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Du répit pour la carte scolaire ? Pas de fermetures de classes dans le rural, révision de l’équilibre ouvertures-fermetures en milieu urbain et report des décisions dans les départements : le ministre a pris en compte le vent de colère qui commençait à souffler un peu partout en France.

Aucune fermeture de classe en milieu rural sans l’accord du maire. La mesure, annoncée par le ministre de l’Éducation nationale à l’occasion d’un journal télévisé, prolongerait celle prise en 2019 de ne fermer aucune école rurale sans ce même accord.

La rue de Grenelle se serait également engagée à être en mesure de décider moins de fermetures, ayant obtenu une « enveloppe » de postes supplémentaires pour prendre en compte le caractère exceptionnel de la situation. Et de pouvoir ainsi revoir l’équilibre ouvertures-fermetures en milieu urbain.

Dans une période où les réunions en présentiel sont interdites, où les maires et les conseils municipaux n’ont pas tous été élus, où le pays vit au ralenti, où enseignantes et enseignants sont mobilisés pour assurer une activité scolaire et un lien avec les familles et les enfants, il était incompréhensible que les cartes scolaires se tiennent comme si de rien n’était.

Opérations de carte scolaire reportées et précisions attendues

Le SNUipp-FSU avait interpelé le ministre à ce sujet. Les actions locales et nationales de la FSU, tout comme les initiatives intersyndicales, ont sans aucun doute pesé dans ces annonces et plusieurs DASEN annonçaient déjà le report des instances. Le ministère semble devoir se résoudre à décaler leur tenue.

Pour autant, ces promesses télévisuelles ne peuvent suffire à rassurer une profession actuellement engagée dans le maintien du lien avec les élèves et pour l’accueil des enfants des personnels soignants. De nombreuses questions, des craintes, restent en suspens.

Quel sera le volume de cette enveloppe de nouveaux postes ?

Sera-t-elle effective, ou s’agira-t-il juste de redéployer les moyens autrement ? Avec des fermetures de postes hors la classe (remplacement, RASED, CPC…), par exemple, ou une non mise en œuvre des dédoublements prévus. Enfin le SNUipp-FSU a demandé une définition précise pour la notion d’école rurale et n’a pas, pour l’heure, obtenu de réponse.

La crise épidémique confirme, s’il en était besoin, l’utilité des services publics, dont celui de l’éducation. Pour la rentrée, le SNUipp-FSU réclame un moratoire sur toutes les opérations de carte scolaire, lesquelles doivent être limitées aux ouvertures de classes là où elles sont nécessaires. Il demande aussi une dotation permettant d’alléger les effectifs, de développer les RASED et les maîtres supplémentaires. Cela dans toutes les écoles, afin de reconstruire ce que cette crise sanitaire aura chamboulé et peut-être enfin s’attaquer franchement aux inégalités.

Par ailleurs, le syndicat continue de réclamer la protection optimale de tous les personnels qui accueillent les enfants des équipes soignantes avec la fourniture de masques et l’arrêt de toutes les opérations administratives nécessitant des échanges en présentiel (notamment Affelnet).

 

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