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Groupe de travail direction d’école du mardi 7 janvier Dans chaque département se tiennent des GT de suivi des conditions de travail des directeurs-rices d’école.
Le directeur académique a ouvert la séance. Ce groupe de suivi était composé également de l’IEN adjoint, d’une inspectrice, d’un directeur de chaque circonscription et de chacune des 3 organisations syndicales représentatives du 1er degré.

Le DASEN a reconnu en préambule que les principaux de collèges étaient bien plus aidés que les directeurs du premier degré d’écoles de taille parfois équivalente pourtant.

Il a rappelé que ce GT avait pour but d’évoquer des pistes d’allégement et le suivi des mesures mises en œuvre.

Il a indiqué que la question des moyens nécessaires était une prérogative nationale et que la DSDEN n’apporterait pas de réponse...

Le SNUipp-FSU a indiqué qu’elle souhaiterait l’évoquer tout de même ce qui a fait sourire l’Inspecteur d’Académie et les membres du GT.

L’inspectrice a souhaité que les directeurs.rices puissent garder cette « envie » et a évoqué des outils pratiques à mutualiser ... Elle indique que du temps de décharge d’APC existe déjà même si c’est insuffisant. Effectivement...

L’expression a été assez libre avec des directeurs qui ont dit les choses sans tabou.

Le manque de temps arrive en haut des doléances. Un léger mieux a tout de même été ressenti avec le moratoire sur les enquêtes. Les dilemmes avec le fait de laisser sa classe (jusqu’où lâcher les enfants ?) ont également été évoqués avec par exemple en fin de période du 1er trimestre, du retard sur la direction. Des directeurs indiquent en outre qu’ils se retrouvent en première ligne et démunis face à des enfants aux profils perturbateurs...

L’ IEN-a a précisé que ce suivi s’inscrivait dans le prolongement des réunions de circonscription dont il nous a présenté la synthèse. Cette synthèse évoquait les 2 métiers de directeurs et d’enseignants. Le SNUipp-FSU estime que le cumul du nombre de métiers est plus important (concierge, standardiste, secrétaire, CPE, intendant ...). Il a dissocié la charge de classe et celle d’enseignant (tout directeur même totalement déchargé reste un enseignant et le pilotage pédagogique ne se conçoit pas uniquement depuis un bureau, il doit pouvoir s’accompagner de prise en charge de groupes d’élèves).

Les grosses villes comme Charleville-Mézières et Sedan, les REP et REP+ étaient représentés par la moitié des directeurs présents. Dans ces municipalités, la charge des directeurs-rices est énorme. Le métier de concierge revient en tête des micro-tâches qui parasitent et empêchent de se consacrer au cœur du métier de directeur. Dans ces écoles comme dans celles plus petites ou plus rurales également représentées, l’organisationnel prend le pas sur le pilotage pédagogique.

Qu’est ce qui pourrait aider ?

Des temps de rencontre entre directeurs ?

Des ateliers de travail ?

L’accompagnement des conseillers pédagogiques ?

Café des directeurs sur la base du volontariat ?

Sur les animations pédagogiques : substituées pour de la formation directeurs ? Des parcours spécifiques directeurs sont en construction.

Ces pistes ne doivent pas prendre du temps supplémentaire bien entendu... La qualité des liens avec les IEN et le besoin de soutien est relevé par certains directeurs.

Mais toujours pas de budget pour augmenter les décharges à ce jour... En outre, le SNUipp-FSU et plusieurs directeurs pointent des besoins d’améliorer l’organisation des jours de décharge. En effet, les journées banalisées de décembre ont été prises sur des moyens de remplacement à un moment où les circonscriptions manquaient déjà cruellement de personnels. D’autres périodes seraient plus judicieuses comme la rentrée de septembre ou la fin d’année scolaire.

Il faut en outre des moyens :

- Concierge,

- EVS aide administrative pérenne et formée,

- Temps de décharge supplémentaire,

Outils numériques :

- Plateforme téléphonique ?

- Portail collaboratif tribu

- Outils pour l’assiduité comme Pronotes 1er degré.

ERUN et Chargé de communication pourraient publier les imprimés.

Sur le travail en équipe, l’impulsion, les techniques de management, la clarification des rôles de la part des directeurs et de leurs adjoints, sur les responsabilités de chacun, une formation des enseignants est souhaitée.

En premier, nous sommes enseignants mais, la question du statut avec un recrutement sur concours parmi des enseignants est brièvement évoquée par quelques directeurs.

Le SNUipp-FSU est opposé à tout statut et rappelle que le référentiel métier des directeurs indique pour chaque proposition « après avis du conseil des maîtres » ; des collègues insistent sur la légitimité de maintenir un pied avec les élèves.

Le SNUipp-FSU indiquent d’autre part que des tensions sont parfois dues à des directeurs qui s’arrogent des prérogatives qu’ils n’ont pas ou d’autres qui ne sont plus accompagnés après leur formation initiale en changeant d’école.

Des documents cadre pour faire prendre conscience de la nécessité de faire des projets au service des élèves seront élaborés (exemple : EEDD annexe projet lecteur....)

En synthèse, l’administration recense les besoins :

- de lutter contre l’isolement des directeurs-rices

- d’espaces numériques partagés dans toutes les circonscriptions,

- de légitimer les missions du directeur, l’engagement de l’équipe,

- d’apporter des ressources en amont,

- de formations sur le management et le pilotage,

- d’outils sur la Gestion des conflits,

- d’aide à la médiation (diaporama),

- de temps de décharge,

- d’une application de suivi d’absentéisme.

Relations parents, EPCI, institution seront évoqués lors d’un prochain GT mardi 24 mars.

Le SNUipp-FSU y portera à nouveau la voix des enseignant.e.s et nos revendications des besoins humains nécessaires qui vont d’ailleurs bien au-delà du seul prisme de la direction d’école.

 

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