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Mépris, autoritarisme, contre-réformes Darcos : le SNUipp Paris appelle à la grève jeudi 16

Le mépris et l’autoritarisme au service des réformes Darcos, ça suffit !

Tous en grève jeudi 16 octobre à l’appel des syndicats parisiens

SNUipp-FSU, Se-Unsa, Sud Education, Sgen-Cfdt, CGT-Educ’action...

Nouvelles estimations : la grève départementale dans les écoles de Paris jeudi 16 octobre s’annonce vraiment très bien suivie.

Plus de 65% d’enseignants grévistes selon un recensement portant sur plus de 260 écoles

A minima 100 écoles seront totalement grévistes jeudi (chiffres non définitifs)

* Pour le rétablissement du droit syndical dans le département, contre les convocations et les sanctions abusives qui remettent en cause la liberté d’expression. * Pour la fin des dérives autoritaires dans l’académie, pour une égalité de traitement entre les écoles parisiennes dans l’organisation de leur temps de service. * Contre la casse du métier, pour le respect de notre profession.

Des municipalités de la gauche ardennaise ont mis en place le Service Minimum d’Accueil mardi 7 octobre à l’occasion de notre appel dans l’éducation nationale. Ce fut également le cas à Paris ou à Lille.

Le tribunal administratif de Melun a rejeté les recours en référé engagés par la préfecture du Val-de-Marne contre 19 communes qui avaient refusé d’organiser mardi 7/10 le service minimum d’accueil dans les écoles.

En prévision de la grève des enseignants, la mairie de Paris a demandé, mardi 14 octobre, aux parents qui le peuvent de ne pas envoyer leurs enfants à l’école jeudi, en faisant savoir qu’elle aurait des difficultés à mettre en place le service minimum d’accueil prévu par la loi. Dans un communiqué, elle avertit en effet que le mouvement sera "massif" dans la capitale et prévient que l’accueil des enfants sera d’autant plus difficile à assurer que plusieurs syndicats des personnels d’animation de la ville ont également déposé un préavis de grève.

Quelle « année des enseignants » ! Cette année scolaire, qualifiée sans ironie « d’année des enseignants » par le Ministre de l’Education nationale, voit se dérouler des attaques sans précédent contre l’école. La réforme de l’école primaire est mise en place au pas de charge : nouveaux programmes, 108 heures, stages de remise à niveau, service minimum d’accueil, suppression de postes, suppression de la formation… Dans le même temps, les enseignants subissent au quotidien le mépris de leur hiérarchie dont les propos tenus par Xavier Darcos sur l’école maternelle sont une illustration parfaite.

Un Inspecteur d’académie méprisant et zélé S’ajoute à ce contexte national déplorable, l’attitude méprisante et zélée de l’Inspecteur de l’académie de Paris. Les manifestations d’autoritarisme de notre IA sont monnaie courante, mais depuis la rentrée, le phénomène s’accélère et les convocations infondées au rectorat deviennent légions.

Des inégalités imposées d’autorité 108h : l’IA ainsi que certains ICC s’empressent de mettre en place ce dispositif en utilisant toutes les pressions hiérarchiques possibles quitte à utiliser de faux arguments, notamment en ce qui concerne la mise en place des heures de soutien. Les inégalités de traitement entre les circonscriptions sont criantes, ce n’est pas acceptable !

Des réunions syndicales interdites Devant la colère montante des enseignants, l’IA prive les collègues de pouvoir réagir collectivement aux attaques. Il entrave les droits des personnels par l’interdiction des réunions d’information syndicale. La stratégie du « diviser pour mieux régner » est à son point d’orgue. Il s’agit d’une atteinte sans précédent aux droits syndicaux dans un climat de casse du Service public d’éducation.

Un SMA durci localement Le service minimum d’accueil (SMA) remet en cause le droit de grève des enseignants. Pour sa part, l’IA, estimant sans doute que ce dispositif ne restreignait pas assez les droits des personnels, a interprète de manière abusive les textes ajoutant ainsi de nouvelles obligations aux collègues. Enfin, l’IA a communiqué à la presse une liste d’écoles où plus de 25% des enseignants avaient déclaré leur intention d’être grévistes le 7 octobre. Or, les déclarations d’intention préalable ne doivent servir qu’à la mise en place du service minimum d’accueil (SMA) par la municipalité et non à livrer en pâture les collègues potentiellement grévistes.

Des conditions d’enseignement dégradées à Paris Enfin, autre particularité parisienne : à un mois seulement de la rentrée, les absences non remplacées se multiplient tandis que les postes E dégelés restent vacants… Là encore, l’Inspecteur d’académie devance les désirs de son ministre en bloquant les recrutements sur liste complémentaire. Une fois de plus, l’IA est indifférent face à la dégradation des conditions de travail des enseignants et des conditions d’apprentissage des élèves.

Les syndicats parisiens SNUipp-FSU, Se-Unsa, Sud Education, Sgen-Cfdt, CGT Educ’action appellent les enseignants des écoles à se mettre massivement en grève le jeudi 16 octobre 2008

- Pour le rétablissement du droit syndical dans le département, contre les convocations et les sanctions abusives qui remettent en cause la liberté d’expression

- Pour la fin des dérives autoritaires dans l’académie, pour une égalité de traitement entre les écoles parisiennes dans l’organisation de leur temps de service

- Contre la casse du métier, pour le respect de notre profession

 

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