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Tous en Grève, le 12 novembre ! Tract, Appels, Vidéos, Lettre aux parents
Gel du point d’indice, retour du jour de carence, réforme FP, budget en trompe-l’œil
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5 vidéos pour la mobilisation du 12 novembre déclinée en 5 raisons :

· raison 1 : la dignité professionnelle

· raison 2 : le statut

· raison 3 : les effectifs

· raison 4 : des moyens pour l’inclusion

· raison 5 : une vraie priorité au primaire

· cinq raisons. Quelles sont les vôtres ?

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Lettre aux parents Grève du 12 novembre
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Tract FSU 12 novembre 2018

L’intersyndicale départementale (FSU, UNSA, CGT) Éducation a envisagé les modalités d’organisation suivantes pour la journée d’action du 12 novembre prochain :

- Réunion d’informations et d’échanges à partir de 9h30 à la bourse du travail à Charleville-Mézières,

- Déplacement à 10h30 et rassemblement devant la DSDEN à partir de 11h où une audience sera demandée (délégation composée de représentants syndicaux mais aussi de représentants des personnels d’établissements),

- Manifestation en direction de la Préfecture (rue Bourbon, rue de la République, Cours Briand, avenue d’Arches) où le tract commun sera déposé.

En grève pour l’école !

Gel du point d’indice, retour du jour de carence, budget en trompe-l’œil. Décidément, l’école de la confiance après la deuxième rentrée du ministre des neurosciences manque de preuves d’amour. Avec une dotation en postes largement insuffisante pour abaisser les effectifs par classe, la multiplication de recettes et de guides de « prêt-à-enseigner » et des tests évaluatifs « neuro-instrumentalisés », c’est plutôt l’école de la défiance qui s’installe.

C’est par la grève et les manifestations que les enseignantes et les enseignants l’exprimeront les 9 octobre et 12 novembre prochain.

Budget, mauvaise équation pour l’école

Les mesures budgétaires annoncées pour l’Éducation nationale sont à la mesure du désinvestissement prévu pour l’ensemble de la Fonction publique.

Ne nous y trompons pas. L’affichage d’une pseudo priorité au primaire traduite par l’annonce d’une dotation de 2325 postes dans le premier degré est surtout médiatique. La réalité est tout autre. Cette dotation est bien insuffisante pour couvrir les mesures de dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ ainsi que l’abaissement à trois ans de la scolarité obligatoire. Le SNUipp-FSU a chiffré à 4000 le nombre de postes nécessaires pour terminer le dédoublement auxquels il faut ajouter 1000 postes de plus (selon le ministère) pour assurer la scolarisation devenue obligatoire des trois ans. Trois chiffres qui rendent l’équation défavorable pour les cartes scolaires à venir au mois de janvier prochain. Les grands perdants des fermetures de postes risquent une fois de plus de se trouver dans les départements ruraux ou pour les équipes qui bénéficient encore de l’apport qualitatif du dispositif Plus de maître que de classes. Et pourtant, obsédé par la culture de l’évaluation, le ministre de l’éducation aura sûrement lu avec attention le dernier rapport de l’OCDE « Regard sur l’éducation 2018 » qui montre que notre pays consacre 34 % de moins de ressources à l’éducation que les pays comparables. Une situation qui se traduit tous les jours concrètement par des mauvaises conditions d’enseignement et d’apprentissages des élèves, entassés à plus de 25, dans près de 104 000 classes et à plus de 30 dans 6 700 autres.

Une cuillère de fondamentaux ?

Mais qu’à cela ne tienne, ce gouvernement n’a pas froid aux yeux et la rue de Grenelle a annoncé dans un communiqué qu’il fallait « rompre avec une politique quantitative dont les résultats ne sont pas au rendez-vous ». Une ritournelle facile à laquelle s’ajoute la multiplication de recettes sorties des fonds de tiroir pour remettre l’école dans le droit chemin d’un retour aux fondamentaux, dont on ne sait plus à vrai dire, depuis combien de temps elle y retourne. Ainsi donc, si notre système éducatif reste plus marqué qu’ailleurs par les inégalités sociales de destin scolaire, c’est encore une fois parce qu’on n’y étudierait pas correctement le code grapho-phonémique, tel que vont, sans aucun doute, le laisser penser les tests actuellement imposés aux élèves de CP et CE1.

Autant de raisons d’être dans l’action par la grève le 9 octobre prochain dans le cadre de la journée interprofessionnelle de mobilisation sur les questions budgétaires et la réforme de la fonction publique. Un projet de réforme qui affiche sans rougir le développement du salaire au mérite, le recrutement accrus de contractuels et la remise en cause des instances de concertation comme les CAPD. Une mobilisation qui se poursuivra par une nouvelle journée de grève le 12 novembre à l’appel des fédérations syndicales de l’éducation.

Communiqué de Presse FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation

Suppressions de poste dans l’Éducation nationale : en grève le 12 novembre !

  Alors que le débat budgétaire s’ouvre au parlement, les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à être en grève le 12 novembre contre le projet de budget 2019 pour l’enseignement scolaire.    Le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 d’emplois de fonctionnaires d’état : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale. Ces suppressions de poste sont décidées « en même temps » que le ministre présente son projet de loi pour l’école de la confiance. La fin de la priorité budgétaire conjuguée aux changements de pieds incessants de politique éducative, au mode de pilotage vertical et aux mises en cause des résultats de l’école sont vécus comme une absence de reconnaissance et une remise en cause de la professionnalité des personnels. Les actes et les mots ont du sens. Le ministre ne peut se prévaloir d’un objectif d’augmentation générale du niveau des élèves et de justice sociale, sans s’en donner les moyens. Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l’Éducation nationale en renouant avec la logique de suppressions de postes, une logique appelée à s’amplifier dans les années suivantes pour atteindre les 50 000 suppressions annoncées de fonctionnaires de l’État. Avec le redéploiement dans le primaire qui ne suffit pas au dédoublement CP et CE1 en éducation prioritaire dans le contexte d’un sous-investissement chronique, les 2650 suppressions de postes d’enseignants dans le second degré qui vont toucher les collèges et les voies générales, technologiques et professionnelles des lycées, et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs après les 200 de l’an passé, les conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail des personnels, se dégraderont dès la rentrée prochaine pendant que l’administration du système, pour les élèves et leurs familles, comme pour la gestion des personnels sera mise en grande difficulté.

Ce budget ne porte pas une politique éducative ambitieuse. Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à exprimer leurs inquiétudes pour l’avenir de l’École comme leur exaspération.

Elles appellent l’ensemble des personnels à se mettre en grève et à participer aux manifestations et rassemblements prévus le 12 novembre pour demander au gouvernement un autre budget pour l’enseignement scolaire public et une politique éducative à l’écoute des personnels .

Ivry le 19 octobre 2018

DROIT DE GRÈVE

Tous les personnels exerçant dans les écoles, titulaires, non titulaires, vacataires, en formation, en stage ont le droit de faire grève. Le droit de grève des enseignants du 1er degré est encadré.

LA DÉCLARATION INDIVIDUELLE D’INTENTION DE GRÈVE

Tout enseignant devant élèves doit déclarer son intention de prendre part à une grève au moins quarante-huit heures au préalable (comprenant au moins un jour ouvré). Les enseignants n’exerçant pas devant élèves ou exerçant en SEGPA/ établissements/ULIS ne sont pas concernés.

La déclaration se fait par écrit, par lettre, télécopie ou mail envoyé via la messagerie électronique professionnelle.

Un simple mail de votre messagerie personnelle portant mention : "Je, soussigné, déclare mon intention de participer à la grève du jour/mois." suffit.

Si le nombre de déclarations dans une école est égal ou supérieur à 25%, un service minimum d’accueil des élèves (SMA) est mis en place par la mairie.

Pour le SNUipp-FSU, cette déclaration préalable est une atteinte au droit de grève des enseignants. La consigne nationale est de ne pas l’envoyer. Si des problèmes surviennent, contactez votre section départementale du SNUipp-FSU.

 

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