www.snuipp.fr

Section SNUipp-FSU des Ardennes


Vous êtes actuellement : Actualités 

Direction d’école : maintenant, il faut avancer ! Un an après le suicide de Christine Renon et alors que la crise sanitaire n’en finit pas de durer, le chantier de la direction d’école reste au point mort. Après avoir enquêté auprès des directeurs et directrices, le SNUipp-FSU s’adresse au Ministre pour exiger des mesures immédiates. L’enquêt
La circulaire sur la direction d’école parue au BO du jeudi 27 août mentionne « l’octroi de journées de décharges complémentaires en cas de remplaçants disponibles » et prévoit que « tout directeur d’école devra pouvoir bénéficier annuellement d’au minimum deux journées de formation ». Elle indique également que « les directeurs d’école ont, avec les équipes pédagogiques, la pleine responsabilité de la programmation et de la mise en œuvre des 108 heures dans le respect de la répartition réglementaire ».

Lire : Direction d’école en surchauffe

L’enquête

Une enquête a été menée par le syndicat pour mesurer l’effectivité de ces consignes sur le terrain : le constat est sans appel. 44,5 % des répondants n’ont pas eu droit à la mise en place de la décharge ponctuelle annoncée. Plus de 60% des écoles ont dû faire remonter les tableaux des 108 h et les deux jours de formation pour les directeurs et directrices ont été programmés pour moins de 40% de celles et ceux qui ont répondu à l’enquête.

PNG - 38.3 ko
PNG - 30.7 ko
PNG - 26.8 ko

Communiqué de presse

Direction d’école : maintenant il faut avancer !

Depuis le 9 septembre, le ministère a engagé un cycle de 4 groupes de travail sur le temps de décharge, les délégations de compétences, la revalorisation et la sécurité. Un an après le suicide de Christine Renon, ce chantier, engagé pour améliorer les conditions de travail des directrices et directeurs, n’avance pas.

A mi-parcours, le ministère n’a toujours rien annoncé de concret lors des négociations, tandis que pour les directrices et directeurs des écoles, épuisés par une année scolaire 2019-2020 hors norme, les sollicitations multiples continuent.

Le projet de loi de finance ne prévoit pas de postes en nombre suffisant pour donner à toutes et tous le nombre de jours de décharge nécessaires pour assurer sereinement leur fonction, ni de la revaloriser. Enfin, il n’est aucunement prévu l’attribution d’une aide pérenne au fonctionnement de leur école, aide réclamée par la profession depuis la suppression des emplois d’aide administrative à la direction d’école.

Le SNUipp-FSU dénonce cette absence d’engagement et la non mise en œuvre des annonces de cet été. Sans oublier que, dans le contexte de crise sanitaire, toutes les missions et tâches non prioritaires doivent être reportées.

Parce qu’il y a urgence, et sans attendre la fin du cycle de réunions, le SNUipp-FSU exige du ministre des actes forts et l’octroi de moyens dès maintenant : allègement des tâches, décharges, aide au fonctionnement de l’école, revalorisation !

Paris, le 7 octobre 2020

Vous trouverez ci-joint un courrier envoyé ce jour au ministre concernant les conditions de travail des directeurs.trices.

A

Monsieur Jean-Michel BLANQUER

Ministre de l’Éducation nationale

Monsieur le Ministre,

Depuis le 9 septembre, votre ministère a engagé un cycle de 4 groupes de travail sur le temps de décharge, les délégations de compétences, la revalorisation et la sécurité. Un an après le suicide de Christine Renon, ce chantier, engagé pour améliorer les conditions de travail des directeurs.trices, n’avance pas alors que nos collègues vous remettaient un diagnostic et une feuille de route limpides au travers de l’enquête que vous avez initiée.

Les réunions qui se conduisent actuellement patinent. Faute d’arbitrages, de documents de travail et de moyens dédiés, aucune mesure ne se dessine pour le moment. Nos collègues peinent à percevoir la volonté politique d’améliorer le quotidien des directrices et directeurs, comme le fonctionnement de l’école primaire.

En octobre 2019, nous vous avions remis une liste de 15 mesures immédiates, ne nécessitant pas de moyens nouveaux, à prendre pour alléger et simplifier les tâches des directrices et directeurs d’école. Ces propositions sont restées très largement sans réponses. Par ailleurs, les mesures annoncées cet été ne sont que très partiellement mises en œuvre.

Nous joignons à ce courrier un premier retour de notre enquête auprès des départements sur l’effectivité des annonces d’août. Il nous semble donc nécessaire de se rencontrer au plus vite et pour cela nous sollicitons une audience.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, que nos exigences sont le fruit de notre attachement à un service public d’Éducation de qualité.

Pour le Co-secrétariat Guislaine DAVID

 

*Top
©Copyright 2006 - Section SNUipp-FSU des Ardennes, tous droits réservés. Mentions légales