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Note FSU réforme des retraites : Point d’étape sur le projet du gouvernement à la fin décembre 2019 / Toutes les catégories socio-professionnelles et toutes les classes d’âge seraient perdantes. Cette note ne reprend pas l’ensemble des éléments du projet de réforme, elle tente de faire un point sur ce qui est « nouveau » suite aux annonces d’E Philippe le 11 décembre.

http://fsu.fr/note-fsu-reforme-des-retraites-point-detape-sur-le-projet-du-gouvernement-a-la-fin-decembre-2019/

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Extrait :

"Pendant la période de transition, pour les générations prétendument « non concernées par la réforme » :

- de 2022 à 2027, soit pour les générations 1960 à 1965, application de la décote actuelle (en fonction de la durée d’assurance ou de l’évolution de l’âge d’annulation de la décote) et du malus du système à points. Pendant cette période, c’est le calcul le plus défavorable entre décote et malus qui s’appliquerait (en revanche, les deux, malus et décote, ne s’ajoutent pas l’un à l’autre. Exemple d’un-e agente né-e en 1965, il-elle doit 42 ans mais, à l’âge de 62 ans, n’en a fait que 41 : il-elle a, dans le système actuel, 5% de décote. Avec le nouveau système, s’il-elle part à 62 ans, soit en 2027, l’écart à l’âge d’équilibre est de 2 ans, la décote sera donc de 10%. Entre 5% et 10%, on choisit le plus défavorable, à savoir 10% (mais on ne fait pas 5% + 10% = 15%). Il-elle doit attendre 63 ans pour retrouver la décote de « seulement » 5% qu’il aurait eue sans la mesure).

Il s’agit donc, dans la période immédiate, d’« inciter à travailler plus longtemps » : tout-e salarié-e qui partirait avant l’âge d’équilibre subirait un malus quel que soit son nombre d’années de cotisations.

- De 2027 à 2037, pour les générations 1965 à 1974, l’âge d’annulation de la décote du système actuel serait progressivement abaissé puis supprimé : c’est un point technique sur lequel nous n’avons aucune précision ni certitude, mais attention (là encore) aux éléments de langage du gouvernement qui parle d’un progrès. Il faut bien comprendre que, dans le système actuel, il y a déjà deux modalités de calcul de la décote : soit en fonction de la durée d’assurance, soit en fonction de votre écart à l’âge d’annulation de la décote, et on retient le plus favorable. Ce pourrait être cette seule seconde modalité que le gouvernement supprimerait. Or, dans le système actuel, l’écart à l’âge d’annulation de la décote est souvent utile à titre de « cliquet » (par exemple, dans le système actuel, pour un assuré qui, à 64 ans, n’a encore cotisé « que » 37 annuités sur 42 et qui, à ce titre, devrait avoir une décote de 25%, on applique l’écart à l’âge d’annulation car il lui est plus favorable, soit 67 – 64 ans = 3 ans, soit 15% de décote « seulement »). Ainsi, avec la disparition de toute référence à un âge d’annulation de la décote, enrobé dans la création d’un âge d’équilibre avec lequel on fait mine de tout confondre, ce pourrait être encore pire pour beaucoup (ce même assuré, à 64 ans, se verrait-il désormais appliquer, comme pour la génération précédente, « le plus défavorable des 2 » entre 0% puisqu’il a l’âge et 25% puisqu’il n’a pas la durée, soit 25% de décote ?).

En annexe, un tableau fondé sur ces hypothèses donne des taux de pension pour des départs à 62 et à 63 ans."

Lire aussi : Retraites : Constat de fin d’année (Café pédagogique)

 

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