www.snuipp.fr

Section SNUipp-FSU des Ardennes


Vous êtes actuellement : Actualités 

JPEG - 20.2 ko
Retrouver du pouvoir d’agir
Signez l’appel sur le pouvoir d’agir enseignant !
Guide orange, évaluations CP et CE1 imposées, ajustements, repères annuels... les directives ne cessent de dégringoler du ministère, réduisant les enseignantes et enseignants à de simples exécutants. Le SNUipp-FSU, lors de son Université d’automne, a lancé un appel solennel à la profession pour défendre la liberté pédagogique.

"Notre force et notre conviction : notre pouvoir d’agir", tel est le titre de l’appel lancé par le SNUipp-FSU à l’occasion de sa 18e Université d’automne les 19, 20 et 21 octobre à Port-Leucate. Un appel #PasDesMarionnettes pour qu’enfin les enseignantes et enseignants soient écoutés et respectés, comme acteurs essentiels de la lutte contre l’échec scolaire et les inégalités grandissantes. Un appel pour le respect de la liberté pédagogique et des savoir-faire enseignants.

JPEG - 25.1 ko

Durant trois jours d’Université d’automne, plus de 400 participants, mêlant enseignants et chercheurs, ont débattu de l’école et de ses enjeux, rappelant combien le métier se complexifie et exige une expertise que le ministère doit enfin reconnaître. À l’inverse, ce à quoi on assiste depuis des mois, c’est un ministre qui s’adresse à l’opinion publique et à la presse plutôt qu’à celles et ceux qui font classe chaque jour. Il impose des "bonnes pratiques", des recettes "magiques" et une culture de l’évaluation visant à piloter le système.

Pas de simples exécutants

Ce faisant, il dépossède les enseignants et enseignantes de leur expertise, les réduisant au rôle de simple exécutants. Des exécutants à qui sont destinés des ajustements de programmes alors qu’il ne devait pas y avoir de nouvelle loi pour l’école... Les enseignants de CP, eux, ont reçu un guide orange sur la lecture pour leur dire comment faire leur travail. Enfin, les évaluations CP et CE1 imposées cette rentrée ont mis les jeunes élèves en difficulté et les PE ont été réduits à les faire passer selon un protocole très strict puis à remonter les réponses telles qu’elles sans être associés à leur correction ou leur interprétation. Alors même que de nombreuses équipes n’avaient pas encore saisi ces réponses, le ministre s’est empressé de commenter dans la presse des résultats aux fondements scientifiques discutables, mettant en exergue les échecs des élèves plutôt que leurs réussites.

Le SNUipp-FSU rappelle donc l’importance de l’école et de la confiance en ses personnels pour faire progresser es élèves et le système éducatif dans son ensemble. Le métier est d’adapter les pratiques aux besoins des élèves dans le cadre défini par les programmes. Le métier repose sur le principe de "tous et toutes capables" plutôt que sur un tri précoce du bon grain et de l’ivraie.

Pour mener à bien leur mission, les enseignantes et enseignants réfléchissent à leurs pratiques. Ils ont besoin d’une formation continue régulière et ambitieuse qui croise la recherche sous formes d’allers et retours entre la pratique et la théorie. Ce n’est pas de directives dont ils ont besoin mais d’apports pour construire une relation pédagogique prenant en compte la diversité des élèves et se confronter à d’autres manières d’enseigner. L’école de la confiance, la vraie, doit se baser sur leur capacité à innover, à imaginer, à transformer les apports de la recherche en activités d’apprentissage. D’où l’importance de retrouver du pouvoir d’agir, du collectif de travail et de savoirs face à des méthodes toutes faites.

Pour signer l’appel

JPEG - 20.2 ko

Appel lancé lors de l’Université d’automne : « Notre force et notre conviction : notre pouvoir d’agir »

Merci de le diffuser et de le proposer largement à signature.

L’adresse est la suivante : https://pouvoir-d-agir.snuipp.fr/

Notre force et notre conviction : notre pouvoir d’agir

Les différentes enquêtes internationales (PISA, PIRLS, TIMSS) démontrent à quel point notre système éducatif est inégalitaire et combien l’origine sociale d’un élève pèse sur ses performances scolaires. Cette inégalité face à l’éducation est la première des injustices contre lesquelles il ne faut cesser de lutter. L’école peut y contribuer si on lui en donne les moyens. Ce n’est pas le cas actuellement.

Les orientations de la politique éducative ministérielle ne répondent pas plus à cet enjeu. Le ministre multiplie les annonces et conduit une politique basée sur des partis pris qu’aucune recherche, aucun bilan, aucune étude ne confortent. Il impose des « bonnes pratiques », des recettes « magiques » et une culture de l’évaluation visant à piloter le système. Ce faisant, il dépossède les enseignants et les enseignantes de leur expertise, les réduisant à un rôle de simple exécution.

Nous déclarons publiquement notre volonté de poursuivre notre engagement au service de la réussite de nos élèves.

Notre métier, c’est adapter nos pratiques aux besoins de nos élèves dans le cadre défini par des programmes nationaux conçus pour assurer une égalité d’accès aux savoirs pour tous.

Notre mission c’est d’assurer un enseignement scolaire qui repose sur le principe du « tous et toutes capables » plutôt que sur un tri précoce, un enseignement qui s’appuie sur les réussites et les progrès.

C’est ce à quoi renvoie la liberté pédagogique, indispensable pour être au plus près de ses élèves. Le métier d’enseignant est bien celui d’un concepteur.

Nous sommes prêtes et prêts à réfléchir à notre métier et à nos gestes professionnels. Nous avons besoin de formation, régulière et ambitieuse, qui croise toute la recherche sous forme d’allers et retours entre la pratique et la théorie.

Nous avons besoin, non pas de directives, mais d’apports pour construire une relation pédagogique prenant en compte la diversité de nos élèves et de se confronter à d’autres manières d’enseigner.

Nous avons confiance en notre capacité à innover, à imaginer, à transformer les apports de la recherche en activités d’apprentissage.

Nous avons conscience de l’importance de notre pouvoir d’agir, du collectif de travail, de nos savoirs et nos savoir-faire face à des méthodes toutes faites. Nous avons besoin d’exercer notre expertise en réelle confiance et d’être soutenus.

 

*Top
©Copyright 2006 - Section SNUipp-FSU des Ardennes, tous droits réservés. Mentions légales