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Covid : Précisions sur les masques Le 20 octobre 2020, s’est tenue au ministère de l’éducation nationale une réunion visant à faire le point sur la situation sanitaire.
Le directeur de cabinet a présenté le point de situation (au 16 octobre) diffusé par le ministère faisant état de 27 structures scolaires fermées (22 écoles, 3 collèges et 2 lycées) et de 293 classes arrêtées. Sur les 7 derniers jours, 8223 élèves et 2063 personnels ont été confirmés positifs. Il a fait état d’une situation qui s’accélérait avec plus de 2000 cas de Covid confirmés dans les dernières 24 h (1713 élèves et 440 personnels).

Lire : Masques : de nouveaux risques ?

A la suite des interventions des organisations syndicales, il a tenu à préciser que l’essentiel des contaminations dans le milieu scolaire aurait des origines extérieures et affirmer mesurer l’engagement et l’état de fatigue des personnels. Comme le signalait déjà la ministre de la transformation et de la fonction publiques, le gouvernement tirera les conséquences de l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant les cas vulnérables et « précisera le cadre qui s’applique ». L’objectif est de revenir au régime précédent (liste des 11 pathologies dans le décret du 5 mai) sauf pour les proches vulnérables. Les décisions devraient être rendues publiques en fin de semaine.

Le ministère repassera les consignes de respect des gestes barrière dans les réunions déconcentrées et sur la diffusion rapide des informations internes. Il signale qu’une éventuelle application de la phase 1 du plan de continuité pédagogique doit pouvoir être anticipée et ne pas être décrétée du jour au lendemain.

A propos des masques DIM, la secrétaire générale a rappelé qu’il s’agissait d’une commande de l’état dans une logique de production de masques réutilisables et de constitution du stock stratégique. Les deux zéolithes utilisées sont des « produits non interdits mais en cours de ré-autorisation ». Le gouvernement a commandé une expertise à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Les résultats devraient être disponibles début de semaine prochaine. C’est pourquoi, dans l’attente, le ministère demande aux académies de retirer les masques par précaution, de recommander de ne plus les porter et de distribuer des masques issus de leurs stocks à la rentrée. Des masques chirurgicaux seront distribués aux personnels vulnérables et masques tissus sans traitement biocide seront mis à disposition des autres personnels d’ici la rentrée.

A propos du traçage, le ministère rappelle que les directeurs n’ont pas à prendre les responsabilités de l’ARS ou des CPAM. Ils ne sont chargés que la transmission des décisions prises. Le ministère admet que cette tâche est lourde et que les directrices et directeurs suppléent ainsi à ces organismes qui « n’arrivent pas, les directeurs et directrices doivent pouvoir bénéficier de l’appui des IEN et des DDEN ». Sans commentaire.

La FSU est intervenue pour alerter solennellement sur l’état d’épuisement de la profession et qu’aux risques sanitaires directement liés à la COVID, s’ajoutent désormais de manière évidente la croissance de risques psychosociaux et leurs conséquences sur la santé des agents. Nous sommes revenus dans le détail sur les éléments des enquêtes Covid du SNUipp-FSU et du SNES-FSU. L’Engagement des collègues est immense pour maintenir l’école dans des conditions de protection satisfaisante. Nous avons interrogé sur une possible mise en œuvre de la phase 1 du plan de continuité pédagogique dans les zones les plus contaminées et la nécessité dans cette hypothèse de donner aux équipes le temps et les moyens suffisants.

Nous sommes revenus à la charge concernant les masques, en appelant à la responsabilité du ministère (voir plus haut). La FSU a redit son opposition au jour de carence et demandé à minima sa suspension dans la mesure ou l’état d’urgence sanitaire est à nouveau proclamé. Elle a également redemandé le retour intégral au décret du 5 mai concernant les agent.es vulnérables. Elle a averti à propos de certaines situations de non mise en œuvre des gestes barrière et des règles sanitaires en demi-pension et des conditions d’aération des salles notamment avec la venue du froid.

Toutes les organisations ont fait part du sentiment des collègues que les règles communes ne s’appliquaient pas à éducation nationale, ajoutant ainsi de la défiance là où la clarté et la cohérence seraient de mise.

 

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