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« Pas de mise en place de la réforme de la formation des enseignant.es à la rentrée 2020 ! » Pétition.
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La formation initiale ne concerne pas que les personnels et usagers des INSPE, elle nous concerne toutes et tous. La transformation de l’école commence par la transformation de la formation initiale !

« Pas de mise en place de la réforme de la formation des enseignant.es à la rentrée 2020 ! » 

Les premiers jalons de la réforme de la formation initiale, entreprise à marche forcée, sont déjà posés : transformation des ESPE en INSPE, nouvel arrêté master MEEF, nouveaux référentiels de compétences métiers, recrutement dans 10 académies d’AED dits en « préprofessionnalisation »…

La suite de cette réforme devrait entrer en vigueur à la rentrée 2020 avec la mise en place de nouvelles maquettes de Master MEEF, puis la modification de la place du concours pour la session 2022. Or, beaucoup d’incertitudes demeurent : nature des épreuves et organisation des nouveaux concours de recrutement dès 2022, accès au concours 2021, modalités de stage en M2, formation post-concours, empêchant entre autres d’élaborer les nouvelles maquettes de Master MEEF et aux futur·es candidat·es actuellement en L3 de se projeter sereinement dans l’entrée au métier.

De ce fait, le SNESUP-FSU, le SNUIPP-FSU, le SNES-FSU, le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU refusent l’application précipitée de la « réforme » à la rentrée 2020 et exigent l’ouverture d’un réel temps de concertation pour une réforme au service de l’ambition éducative et non des économies de moyens dictées par l’idéologie managériale !

Pour cela ils invitent à se mobiliser en signant la pétition fédérale suivante :

http://www.snepfsu.net/fde/petition.php

Afin d’assurer la réussite de cette pétition et le recul du ministère, nous vous demandons donc de la partager et la diffuser le plus largement possible auprès de tous les collègues.

La formation initiale ne concerne pas que les personnels et usagers des INSPE, elle nous concerne toutes et tous. La transformation de l’école commence par la transformation de la formation initiale !

Communiqué de presse FSU

Enseignant·es : exiger une formation ambitieuse !

La dernière réunion de concertation du 20 novembre avec les ministères de l’Éducation nationale (DGESCO, DGRH) et de l’Enseignement supérieur (DGE-SIP) a confirmé les inquiétudes de la FSU quant au projet de “réforme” de la formation initiale.

La FSU s’oppose à cette “réforme” telle qu’elle est conçue : des épreuves de concours qui mettent en avant la motivation aux dépens des connaissances, des étudiants contractuels en responsabilité de classe à tiers temps, des stagiaires qui, après réussite aux concours, seront affectés à plein temps dans leur grande majorité. Elle s’oppose également à un concours censé être tellement "professionnalisant" qu’il dispenserait l’État de mettre en place une formation post-concours pour ces lauréat·es.

Pour la FSU, l’essentiel de la formation professionnelle initiale doit s’effectuer après la réussite au concours, sous statut de fonctionnaire-stagiaire, avec un temps de stage ne dépassant pas le tiers temps. L’année de M2 décrite dans le projet est impossible à gérer pour les étudiants avec un service à tiers temps en responsabilité, un master et un mémoire à valider, et un con-cours à réussir.Ces annonces ignorent la spécificité des professeurs d’Éducation physique des PLP, des CPE, des psy-ÉN.

Peut-on recruter, dans le second degré, des professeur·es d’EPS, sans aucune évaluation portant sur la pratique des activités physiques et sportives ? Peut-on recruter des professeurs de lycée professionnel des disciplines métiers sans aucune évaluation portant sur les savoirs et savoir-faire du métier ?Et, dans le premier degré des professeurs des écoles sans aucune épreuve portant sur l’éducation physique ?

Les libertés universitaires ne sont pas respectées. Il n’est pas sérieux, compte tenu des délais de concertation institutionnelle nécessaires à leur mise en place, de demander à des formateurs d’élaborer des maquettes de Master Meef dans l’urgence pour avril 2020.

À l’heure où de nombreux autres pays européens ont décidé d’investir dans la formation initiale, le Ministre Blanquer, ici à la manœuvre, entend faire des économies en utilisant des étudiants comme moyens d’enseignement et en nommant des lauréats des concours sans formation sur des services à plein temps. D’autant que les imprécisions sur le nombre d’étudiant·es con-cerné·es à partir de 2021-2022 interrogent sur les recrutements futurs.

À l’heure où s’expriment les difficultés des enseignant·es, renoncer à une formation ambitieuse, c’est être sourd aux besoins de l’Éducation, des enseignants et des élèves. C’est pourquoi la FSU refuse l’application précipitée de la « réforme » à la rentrée 2020 et exige l’ouverture d’une véritable concertation pour une réforme au service de l’ambition éducative.

Les Lilas, le 2 décembre 2019.

 

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