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LPC (Livret Personnalisé de Compétences) des bougés mais le SNUipp continue !

Le LPC est entré en vigueur à la rentrée 2010.

Alors que les enseignants des écoles travaillent par compétences depuis plus de 20 ans et utilisent des livrets scolaires élaborés le plus souvent en équipe, ce nouvel outil, mis en place sans concertation réelle, est un nouveau « pavé dans la mare » qui constitue une nouvelle charge de travail importante .

En quoi est-il utile aux enseignants pour faire réussir leurs élèves, pertinent pour dialoguer avec les familles ?

Ce document désarçonne les enseignants pour qui cocher des cases ne correspond pas à une vision d’un métier de conception. Programmes, socle, évaluations nationales, LPC sont autant d’éléments dont la cohérence interroge.

Le ministère, a informé le SNUipp que le passage au livret numérique, annoncé pour la rentrée 2011, était finalement retardé.

Des expérimentations ont eu lieu dans quelques départements : le bilan n’est pas connu à ce jour.

Un logiciel, réalisé par le CNDP, Cerise prim est actuellement expérimenté. Outil numérique qui permet de renseigner les résultats des élèves aux évaluations de l’enseignant, il indique également le lien entre ces évaluations et les compétences évaluées dans le cadre du socle. A terme, il pourrait être utilisé pour la mise en œuvre du LPC, regroupant évaluations et LPC dans un outil unique.

Les diverses autorités institutionnelles, du ministère aux inspections pédagogiques régionales, envoient des messages parfois contradictoires... Dans telle circonscription on revisite le livret (Cliquer ici pour un exemple de version numérique) et on l’aménage, dans telle autre on travaille sur une version qui permet de faire le lien entre programmes et socle…

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Livret 92
Lien entre programmes et socle

Dans ces conditions, le SNUipp-FSU demande l’abandon de ce livret. En juin, le SNUipp-FSU a appelé les équipes enseignantes à ne pas le remplir. Il a demandé l’ouverture de discussions pour des outils d’évaluation et d’information aux familles utiles à la réussite des élèves.

L’accompagnement est insuffisant (malgré les efforts des CPC). L’aspect chronophage est souligné.

Dans le premier degré, même si c’est le conseil de cycle qui valide, on n’est pas dans la même difficulté qu’au collège : l’enseignant polyvalent a beaucoup moins de difficultés à renseigner le livret, les aspects interdisciplinaires étant plus faciles à traduire. Néanmoins, le côté binaire « acquis/non acquis » est, pour beaucoup de compétences, de l’ordre du subjectif... de l’enseignant... Les outils proposés par le MEN (grilles de référentiel) déclinent certes la validation d’items, mais des points mériteraient éclaircissement comme « dire de mémoire quelques textes en prose ou poèmes courts » Et puis à partir de quels items, de combien, on valide une compétence ; que faire si certains domaines n’ont aucun item validé ? Tous les items ne sont pas de même nature, de même difficulté, de même valeur !

Et le livret numérique ? Questions éthiques

D’une manière précise, sur le livret électronique : Comme pour l’ensemble des fichiers, l’attention doit être portée à la numérisation de données et aux liens entre fichiers, à l’utilisation faite de données concernant la scolarité des élèves. Cette question relève des « Droits et liberté » et est traitée avec beaucoup de sérieux par la commission du SNUipp sur les fichiers...

Ne pas confondre LPC et livret expérimental de compétences

Parallèlement à la mise en place du LPC se développe de façon expérimentale, dans les établissements d’enseignement volontaires, le « Livret de compétences expérimental de compétences ». Il globalise LPC, diplômes et certificats, enregistre les compétences, aptitudes et acquis, dans le champ de l’éducation formelle et informelle, ainsi que les engagements dans les activités associatives, sportives ou culturelles. Le Gouvernement remet au Parlement, au plus tard le 30 septembre 2012, un rapport d’évaluation de la présente expérimentation. »

Philippe Meirieu : "L’obsession de compétences nous fait faire fausse route. Elle relève du "productivisme scolaire", réduit la transmission à une transaction et oublie que tout apprentissage est une histoire... [...]

Que peut bien signifier alors "l’élève a 60 % des compétences requises" ? La notion de compétence renvoie tantôt à des savoirs techniques reproductibles, tantôt à des capacités invérifiables dont personne ne cherche à savoir comment elles se forment. Ces référentiels atomisent la notion même de culture et font perdre de vue la formation à la capacité de penser. A l’heure actuelle, [...] le clivage politique, quant à lui, se situe entre ceux qui chargent l’école de transmettre une somme de savoirs techniques garantissant à terme l’employabilité du sujet, et ceux pour qui l’école a une vocation culturelle qui dépasse la somme des compétences techniques qu’elle permet d’acquérir. C’est là une question de société qui appelle un véritable débat démocratique."

LPC idiot

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Diaporama contre le livret de compétences
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Compétences contre savoir, Hirtt, Le monde Diplomatique, Octobre 2010
Word - 44 ko
Contre-argumentaire LPC
 

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