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Education civique : campagne électorale ? Le report des opérations de carte scolaire à la fin mars, après les élections cantonales pour "laisser les opérations de rentrée dans les écoles (fermetures de classes, suppressions de postes…) se dérouler dans la sérénité…" nous interroge sur la notion même de démocratie et de campagne électorale....

Cette initiative n’est pas la première du genre puisque nous avons vécu un épisode semblable en 2007. Est-ce une raison pour entériner ? Alors à quoi sert une campagne électorale ?

N’est-elle pas un moment de débat où l’Électeur devrait pouvoir collecter tous les éléments d’information relatifs à l’élection. N’est-elle pas un moment où les élus, et les représentants des partis politiques, dont l’existence et le rôle sont inscrits dans la constitution doivent proposer mais aussi rendre compte du travail accompli ?

Dans quelle démocratie sommes-nous, où un candidat, se présentant sous une étiquette politique, avec le soutien d’un parti ou d’un mouvement politique, n’aurait rien à dire des actions concrètes ou des propositions de ce parti ou de ce mouvement ?

"Mais, nous dit-on, ce ne sont pas les conseillers généraux qui fixent la carte scolaire ! Laissons-les siéger en paix sans les encombrer de cet enjeu qui les dépasse !" Soit, ils ne font pas la carte scolaire, mais n’ont ils rien à dire, ou à faire, pour faire face, accompagner, s’adapter ? Les collèges, qui dépendent du conseil général, ne devront-ils pas subir la saignée, les écoles primaires qui irriguent les cantons sont-elles absentes des préoccupations de ces élus locaux que sont les conseillers généraux ? Si cela était ainsi, qu’on ose le dire à haute voix !

Rien n’oblige un candidat à assumer la politique du gouvernement et ses conséquences. Encore faut-il qu’il s’en défende et défende ses électeurs.

Enfin, que l’administration de l’éducation nationale se prête à ces opérations politiciennes en dit long sur les priorités de nos cadres supérieurs. Nous ne cessons de relever la déliquescence des valeurs démocratiques dans la gestion de notre ministère ; on voit par cet exemple qu’il ne s’agit pas d’accidents mais d’une faiblesse intellectuelle, d’une résignation à la prééminence des ordres du pouvoir sur les principes auquel il est sensé travailler.

 

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