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Une rentrée mal évaluée ... les organisations syndicales, Se UNSA, Sgen CFDT, Snes-FSU, SNUep-FSU, SNUipp-FSU et Unsen CGT éduc’action, exigent que le ministère donne d’autres signes de préparation de cette rentrée 2020 qui ne ressemble à aucune autre et y assortisse les moyens nécessaires pour lutter contre les inégalités mises en lumière pendant le confinement.
Alors que la rentrée scolaire de septembre s’annonce très particulière à bien des égards, le ministère ne change pas son fusil d’épaule et maintient en l’état la passation des évaluations CP et CE1 et propose des tests de positionnements pour les autres classes. C’est au contraire « de liberté d’agir et de confiance dont ont besoin les équipes » indiquent dans un communiqué commun les organisations syndicales du ministère de l’Éducation nationale.

Le 26 juin dernier, le ministère a présenté aux organisations syndicales le contenu des évaluations nationales pour la rentrée 2020. Aucun changement n’est prévu, ni sur la forme, ni sur le fond. Alors que 75% des enseignants indiquent qu’elles n’apportent aucune information supplémentaire, selon une note de la Depp publiée en avril 2020, les évaluations nationales restent obligatoires et seront à faire passer à partir du 14 septembre. Un statut quo qui interroge au regard de cette rentrée hors norme qu’effectueront les élèves et les équipes enseignantes.

En effet, après plusieurs mois sans école, tous les élèves devraient retrouver le chemin des classes à cette rentrée de septembre. Mais pour la rue de Grenelle, l’école du jour d’après ressemble étrangement à celle d’avant, sans prendre véritablement en compte la situation que l’école vient de traverser. A l’inverse de voisins européens comme la Belgique où les évaluations sommatives ne sont à organiser « en aucun cas », et qui laisse toute latitude aux établissements scolaires pour identifier difficultés et retards d’apprentissage « par les moyens qu’ils jugent adéquats », en France il en est va encore une fois tout autrement.

A qui servent ces évaluations ? Quelle image vont-elles renvoyer aux élèves et aux familles ? Qu’est ce qui sera réellement évalué ? Des compétences qui n’auront pas été enseignées ? Le travail des parents ?

À cette rentrée, les équipes enseignantes ont besoin qu’on leur fasse confiance. Et c’est une demande unanime de l’ensemble des organisations syndicales, celle de laisser libre les équipes d’utiliser les outils qui leur sembleront les plus pertinents pour savoir où en sont leurs élèves. La priorité est bien de redonner confiance aux élèves, de recréer une dynamique collective d’apprentissage, de construire du sens et pas d’imposer des évaluations sommatives qui apparaissent cette année encore plus hors-sol.

Communiqué de presse commun

Une rentrée mal évaluée

Vendredi 26 juin, les organisations syndicales des 1er et 2nd degrés ont été reçues par le ministère pour présenter les grands principes des évaluations nationales standardisées CP, CE1 , 6ème, 2nde et CAP de la rentrée 2020.

Pour tous les autres niveaux des banques de tests de positionnement seront mises à disposition. L’ensemble permettrait alors de proposer aux élèves des dispositifs de soutien individualisés.

Ces évaluations nationales standardisées font craindre la multiplication des dispositifs de remédiation trop individualisés, une vision normée des apprentissages et des formes pédagogiques basées sur les entraînements mécaniques, la répétition et l’automatisation qui ne permettent pas d’accéder à la compréhension.

Après des mois d’isolement, de déstabilisation, les élèves ont d’abord besoin que soient recréées des dynamiques pédagogiques collectives et de retrouver confiance. Les enseignants ont d’abord besoin qu’on fasse confiance à leur professionnalité, pour, dans le cadre de leur liberté pédagogique, mettre en œuvre les situations d’apprentissages et construire leurs outils en fonction des besoins. Les équipes auront surtout besoin qu’on leur donne du temps pour adapter leurs progressions et programmations au regard de cette rentrée hors norme. Elles demandent donc au ministre de l’Education nationale que les outils d’évaluation soient mis à disposition des équipes sans être imposés et que les besoins statistiques de connaissance du système éducatif soient réalisés sur échantillons.

De plus, les organisations syndicales, Se UNSA, Sgen CFDT, Snes-FSU, SNUep-FSU, SNUipp-FSU et Unsen CGT éduc’action, exigent que le ministère donne d’autres signes de préparation de cette rentrée 2020 qui ne ressemble à aucune autre et y assortisse les moyens nécessaires pour lutter contre les inégalités mises en lumière pendant le confinement.

Cette rentrée doit être préparée en anticipant plusieurs scénarii en faisant confiance aux personnels, en leur donnant le temps et les moyens nécessaires, et en s’appuyant sur leur expertise et leur professionnalisme.

Non, les évaluations nationales standardisées et autres tests ne peuvent être l’alpha et l’oméga de la rentrée 2020.

Paris, le 3 juillet 2020

 

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