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17 septembre / Journée de mobilisation interprofessionnelle : la fonction publique mobilisée ! Rassemblement au square de la gare à Charleville-Mézières à partir de 14 h 30 (dislocation 17 h 30)
Les organisations syndicales FSU, CGT et SUD fonction publique appellent les personnels de la fonction publique à participer à la journée du 17 septembre, pour les salaires, l’emploi, les conditions de travail et l’avenir des missions de service public. « La crise sanitaire, économique et sociale appelle des changements radicaux », affirment les syndicats et dans un appel commun, ils développent les bonnes raisons de se mobiliser lors de cette journée.

Rassemblement au square de la gare à Charleville-Mézières à partir de 14 h 30 (dislocation 17 h 30).

Lire : Une rupture profonde s’impose ! Communiqué unitaire interpro / Journée du 17 septembre

Le communiqué

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Après avoir été loué·es pour leur sens de l’intérêt général et leur efficacité durant le pic de la crise épidémique, les agent·es de la Fonction publique figurent parmi les grand·es oublié·es du plan de relance gouvernemental. Dans la continuité de sa décision de maintenir le gel de la valeur du point d’indice, le gouvernement confirme ainsi sa volonté de poursuivre la mise en œuvre des mêmes politiques régressives déjà en cours avant le confinement. Or, pour nos organisations, la crise sanitaire, économique et sociale appelle des changements radicaux.

Il faut une rupture profonde en matière salariale. Dans le public comme dans le privé, le travail doit être reconnu à la hauteur de sa valeur, des richesses qu’il crée, des services rendus pour l’intérêt général. Avec plus de 17 % de perte de pouvoir d’achat de la valeur du point d’indice depuis 2000, après une décennie quasi-ininterrompue de gel, la situation n’est plus tolérable. Avec les personnels, nos organisations exigent des mesures fortes et générales d’augmentation des salaires et un plan de rattrapage des pertes accumulées. Elles exigent aussi l’égalité salariale entre les femmes et les hommes et la reconnaissance des métiers à prédominance féminine.

Il faut un changement radical en matière d’emploi. La crise qui plonge dans le chômage des centaines de milliers de nos concitoyen·nes, et qui frappe d’abord les précaires et en particulier les jeunes, illustre une nouvelle fois combien il est dangereux et rétrograde de favoriser la précarité de l’emploi. C’est pourtant précisément ce à quoi s’emploie le gouvernement qui, avec la loi de Transformation de la Fonction publique dont nous demandons toujours l’abrogation, ouvre grandes les vannes du recrutement contractuel et de la précarité. Notre pays, ses habitant·es, ont besoin de stabilité, de sécurité de l’emploi, de capacité à se projeter vers l’avenir dans la sérénité. La précarité n’est pas une solution d’avenir mais un fléau à combattre ! Nos organisations exigent les créations d’emplois nécessaires afin d’assurer le bon exercice des missions.

La situation épidémique appelle des politiques cohérentes et des moyens à la hauteur. Il est absurde et dangereux de maintenir le jour de carence dans la Fonction publique, au risque de pousser des agent·es ayant des symptômes à continuer de venir travailler pour ne pas perdre d’argent. Il est inacceptable que les coûts personnels du télétravail et les frais d’entretien des équipements de protection ne fassent pas l’objet de mesures compensatoires pour tous les agents concernés. Il est inconcevable que l’imputabilité professionnelle de la Covid19 ne soit toujours pas reconnue pour les agent·es tombé·es malades alors qu’elles et ils sont à leur poste de travail. Le contexte sanitaire appelle enfin l’arrêt du processus de suppression des CHSCT et le respect plein et entier des libertés syndicales et des prérogatives des représentantes et représentants des personnels.

Face à la crise écologique, les services publics sont une réponse, que ce soit pour la définition de politiques publiques priorisant le respect de l’environnement, pour le contrôle du respect des normes environnementales, pour une recherche publique qui permette de progresser dans la connaissance de l’ensemble de ces phénomènes et de définir des solutions, pour l’éducation aux enjeux environnementaux ou encore pour la formation aux métiers qui permettront d’assurer la transition de notre modèle économique. Il faut enfin rompre avec les politiques d’austérité qui coupent dans les budgets publics au bénéfice des grandes entreprises et de leurs actionnaires. Un avenir de progrès passe par un renforcement des protections collectives et des services publics.

Pour toutes ces raisons, et plus globalement pour l’expression des revendications, nos organisations appellent les agents de la Fonction publique à participer à la journée unitaire d’action interprofessionnelle du 17 septembre et à se réunir pour décider des formes à lui donner : grève, rassemblements, manifestations, etc.

Paris, le 8 septembre 2020

Négociation préalable et dépôt de préavis de grève

A l’issue de la négociation préalable du 02 septembre, le SNUipp-FSU a confirmé le dépôt d’un préavis de grève pour les personnels des écoles à compter du jeudi 10 septembre jusqu’au vendredi 16 octobre 2020.

Voici les motifs de la grève portés lors de la négociation :

• L’augmentation des rémunérations des personnels avec la revalorisation immédiate des salaires des AESH ainsi que leur intégration dans un nouveau corps de la Fonction publique, un plan de rattrapage salarial et la création d’une prime d’équipement pour les enseignant·es et les psyEN ;

• L’annulation des évaluations nationales. Les équipes enseignantes doivent avoir la main sur les outils d’enseignement et d’évaluation qu’elles jugent les plus appropriés pour démarrer les apprentissages en ce début d’année si particulière ;

• Un budget à la hauteur des besoins de l’école et des élèves qui permette d’abaisser les effectifs des classes, augmenter le nombre de postes de remplaçant·es, reconstituer les RASED, réengager des moyens dans la formation, augmenter le temps de décharge des directeurs·trices.

La négociation préalable s’est tenue en visioconférence, mais pour des raisons techniques, n’a pas pu être conduite jusqu’à son terme. Malgré notre demande d’envoi des réponses du ministère par mail, celui-ci n’a à l’heure actuelle rien envoyé au SNUipp-FSU.

 

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