www.snuipp.fr

Section SNUipp-FSU des Ardennes


Vous êtes actuellement : Actualités 

Ya plus d’sous ! Mais il est où l’pognon ? ... par les fenêtres... et hop dans les poches des actionnaires des banques et des assurances ! Et pas que ! C’est pas nous qu’on l’dit, c’est la CeFeDeTE (de cette branche) !
Lisez et abonnez-vous à Alternatives économiques !

On reproduit des extraits de l’article.

No comment ! Ou presque. Rappel : les cotisations sociales, c’est, entre autres, l’argent des retraites, des hôpitaux...

Banques : les milliards perdus du pacte de responsabilité

JUSTIN DELÉPINE 07/10/2019 ALTERNATIVES ECONOMIQUES N°394

Une étude évalue, dans le secteur bancaire et de l’assurance, les mesures mises en place pour réduire le coût du travail. Le résultat est positif pour les actionnaires et négatif pour l’emploi.

[...]

L’étude, menée par trois cabinets d’expertise auprès des représentants du personnel, a comptabilisé les économies réalisées par les entreprises grâce aux mesures du pacte de responsabilité mis en place lors du quinquennat de François Hollande et visant à réduire le coût du travail pour mieux créer de l’emploi. Sont notamment pris en compte le CICE, les différents allègements et suppressions de cotisations sur la masse salariale, ou encore les réductions du taux d’impôt sur les sociétés (IS). Le secteur bancaire a ainsi économisé 9,7 milliards d’euros sur la période 2014-2018 et le secteur de l’assurance 3,8 milliards. Ces montants sont conséquents puisqu’ils représentent une baisse de 10,6 % du coût de la masse salariale pour les banques et de 12,6 % pour les assureurs.

[...]

Autre point noir, les contreparties en matière d’embauche ne portent que sur un nombre de recrutements à atteindre, mais pas sur une augmentation de l’emploi. Or, dans les faits, malgré cette manne fiscale, l’emploi a reculé dans le secteur bancaire de plus de 8 000 salariés en à peine trois ans.

Gros dividendes

Mais où est donc passé l’argent du pacte de responsabilité ? Le syndicat pointe l’augmentation des dividendes versés par les principaux groupes bancaires (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et Natixis). Entre 2013 et 2018, ils ont plus que doublé, passant au total de 3,6 à 8,9 milliards d’euros.

L’étude fait également le point sur les allègements fiscaux à venir avec la transformation du CICE en baisse de cotisations pérennes et la diminution du taux d’imposition sur les sociétés. Deux promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Au total, de 2019 à 2022, ces mesures devraient représenter une économie de 9,6 milliards d’euros pour le secteur bancaire et de 7,2 milliards pour l’assurance.

En l’espace d’une petite décennie, cette politique de réduction de coût du travail devrait représenter un manque à gagner pour les finances publiques de plusieurs dizaines de milliards d’euros pour les seuls secteurs de la banque et de l’assurance. La CFDT appelle l’Etat à s’interroger sur « la question des allègements de charges sans contreparties demandées, au moment où [la puissance publique] recherche des revenus budgétaires supplémentaires ».

Ben nous, tout pareil !

ALTERNATIVES ECONOMIQUES N°394 - 10/2019

 

*Top
©Copyright 2006 - Section SNUipp-FSU des Ardennes, tous droits réservés. Mentions légales