur des primes COVID.

Parce que les remerciements et les applaudissements ne suffisent plus, lundi 8 mars, nous serons en grève pour revendiquer l’égalité professionnelle et salariale femmes/hommes, la revalorisation des métiers à prédominance féminine, la fin de la précarité et les moyens de lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes.

Nous comptons sur votre compréhension et votre soutien.

 

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