www.snuipp.fr

Section SNUipp-FSU des Ardennes


Vous êtes actuellement : Actualités 

La com’ au service du pouvoir : Haro sur le remplacement ! Edifiant... et révélateur ... une nouvelle attaque "en règle" contre les remplaçants et plus largement les enseignants.

Le moins qu’on puisse dire c’est que le Ministère de l’Education nationale est tout sauf imprévisible.Il supprime des postes. Il crée les dégradations.Il constate les effets et les impute aux personnels. Pour gérer les dégradations qu’il a lui -même crée, il fait des propositions.

Ci dessous des extraits d’un article du Monde publié ce jour. "Cette époque de l’année, on entre dans une zone de turbulences : ce sont environ 10 000 classes de primaire et de maternelle qui se retrouvent sans enseignants. Absents pour cause d’arrêt maladie. C’est tous les ans le même scénario, grippe A ou pas.

Chaque année, dans le premier degré, 45 % des enseignants ont au moins un arrêt maladie, et 8,3 % en ont plus de trois. Chaque arrêt ayant une durée moyenne de 6,2 jours, ce sont près de 2 millions de jours d’école sans "le maître" ou "la maîtresse". Lorsqu’on inclut les congés maternité ou de formation, on arrive à une absence moyenne de 11,1 jours par enseignant et par an. Comme il est difficile de laisser une classe sans maître, il faut remplacer.

Un rapport confidentiel commandé par le ministère de l’éducation à un cabinet d’audit - que Le Monde s’est procuré - pointe, outre cet absentéisme, deux fois plus élevé que dans le privé, les nombreux dysfonctionnements du système de remplacement. Preuve manifeste que les conditions de travail se sont largement dégradées.

Première anomalie : les remplaçants sont plus souvent absents que les enseignants titulaires. Près de 17,4 jours par an en moyenne. "Il y a beaucoup de "bras cassés". Ils ne sont pas totalement indisponibles, mais ils sont souvent refusés par les directeurs d’école ou bien se mettent en maladie dès qu’ils n’ont pas l’affectation souhaitée", note un inspecteur d’académie interrogé dans le cadre de cet audit. " (sic !)

Bien évidemment notons que cet IA, fort courageux, reste anonyme...

"Ce rapport avait été commandé par le précédent ministre de l’éducation, Xavier Darcos, en vue d’une réforme des remplacements. Luc Chatel a lancé une mission sur le sujet et devrait annoncer une réorganisation au début de l’année 2010.

S’il rejette l’idée d’une "agence nationale" lancée par son prédécesseur, il pourrait offrir des outils de gestion aux académies, voire autoriser un élargissement des zones de remplacement. "Le Vélib’ va bien au-delà du périph, non ?", lance-t-on en guise de boutade dans l’entourage du ministre.

En attendant, les académies bricolent, essayant de concilier l’intérêt des enfants et celui des parents mécontents. "En période de pic, on a une gestion politique du dossier. On gère en priorité les écoles où les élus et les parents sont remuants. Une fois la crise passée, on démonte le cirque et on replante le chapiteau ailleurs", explique un autre responsable académique dans ce rapport d’audit qui avait été dévoilé par RTL, en juin.

L’affaire se complique quand on sait que le groupe formé par les remplaçants sert de point de chute pour accueillir les enseignants en difficulté. (re sic !!) "Le potentiel de remplaçants, c’est une marge de gestion pour du personnel fragile en difficulté. C’est une soupape pour éviter des situations critiques devant les classes", a confié un inspecteur au cabinet d’audit.

Cette situation s’explique par l’absence de propositions de reconversions faites aux enseignants qui ne peuvent plus faire face à une classe. Ce qui assigne à ce bataillon de 30 000 remplaçants du premier degré une mission bien plus large que la simple gestion des remplacements... Et ce, alors que l’ensemble des enseignants du primaire et du secondaire sont touchés par les coupes budgétaires, qui ont fait disparaître 50 000 postes depuis 2007.

Les syndicats demandent des postes, le rapport pointe, lui, d’autres marges d’optimisation. "55 % des congés de 24 heures et 81 % des congés de 48 heures ont lieu juste autour du week-end et suggèrent un léger potentiel de réduction ", plaide l’audit qui souligne par ailleurs la remontée des maladies en plein mois de mai. (sic, sic sic !!!)

En ce qui concerne les collèges et les lycées, le système de remplacement est différent, mais la problématique reste identique : remplacer des enseignants qui tombent tous malades en même temps. Face à la progression de l’absentéisme, la tentation est grande de recourir à des personnels non titulaires.

C’est le choix du recteur de Créteil, Jean-Michel Blanquer, toujours prêt à innover, qui a adressé un courrier, le 18 novembre, aux chefs d’établissements des lycées et collèges. "Afin de rendre le remplacement plus efficient", il leur demande de "repérer dans leur entourage personnel ou parmi la population de vie scolaire (les surveillants), des étudiants ou des personnes titulaires au minimum d’une licence ou ayant des compétences avérées susceptibles d’alimenter valablement le vivier de contractuels ou de vacataires".

Les syndicats et la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) y ont vu immédiatement un "aveu sans détour" des conséquences de la politique de suppressions de postes d’enseignants et un "cache-misère". Des critiques infondées selon le rectorat qui fait valoir que le nombre prévu de contractuels ou de vacataires n’est pas plus important cette année, que la procédure est "la même que d’habitude" et que ce courrier s’inscrit dans un souci de "mobilisation maximale" sur le dossier du remplacement.

Habituelle ou non, l’embauche de vacataires est aussi une des propositions du rapport d’audit." (et voilà on y arrive !!)

Il montre en effet qu’un vacataire coûte 20 % de moins qu’un titulaire. A l’heure où chaque ministre est prié de faire des économies, Luc Chatel étudie toutes les pistes. "Plusieurs types de ressources pourraient être envisagés, en particulier les jeunes retraités et les étudiants en master", plaide le rapport. Les seconds sont jugés "très pertinents en particulier sur les congés de 15 jours à 2 mois". Les jeunes retraités de l’éducation nationale, auxquels plusieurs académies font déjà appel, sont jugés une solution possible pour les "congés de moins d’une semaine".

Dans le même temps :

Les personnels des cabinets ministériels ont vu leur rémunération augmenter de 56,8% et leurs effectifs de 11%.

Ce qui fait dire au député socialiste René Dosière que "le gouvernement ne connaît pas la crise".

Les personnels des cabinets ministériels ont vu leur rémunération augmenter de 56,8% et leurs effectifs de 11% entre 2008 et 2009, a relevé, jeudi 26 novembre, le député socialiste René Dosière. C’est ce qui ressort du document du projet de loi de finances pour 2010 que l’élu de l’Aisne, grand spécialiste des dépenses de l’Elysée, a décortiqué. Ce qui lui fait dire que "le gouvernement ne connaît pas la crise". Il met en parallèle "la politique drastique de réduction du nombre des fonctionnaires dans les administrations" et "ces augmentations démesurées", "incompréhensibles dans la période de crise qui frappe durement les Français". "Quelle confiance peut-on accorder" à un gouvernement qui "ne cesse d’augmenter son train de vie" et "dont la devise est ’faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais’ ?", interroge le député.

Des effectifs passés de 2 949 à 3 277 Les effectifs globaux (membres du cabinet plus personnels chargés des fonctions de support) sont passés de 2 949 à 3 277. Ce qui fait une augmentation de 11,1%. Les rémunérations ont, dans le même temps, connu "une progression vertigineuse de 56,8%". Elles sont passées de 24,6 millions d’euros à 38,6 millions. S’y ajoute la progression des indemnités de sujétions particulières (ISP), en hausse de 20,6%. Comme le nombre de bénéficiaires a augmenté, le montant moyen des primes par personne a gagné 11,7%.

Vingt conseillers par ministre, avait dit Fillon... Pourtant, François Fillon avait fixé, quand il est arrivé à Matignon, un plafond de vingt conseillers par ministre et de quatre conseillers par secrétaire d’Etat. Deux ans et demi plus tard, seul le ministère de la Justice de Michèle Alliot-Marie satisfait aux critères, avec 16 membres dans son cabinet. Le cabinet du Premier ministre a bien essayé de faire un effort, en passant de 64 personnes en juillet 2008 à 60 en 2009. Mais, à l’inverse, le ministère de l’Ecologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer est passé de 27 à 39 membres. Résultat de l’addition, les effectifs des cabinets sont passés de 537 à 626 membres. Les secrétaires d’Etat ne font pas exception. Fadela Amara, en charge de la Ville a augmenté son équipe : elle avait 8 collaborateurs en 2008, ils sont désormais 17. Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives, a grossi son équipe de 10 à 16 personnes.

Palmarès Hors Matignon, le lauréat du plus gros cabinet est Jean-Louis Borloo (39 membres). Viennent ensuite Roselyne Bachelot à la Santé (34 membres), Christine Lagarde à l’Economie (30 membres), Luc Chatel à l’Eduction (29), Brice Hortefeux à l’intérieur (24). Et c’est sans compter les "personnels supports", qui font ainsi passer les services de François Fillon à 406 membres. Suit Brice Hortefeux (232 salariés), puis Jean-Louis Borloo (223) et Bernard Kouchner (191). Dans le détail, Jean-Louis Borloo utilise 48 chauffeurs, Bernard Kouchner 40 personnes dans l’intendance.

NB :Le rapprochement entre les deux nouvelles n’est peut être pas fortuit....

 

*Top
©Copyright 2006 - Section SNUipp-FSU des Ardennes, tous droits réservés. Mentions légales