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SMA à Charleville : l’I.A. adjoint interdit aux enseignants de diffuser l’information aux parents mais pas à Sedan

Ce vendredi 14 novembre, la municipalité de Charleville-Mézières a demandé aux enseignants des écoles de distribuer aux élèves une lettre d’information à destination des parents.

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Service Minimum d’Accueil à Charleville
Information aux parents : la municipalité demande aux parents, dans toute la mesure du possible, de ne pas envoyer leurs enfants à l’école les jours de grèves des enseignants.

Mais l’Inspecteur d’Académie Adjoint a interdit aux enseignants de diffuser cette lettre dans les écoles.

On s’interroge sur les motifs aussi bien officiels que réels de cette décision rare dans les annales... !

La municipalité a réagi très rapidement et fait distribuer la lettre par des employés à la sortie des écoles : l’information passera !

D’autant plus que la mairie de Sedan a , quant à elle , demandé aux enseignants des écoles de distribuer un papier où les parents indiquent s’ils mettront leur enfant à la garderie (le matin, l’après-midi, ou les deux : ils ont le choix) et/ou à la cantine lors de la grève du 20 !!!

Cette fois, l’IA adjoint n’a pas interdit la diffusion du papier de la mairie de Sedan !

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organisation du SMA à Sedan

Le SNUipp essaie d’en savoir encore un peu plus et vous tient informés via son site.

Nous maintenons le mot d’ordre : pas de déclaration autre que le fax officiel à l’IEN, et pas de collecte de ces questionnaires municipaux.

Rappel Le SNUipp avait été reçu par la municipalité de Charleville. C’est jeudi 23 octobre 2008 qu’une délégation du SNUipp (Anne DU SOUICH, secrétaire départementale, Xavier DUMONT et Vincent MAHUT, membres du bureau départemental ) a été reçue par Mme LEDOUX, maire de Charleville-Mézières, et MM PAILLA et RAMALHETE, 1er adjoint et adjoint au maire chargé de l’enseignement scolaire, au sujet de la mise en placedu SMA et ses conséquences. Les organisations syndicales du département ayant trouvé un accord pour ne pas entériner le dispositif gouvernemental, les municipalités auraient pu se trouver en porte-à faux. Un échange s’avérait nécessaire pour harmoniser les points de vue. Un tour d’horizon cordial a mis en évidence des points d’accord essentiels sur la nocivité d’une loi qui n’apporte que des problèmes alors que dans le passé aucun incident n’était à déplorer.

Le "Service Minimum" ne se justifie par aucune nécessité de sécurité et s’avère conçu pour bloquer la négociation et non pour la favoriser.

Les représentants de la municipalité ont fait part du dilemme dans lequel ils se trouvent maintenant, entre l’obligation légale qui rajoute, s’il en était besoin, une responsabilité sur les épaules des édiles, et l’impossibilité de mettre sur pied sur tous les sites un accueil sans possibilité de connaître les besoins. Ils ont rappelé la délibération du 16 octobre en conseil municipal contre le SMA (voir ci-contre). Un accord s’est dégagé sur le fait que le but de cette loi étant de mettre les conflits sociaux sous l’éteignoir une information des usagers s’imposait pour mettre en lumière les problèmes du système éducatif, et permettre aux parents d’éviter le recours au services de la mairie qui ne peut raisonnablement mettre en oeuvre le dispositif.

Un courrier aux parents sera désormais adressé en cas de grève par la mairie et par les organisations syndicales.

Du côté des enseignants les consignes seront maintenues : pas d’information nominative sur la participation à la grève et déclaration d’intention systématique.

 

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