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La reprise au fil des jours Des problèmes dans l’application du protocole sanitaire en baisse mais toujours présents, des difficultés à faire revenir les élèves les plus fragiles, une relation pédagogique compliquée : les premiers résultats de l’enquête du SNUipp-FSU sur la réouverture des écoles brossent un tableau contrasté de la reprise.
Un peu plus de 4 000 enseignantes et enseignants des écoles ont répondu au deuxième volet de l’enquête lancée par le SNUipp-FSU sur les conditions concrètes du retour en classe. D’après leurs réponses, un quart des élèves seraient aujourd’hui accueillis, avec de fortes différences entre les écoles rurales (31,87% des élèves revenus) et les écoles des quartiers populaires qui n’ont vu revenir que 16,48% d’enfants.

Pour les chiffres dans les Ardennes, lire le CR du CTSD du 26 mai 2020.

Par ailleurs, les raisons sociales avancées par le gouvernement pour accélérer le retour des élèves « en fragilité ou en difficultés » semblent se heurter à une grande frilosité des familles. Les personnels enseignants indiquent que 81% des élèves de leurs propres classes se trouvant dans cette situation ne sont pas revenus, un taux qui grimpe à 86% dans les quartiers populaires.

Les aspects sanitaires

Le virus circule toujours, avec des suspicions d’infection constatées dans 16% des écoles. Les difficultés recensées quant à l’application du protocole sanitaire sont en baisse par rapport à la première enquête et sont désormais signalées dans moins de 6% des écoles ; un peu plus en milieu urbain (8%) qu’en milieu rural (4%). La désinfection des locaux est jugée insuffisante dans 14% des établissements et des difficultés d’approvisionnement en masques sont signalées dans 10% des écoles. Enfin, si dans six écoles sur 10 la distribution des masques est prévue régulièrement, les modalités d’approvisionnement demeurent inconnues des personnels dans les autres.

Une école de l’entre-deux

Moins de 8% des PE n’ont pas repris le chemin des classes, soit parce que considérés comme personnels à risque, soit pour pouvoir assurer la garde de leurs propres enfants. Pour les autres, un quart d’entre eux consacrent l’intégralité de leur activité à l’accueil des élèves en présentiel, tandis que 67% partagent ce temps avec la poursuite d’un suivi à distance pour les élèves restés chez eux.

Dans cette école « intermédiaire », ou de l’entre-deux, la relation pédagogique ordinaire est bousculée. 30% des répondants à l’enquête la jugent insatisfaisante et 24% ont le sentiment de « faire de la garderie plutôt que la classe ». 35% considèrent que le respect de la distanciation entre enfants est impossible et au final, 51% pensent que l’organisation actuelle n’est pas tenable jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Il va donc s’agir de trouver des aménagements à cette école intermédiaire, en respectant les indispensables précautions sanitaires et en laissant une entière liberté aux équipes pour les mettre en œuvre.

 

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