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Mobilisations antiracistes : la FSU engagée / Le gouvernement sous pression face à la liberté de manifester Un appel à un rassemblement samedi 13 juin à 17 h au pied de la statue de Charles de Gonzague à Charleville-Mézières
Dans le contexte actuel de colère et de mobilisation traduisant le ras-le-bol du racisme dans bien des aspects de la vie sociale et l’aspiration à l’égalité entre les personnes quelles que soient leurs origines (réelles ou supposées), la FSU réaffirme son engagement dans le combat antiraciste et pour une police républicaine agissant en conformité avec les valeurs de la Fonction publique, respectueuse des droits de l’ensemble de la population

Mobilisations antiracistes : la FSU engagée

Dans le contexte actuel de colère et de mobilisation traduisant le ras-le-bol du racisme dans bien des aspects de la vie sociale et l’aspiration à l’égalité entre les personnes quelles que soient leurs origines (réelles ou supposées), la FSU réaffirme son engagement dans le combat antiraciste et pour une police républicaine agissant en conformité avec les valeurs de la Fonction publique, respectueuse des droits de l’ensemble de la population.

Racisme, antisémitisme, homophobie et sexisme n’ont pas leur place. Ces maux de la société ne peuvent être tolérés ni dans la Fonction publique ni dans la police. L’hommage à G. Floyd auquel a participé la FSU ne doit pas rester sans lendemain. Il a le mérite de libérer la parole des victimes de discriminations et/ou de violences. La jeunesse et l’ensemble de la population attendent désormais des actes forts de court et de long terme.

Les annonces du Ministre de l’Intérieur, obtenues grâce aux mobilisations, vont dans ce sens mais sont, en l’état insuffisantes.

Ses annonces sur les techniques d’interpellation sont un premier pas mais doivent se traduire par la prise en compte des plaintes qui avaient été jusque-là classées sans suite comme c’est le cas par exemple suite à l’interpellation avec plaquage ventral d’un de nos militants à Nice en mai 2019.

La FSU demande aussi la réintégration immédiate du policier suspendu car il est soupçonné d’avoir renseigné Mediapart suite à l’affaire des violences subies par Madame Geneviève Legay lors d’une manifestation. Pourtant, l’article de presse avait permis de mettre à jour les contre-vérités du procureur et exhumé un rapport de police prouvant les faits de violences. Ces informations étant d’intérêt public, cette mise à pied est comparable à la répression des lanceurs d’alerte.

La FSU s’indigne de la proposition de loi du député Eric Ciotti. Celui ci veut interdire la diffusion d’images de policiers, douanier dans l’exercice ou non de leurs fonctions. Est-il utile de préciser que par le passé, et encore actuellement, ces images ont permis, et permettent encore de dénoncer des paroles, actes, propos et violences de la part de certains policiers dans le cadre de leurs missions ?

Condamner la diffusion de ces images nuirait aux milliers de policiers qui font correctement leur travail en respectant toutes les personnes. La FSU se prononce par ailleurs pour une généralisation des caméras piétons et caméras embarquées.

Enfin, la FSU se prononce pour une réforme profonde de l’IGPN.

La FSU déplore le manque de formation continue pour les agents et demande de revoir la formation initiale qui doit s’adapter aux enjeux de notre société.

La FSU demande que l’ensemble des organisations de la fonction publique de l’Etat soient conviées pour un Grenelle consacré à la police républicaine.

Pour la FSU, le #MondeDaprès doit se construire en se débarrassant des oppressions quelles qu’elles soient. Elle dénonce le racisme dont fait preuve une partie du corps policier jetant ainsi l’opprobre sur l’ensemble de l’institution policière, les violences policières et l’impunité dont bénéficient les auteur-trices.

Résolument antiraciste et attachée aux valeurs républicaines, elle se félicite de la prise de conscience collective que traduisent les mobilisations en cours contre le racisme et les violences policières et s’inscrira dans les cadres unitaires le permettant.

Les Lilas, le 11 juin 2020

Le gouvernement sous pression face à la liberté de manifester

Aujourd’hui se tenait devant le juge des référés du Conseil d’Etat, l’audience pour demander l’abrogation de l’interdiction générale et absolue de manifester et de se rassembler sur la voie publique. Délibéré prévu au plus tard lundi 15 juin 2020.

Nos organisations (CGT, FSU, Solidaires, Syndicat des Avocat de France et Syndicat de la Magistrature) aux côtés de la Ligue des droits de l’Homme et de SOS Racisme considèrent qu’il est urgent dans un Etat de droit de rétablir la liberté fondamentale de manifester !

Alors que le déconfinement de la population se poursuit, que les activités commerciales et de loisirs reprennent progressivement, que le second tour des élections municipale est prévu, il est devenu intolérable et incompréhensible que les citoyens ne puissent pas exprimer collectivement leurs revendications syndicales et politiques.

En effet la liberté de manifester est la seule liberté connaissant des restrictions graves qui n’ont pas évoluées en fonction de la situation sanitaire favorable. Pire, malgré la nette amélioration de la situation sanitaire, le gouvernement entend maintenir l’interdiction de manifester au-delà du 10 juillet 2020, fin de l’Etat d’urgence par un projet de loi déposé au Parlement hier. Le risque d’une atteinte grave et prolongée à cette liberté fondamentale pourrait donc se poursuivre ! La protection de la santé n’est en réalité qu’un prétexte pour étouffer les mobilisations sociales.

Pourtant toutes les manifestations qui se tiennent actuellement montrent qu’il est possible de manifester tout en respectant les consignes sanitaires.

Le gouvernement est donc sous pression de la rue mais également désormais sous la pression du juge administratif ! Prochainement des manifestations en soutien à l’hôpital public et aux soignants se préparent, nos organisations sont, plus que jamais, prêtes à organiser des rassemblements et des manifestations dans le respect des règles sanitaires et ne s’en priveront pas !

Le respect de la liberté de manifester est plus que jamais une urgence et une exigence démocratique !

Paris, le 11 juin 2020

 

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