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SERVICE MINIMUM Alors que des enfants ne sont pas accueillis faute de remplaçants PROVOCATION ! Quotidiennement des centaines d’enfants ne sont pas accueillis faute de personnels remplaçants. Pourtant, l’accueil des élèves un jour de grève serait la priorité des priorités !

Provocation, perversité et agression contre les droits démocratiques

* Provocation

Ce président, ce ministre et ce gouvernement incapables de faire fonctionner correctement le service public d’éducation viennent d’inventer une nouvelle priorité ! Quotidiennement des centaines d’enfants ne sont pas accueillis dans des écoles des Ardennes et d’ailleurs faute de personnels remplaçants. Pourtant, l’accueil des élèves un jour de grève serait la priorité des priorités !

Savez-vous Monsieur le Président que ce 15 mai nous étions en grève entre autres parce que nous manquons de personnels remplaçants ? Savez-vous Monsieur le ministre que ce manque de remplaçants est la conséquence des budgets que vous avez votés depuis plusieurs années ?

A l’issue de la grève très suivie par les enseignants et les lycéens ce jeudi 15 mai , Sarko , comme l’annonçait le Canard enchaîné, a décidé d’en "remettre une louche" . Mr Sarkosy tente à nouveau de "dresser" les familles contre les enseignants. Selon lui, " La grève pose des difficultés insurmontables à beaucoup de familles, en particulier aux familles les plus modestes" [...] Il annonce qu’il a "demandé au gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants qui sont inscrits dans nos écoles" Et d’ajouter comme une dernière atteinte au droit de grève que "les enseignants auront obligation de se déclarer officiellement grévistes 48h à l’avance"

Pas un mot en revanche sur la baisse de la qualité d’enseignement qu’entraînent ces suppressions de postes "record". Une raison supplémentaire pour faire entendre notre voix à la manifestation parisienne du dimanche 18 mai . Par exemple, pas une semaine ne s’est écoulée depuis le mois de décembre sans qu’au moins une voire , plusieurs absences ne soient pas paliées dans des écoles de Charleville . ( Dans une même école, il faut répartir les enfants dans les autres classes ... Et quasiment chaque jour (ce mardi encore ) , la situation se reproduit !!! )

* Perversion

Financer le service d’accueil avec l’argent des grévistes est la perversion la plus totale chez l’homme politique, véritable signal vexatoire et méprisant envoyé aux personnels." Il ne sert à rien de faire grève, vous serez remplacé", tel est le message subliminal envoyé. Et comble de la perversion, avant les municipales, il renvoie aux maires la responsabilité du non accueil, c’est un appel implicite aux électeurs de droite, parents d’élèves, de se mobiliser contre les élus qui soutiendraient ces mauvais grévistes. L’Association des Maires de France ne s’y est pas trompée en renvoyant l’Etat à ses responsabilités. C’est lui et lui seul qui a le pouvoir de négocier et de répondre aux revendications, pas les maires !

Et ce même ministre diffère les opérations de carte scolaire soit disant pour ne pas interférer avec le débat électoral. Cette opération politicienne n’est qu’une nouvelle manipulation des électeurs-parents d’élèves, on n’annonce pas les mesures douloureuses avant le vote mais on jette "un os à ranger", l’accueil des élèves un jour de grève devient une priorité absolue.

* Agression contre un droit démocratique

Pourquoi tant de célérité si ce n’est parce que ce gouvernement et ce ministre, parfaitement conscients du mécontentement des personnels, mécontentement provoqué par les régressions sans précédent qui s’abattent sur l’école craignent un développement de l’action. L’histoire nous a enseigné que toute limitation de l’exercice d’une liberté fondamentale - et l’exercice du droit de grève en est une - est une attaque contre la démocratie.

Fichage des élèves, chasse aux enfants et aux parents sans papiers, poursuite de personnels pour délits de solidarité, service minimum... pièce après pièce, mesure après mesure, la France patrie des droits de l’homme semble s’éloigner de son histoire.

Face à un gouvernement de choc, aux comportements liberticides à l’égard des droits fondamentaux et constitutionnels, la seule réaction possible et indispensable, c’est l’action unitaire et résolue de tous les personnels.

En outre , alertés par des collègues ardennais du fait que certaines communes veulent faire distribuer aux enseignants des informations sur la mise en place de ce "service minimum", nous précisons que les maîtres n’ont aucune obligation de le faire et le SNUipp vous invite à laisser les communes à leurs prérogatives !

Pour les grévistes ça ne change donc rien. Le service minimum est en fait un service municipal d’accueil. La commune et l’Education nationale sont seules parties prenantes. Nous n’avons d’autre obligation que de prévenir les parents, la cantine, l’étude, les transports ou la piscine et, si l’école est fermée, le maire de la commune.

Pour la défense d’un service public de qualité, le dimanche 18 mai , il faut, avec les lycéens, étudiants, parents d’élèves, salariés eux aussi, que nous soyons le plus nombreux possible à battre le pavé parisien.

Gérard Aschieri (FSU) : C’est "assez extraordinaire qu’au lieu de répondre à ce mouvement, il parle d’autre chose. C’est légitime qu’on se préoccupe de la situation des familles mais aujourd’hui la meilleure manière de se préoccuper de cette situation et d’éviter les inconvénients c’est d’éviter la grève, avoir du dialogue social (...) Il dit qu’il respecte le droit de grève mais de fait, il en limite les conditions d’exercice. Le droit de grève, pour moi, c’est la ligne rouge à ne pas franchir". (déclaration à France Info)

Gilles Moindrot (SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire) : "Une annonce exaspérante qui frise la provocation. Au soir d’une journée d’action massivement suivie (...) il n’y a aucune réponse aux inquiétudes, aux demandes d’ouverture de discussion pour désamorcer le conflit. La seule annonce est une nouvelle diversion. Le gouvernement ferait mieux de réfléchir pour quelles raisons les mairies n’ont pas mis en place ce SMA (...) Les collègues seront exaspérés et ça va les encourager à participer aux actions de dimanche et du 24". (déclaration à l’AFP).

Florian Lecoultre (UNL, 1er syndicat lycéen) : "Sarkozy cède à une nouvelle provocation. A l’heure où les manifestations se font de plus en plus plus nombreuses, il jette encore de l’huile sur le feu. Il répond à côté. C’est acabradabrantesque de voir quelqu’un qui remet en cause le droit de grève après une journée comme celle d’aujourd’hui". (déclaration à l’AFP)

Alix Nicolet (Fidl, lycéens) : "La Fidl est scandalisée par les propos du Président de la République" sur le SMA (communiqué).

Gérard Gonthier (Unsa Education) : "C’est une double déception, il n’y a rien sur la fonction publique, il n’y a rien sur l’éducation. On attendait des annonces importantes et on a la limitation du droit de grève. C’est une tentative de diversion. Il s’agit de dresser un peu l’opinion publique ou les parents contre les enseignants". (déclaration à RTL).

Luce Bérille (SE-Unsa, 2e dans le primaire) : "Au soir d’une journée de grève particulièrement suivie, qui traduisait un vrai malaise, le chef de l’Etat n’a pas un mot pour les revendications des enseignants. Il trouve le moyen de ne parler que de la façon de réduire les effets de la grève. Le sentiment général dans les écoles ces derniers jours, c’est que le gouvernement refuse de discuter et s’entête sur des orientations même si elles ne rencontrent pas l’adhésion des français". (déclaration à l’AFP).

Faride Hamana (FCPE, 1ère chez les parents d’élèves) : "Ce n’est pas la réponse opportune. Avec ce genre de projet de loi, on va générer des tensions entre les parents et les enseignants et entre les communes et les parents citoyens. Le gouvernement refuse de constater que le dispositif (SMA), là où il est mis en place, ne fonctionne pas. Avertir les parents avant une grève, les enseignants le font traditionnellement". (déclaration à l’AFP).

 

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