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Masques : de nouveaux risques ? Après avoir été jugés insuffisamment protecteurs par certaines ARS, une nouvelle enquête révèle que les masques distribués aux personnels de l’Education nationale seraient porteurs d’agents potentiellement toxiques. Autant de raison pour le SNUipp-FSU de demander une expertise indépendante et la distribution immédiate de masques chirurgicaux pour faire cesser tout risque.

« L’Education nationale a-t-elle distribué des masques toxiques aux enseignants ? » C’est la question à laquelle tente de répondre l’article de Maxime Carsel, de Reporterre, paru le mardi 13 octobre. Repris par un nombre conséquent de médias, la question a également fait le tour des salles des maîtres et des maîtresses.

Fabriqués en urgence et distribués à grand renforts de communication, les masques sont traités à la zéolithe d’argent et de cuivre, comme l’a reconnu le fabricant, DIM. Cette molécule, aux caractéristiques biocides, représenterait un danger potentiel : différentes études de l’Université de Rouen ou encore de l’agence européenne des produits chimiques tendraient à conclure que cet agent peut altérer se fixer sur différents organes et nuire à la santé.

Des doutes qui ne datent pas d’hier

Déjà en septembre dernier, l’ARS de Bretagne avait pointé la protection insuffisante des masques tissus. Cela avait amené le SNUipp-FSU à exiger dès le CHSCT Ministériel du 11 septembre, outre la fourniture à titre préventif, de masques chirurgicaux, une expertise indépendante sur l’efficacité de ceux fournis par le Ministère.

L’enquête menée par le syndicat la semaine passée, montre à quel point la confiance sanitaire n’est plus de mise : « 81 % des plus de 10000 participant·es ont déclaré se sentir mal ou très mal protégé·es dans l’exercice de leur fonction par l’institution ».

Cette information, relayée massivement par la presse, sème encore plus de doutes chez les personnels des écoles et renforce un climat déjà fortement anxiogène.

Le SNUipp-FSU s’est adressé au ministère pour réclamer une expertise indépendante sur ces masques et dans l’attente réclame à nouveau la fourniture immédiate de masques chirurgicaux. Face au risque de masques toxiques, le principe de précaution doit s’appliquer.

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Des masques chirurgicaux !

École sous Covid : résultats de l’enquête

Depuis la parution d’un article sur le site Reporterre, les médias communiquent en boucle sur les risques de toxicité des masques fournis aux agent-es du ministère de l’Éducation nationale et d’autres ministères.

La FSU s’est immédiatement adressée oralement auprès de la ministre de l’action et de la Fonction publiques qui a informé avoir saisi le ministère des Solidarités et de la Santé afin que les vérifications nécessaires soient faites sur le sujet particulier du traitement au zéolite d’argent. Elle s’est engagée à apporter des réponses le plus rapidement possible.

Ces nouveaux éléments interviennent après les doutes déjà émis par des agences régionales de santé qui avaient remis en cause l’efficacité du masque en tissu distribué par le ministère de l’Éducation nationale à ses agent-es.

L’avis adopté par le CHSCTMEN du 11 septembre, à l’initiative de la FSU (FO s’étant prononcé contre et l’Unsa s’abstenant*), demandant une expertise de l’efficacité des masques tissus et dans l’attente la fourniture de masques chirurgicaux, reste d’actualité et la FSU interpellera le ministre pour qu’il s’applique immédiatement.

Le SNUipp-FSU et la FSU continueront d’intervenir auprès du ministère pour que les masques fassent l’objet d’une expertise indépendante. Dans l’attente et de manière préventive, les personnels de l’Éducation nationale doivent être immédiatement équipés de masques chirurgicaux, à usage unique. Il n’est pas question de transiger avec la santé des personnels, dont le ministère à l’entière responsabilité.

*Lors de ce CHSCTMEN, la FSU et l’UNSA avaient chacun une proposition d’avis sur les masques. Après échanges, l’avis de la FSU a été amendé mais l’UNSA a maintenu son avis initial sur une demande d’expertise des masques, tout en soumettant un autre avis sur la fourniture de masques plus efficaces (et non chirurgicaux) en cas d’expertise négative. Au vu de la redondance, la délégation de la fédération s’est abstenue. De son côté FO les a votés au motif qu’ils ne faisaient pas référence aux masques chirurgicaux, mais ils ne faisaient pas non plus référence aux masques FFP2 que FO réclame en boucle depuis le printemps...

A contrario de ce que FO communique dans certains départements, il n’y a pas eu d’avis votés à leur initiative lors du CHSCTMEN du 25 septembre (les avis figurant dans leur communiqué sont ceux du 11 septembre proposés par l’Unsa) et lors de cette instance, tous les avis émis ont été adoptés à l’unanimité.

Pour ces raisons, le SG du SNUipp-FSU s’est adressé directement au secrétaire général du SNUDI-FO. Vous trouverez ci-dessous le mail envoyé :

 A Frederic Volle,

Secrétaire général du SNUDI-FO

 Frédéric,

Le contexte sanitaire ajouté à un contexte social et éducatif déjà bien assez grave doit nous conduire à afficher chaque fois que nécessaire et chaque fois que possible une unité syndicale large de nature à délivrer un message fort au ministre et à l’opinion publique sur la promotion d’un véritable service public d’éducation reconnaissant la fonction enseignante à sa juste mesure, favorisant la lutte contre les inégalités dans un cadre protecteur pour les personnels et les élèves.

Nous avons su le faire en juin dernier avec la pétition sur la direction d’école et encore récemment sur les évaluations, les recrutements ou les constellations. Des réunions du CTMEN ont été l’occasion de dépôt de vœux communs. Le syndicalisme est d’autant plus fort qu’il est uni. Le CHSCTMEN est pour nous le lieu où la protection des agents est prépondérante, dans le cadre des attributions et compétences de cette instance.

Le communiqué d’hier adressé à la profession par la FNEC-FP-FO et via des sections départementales du SNUDI-FO s’attache à exacerber une concurrence et une désunion syndicales en instrumentalisant une instance aussi importante que le CHSCTMEN, à l’opposé des véritables enjeux de santé et de protection des personnels.

Le compte-rendu des débats de cette instance que vous y faites, à travers la publication de deux avis sur les trois adoptés le 11 septembre, est erroné, sur la date de l’instance et l’initiative des avis, et partial, laissant ainsi croire que la FSU et ses syndicats ne se préoccuperaient pas de la santé des personnels. Cela relève du mensonge et ne sert que les objectifs de celles et ceux qui sont sourds à nos demandes en voulant maintenir les écoles ouvertes coûte que coûte aux dépens des conditions sanitaires et de la santé des personnels. Ainsi pour rappel, le 25 septembre, la FNEC-FP-FO, votre fédération, n’a déposé aucun vœu tandis que les quatre avis mis au vote par l’UNSA Education ont été adoptés à l’unanimité par les organisations syndicales représentées au CHSCTMEN (FSU, UNSA, FO).

Le 11 septembre, la FSU a interrogé le ministère sur les recommandations de l’ARS de Bretagne qui remet en cause la qualité des masques fournis par le MEN et a proposé un avis, sur l’urgence à expertiser la situation et à fournir aux personnels du premier degré des masques chirurgicaux.

En voici pour rappel la teneur : « … Le ministère de l’Éducation nationale ne remplit donc pas ses obligations d’employeurs en exposant sciemment ses agent-es à des situations à risques pour leur santé. L’ARS de Bretagne préconise de doter les personnels en contact avec des élèves de masques chirurgicaux. Le CHSCTMEN demande que le sujet soit particulièrement expertisé en toute urgence et dans l’attente de mettre immédiatement en œuvre cette préconisation dans toutes les écoles de manière préventive ». Pour mémoire, vous vous êtes exprimés contre ce voeu. Qu’auriez-vous dit si nous avions présenté ce vote à la profession comme un manquement de votre part à la protection des agent.es ?

Au vu des enjeux, nous continuerons de privilégier l’action syndicale unitaire à la concurrence et à la division, parce que nous mettons la protection des personnels et des élèves au premier rang. Nous espérons pouvoir vous retrouver avec nous dans cette démarche.

 Fraternellement et unitairement,

Arnaud, Guislaine et Régis

 

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