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Budget 2021 Note rapide Projet Loi de Finances 2021
Le gouvernement a présenté en début de semaine le projet de loi de finances pour 2021. Sans surprise, le contexte sanitaire pèse sur les estimations qui restent soumises aux aléas de la pandémie mondiale et de ses conséquences.

Le budget est construit sur une prévision de croissance estimée à +8% pour 2021 grâce aux mesures de soutien et au plan de relance (-10% en 2020). Le gouvernement cible un rebond de la consommation grâce aux mesures fiscales en faveur des ménages déjà mises en place (suppression de la taxe d’habitation, baisse des impôts sur le revenu, mesures de soutien d’urgence).

Le déficit public s’établirait à 6,7% du PIB, soit 153 Mds€. Après avoir atteint 117,5% en 2020, le niveau d’endettement public est revu à la baisse à 116,2% du PIB.

L’inflation est estimée à 0,6% pour 2020.

Budget de l’État

Après le discours présidentiel de mars 2020 louant le rôle des services publics, on était en mesure de nourrir quelques attentes sur un coup de pouce budgétaire permettant d’améliorer leur fonctionnement et de leur permettre d’amortir une partie des effets de la crise. En réalité, avec un taux de croissance des dépenses publiques prévu à +0,4% pour 2021, la « hausse » est inférieure à celle de 2019 (1,3%).

Les dépenses nettes de l’État s’établissent à 448,8 Mds€ (450,2 Mds€ en 2020) ; celles du budget général de l’État à 378,7 Mds€ (384,6 Mds€ en 2020), soit une baisse de 5,9 Mds€. C’est donc bien un budget de rigueur que le gouvernement prévoit pour l’État.

Les ministères « gagnants » sont la défense (+1,7 Mds€), l’éducation (+1,4 Mds€), la justice (+0,6 Md€) et la recherche (+0,5 Md€).

Ces choix se traduisent par une légère destruction des emplois publics avec un retrait de 11 ETP (-157 ETP avec les opérateurs publics). Les ministères régaliens bénéficient presque exclusivement des créations d’emplois, comme la justice (+1 500) et l’intérieur (+1 359). D’autres créations sont annoncées dans les armées (+300), les services du premier ministre (+153), l’outremer (+35) et les solidarités et santé (+29). En revanche, des ministères subissent de lourdes ponctions comme l’économie et les finances (-2 135), la transition écologique (-779) et le travail, emploi, insertion (-221).

L’Éducation nationale, quant à elle, perdra 38 ETP.

Éducation nationale

Le budget total s’élève à 55,1 Mds€ (+1,8 Mds€), hors contributions aux pensions de l’État (76 Md€ pensions comprises). L’augmentation est liée aussi à l’élargissement du périmètre du ministère dans le cadre de la réforme OTE. Le rattachement des services jeunesse et sports se traduit par le transfert de 2 465 emplois et de 154 M€.

Sur le périmètre enseignement scolaire, le budget s’élève à 53,6 Mds€ (+1,6 Mds€). Corrigé de l’inflation estimée à 0,6%, le budget est en réalité en hausse de 1,2 Mds€.

Les dépenses de personnels absorbent déjà 1 Md€ : 775 M€ pour le GVT (glissement vieillesse technicité), 26 M€ pour PPCR (création du 7ème échelon de la hors classe).

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09_10_20 Note rapide PLF2021-20201009105639
 

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