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Salaires enseignants toujours en berne Le déclassement salarial subi par les enseignants et enseignantes des écoles par rapport aux autres fonctionnaires est également vrai dans les comparaisons internationales.
S’il y a bien une donnée qui ne devrait pas échapper à l’Observatoire des rémunérations enseignantes du ministre c’est bien celle-ci. c’est en bas du tableau que l’on retrouve toujours les niveaux de rémunérations des enseignantes et enseignants français selon le Regard sur l’éducation 2018, publié par l’OCDE.

Ainsi, après 15 ans d’exercice, en 2017, avec 2 637 € brut mensuel, le salaire des PE se situait 33 % en dessous de la moyenne de leurs homologues des onze pays comparables.

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GRAPHIQUE SALAIRE _OCDE

Les salaires ne connaissent pas le réchauffement.

Le dégel n’aura duré qu’un an. En janvier 2017 le point d’indice a connu une augmentation de 1,2%, après un blocage de six années. Mais en 2018 le gouvernement a de nouveau décidé le gel de la référence indiciaire des agents de la fonction publique et il est fort à craindre que l’annonce de la poursuite du blocage soit à l’ordre du jour du rendez vous salarial du 2 juillet prochain.

Depuis 1998, le coût de la vie a augmenté deux fois plus vite que les salaires des enseignants de l’école primaire et les cotisations retraite ont connu une augmentation régulière chaque mois de janvier depuis 2010. Aussi, c’est aujourd’hui à plus de 15% qu’est estimée la perte de pouvoir d’achat des PE dans un contexte où l’Insee a constaté une inflation de 2% pour l’année 2018 et l’estime à 1,2% pour l’an prochain. Rémunérations inférieures aux cadres de la Fonction publique

Pourtant classés en catégorie A, les enseignantes et les enseignants perçoivent des rémunérations très inférieures à celles des cadres de la Fonction publique et du secteur privé. En raison d’indemnités qui constituent plus de 30% de leur rémunération, certains agents classés en catégorie B ont une rémunération moyenne supérieure à celle des PE. En comparaison les primes et indemnités des enseignantes et des enseignants du 1er degré constituent 7% de leur traitement. Cette question risque de les pénaliser lourdement dans l’hypothèse de la mise en place d’un régime de retraite par points prenant en compte salaires, primes et indemnités. Écarts avec le second degré.

Depuis 1990, les PE sont recrutés au même niveau que celui des professeurs certifiés. Ce même niveau de recrutement affichait l’ambition d’une égale reconnaissance du métier enseignant. Mais la différence de rémunération avec les enseignants du second degré existe toujours : elle s’explique par un régime indemnitaire plus important dans le second degré, par l’ajout d’heures supplémentaires (quasi-inexistantes dans le 1er degré) et par un accès à la hors classe plus favorable. Le passage de l’ISAE de 400 à 1 200€ en 2016 et un taux d’accès à la hors classe qui a triplé depuis 2012 pour les PE ont permis de réduire cet écart mais pas de le combler.

Ces chiffres sont connus de tous, le SNUipp-FSU n’a de cesse de les rappeler mais il nous faudrait un « observatoire » pour s’en assurer semble considérer le ministre. Peut-être faut-il lui appeler qu’il n’est pas besoin d’ajuster des jumelles. Ces chiffres le syndicat ne les invente pas, ils sont publiés chaque année et disponibles par une simple requête sur un moteur de recherche.

Alors l’augmentation c’est pour quand ?

 

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