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Le SNUipp-FSU : à l’initiative et dans l’action Conseil national des 11, 12 et 13 septembre 2018

Le SNUipp-FSU appelle les enseignant-es des écoles à se mettre en grève le 9 octobre.

Afin de ne pas isoler les collègues de CP et CE1, il propose dès à présent aux équipes une motion à adopter en conseil des maîtres ; il appelle ainsi les équipes pédagogiques à reprendre la main sur les évaluations : sélection d’items, refus de passation dans l’immédiat… Il les engage à ne pas saisir les réponses et à remonter les besoins de terrain (effectifs, formation, RASED).

... Dans un contexte de ralentissement de la croissance, de moindres recettes fiscales en raison des choix favorisant les plus riches et les entreprises, les orientations économiques du gouvernement vont déboucher sur une austérité budgétaire plus sévère. Le coup de rabot social avec les faibles revalorisations des pensions de retraite et de certaines prestations sociales (allocations familiales, APL), sans commune mesure avec la hausse de l’inflation, vont dégrader le pouvoir d’achat de millions de personnes.

Les premiers éléments du budget en matière d’emplois, prévoient une baisse de l’emploi public de l’ordre de 4 500 postes en 2019 poursuivant l’objectif de 50 000 suppressions sur la mandature. Avec la création de 3 300 emplois pour les ministères prioritaires (sécurité et justice), ce sont au final 7 800 postes qui seront supprimés dans les autres ministères. Cette coupe programmée dans l’emploi public associée au projet de réforme de la Fonction publique se traduira par moins d’État, des services publics dégradés avec des conséquences négatives pour l’ensemble des citoyens et pour les agents de l’État ainsi qu’un creusement des inégalités pour les populations les plus fragiles et entre les territoires.

L’Éducation nationale n’est plus une priorité budgétaire tandis que le ministre poursuit seul la mise en place de son projet de réforme d’une école pilotée par le haut et par les évaluations, reléguant les enseignant-es à de simples exécutants et niant leur professionnalisme. La rentrée 2018 est ainsi celle de la mise en œuvre d’instructions officielles déclinant sa politique éducative : déploiement et généralisation des évaluations standardisées CP et CE1, application des programmes de l’école élémentaire réécrits suite aux ajustements de juillet, promotion de la méthode syllabique stricte et recours prescrit à un manuel pour l’apprentissage de la lecture, encadrement des heures d’APC et des animations pédagogiques…

Le SNUipp-FSU appelle les enseignant-es des écoles à se mettre en grève le 9 octobre, journée interprofessionnelle de mobilisation, sur les questions budgétaires, la réforme de la fonction publique qui se décline à travers les 4 chantiers (développement du salaire au mérite, recrutements accrus de contractuels, remise en cause des instances de concertation, plan de départs volontaires sous couvert de mobilité) et la politique éducative du gouvernement.

Il propose [...] cette modalité d’action et cette plateforme ainsi que la nécessité de construire un appel unitaire sur les revendications Fonction publique avec les autres fédérations de fonctionnaires participant au 9 octobre. Le SNUipp porte [...] la nécessité de la construction d’un plan d’action intégrant les questions de Fonction publique, de politique éducative et sur les retraites.

Face à un ministre qui avance seul, le SNUipp-FSU prend l’initiative d’actions rassemblant la communauté éducative pour ouvrir un débat public sur l’école. Un travail a été engagé avec nos partenaires (syndicaux, associatifs, mouvements pédagogiques...) avec la production d’une tribune collective et d’un 4 pages sur la lecture.

La découverte du contenu des évaluations conforte le SNUipp-FSU dans son analyse critique de ce dispositif. Ces évaluations témoignent d’une vision rétrograde des apprentissages et sont mal conçues : items inadaptés aussi bien dans leur contenu que dans leur organisation, limitation du temps facteur de stress, explication et aide non autorisées… Ces conditions ne contribueront pas à renforcer l’estime de soi des élèves et peuvent les conduire à un sentiment d’échec. De plus les enseignant-es sont cantonnés à la saisie des résultats, dépossédés de leur analyse ce qui renforce la volonté de mise sous tutelle des enseignant-es. Le SNUipp-FSU alerte sur la culture de l’évaluation et le pilotage par les résultats qui conduisent à une école de la performance et de la concurrence que nous refusons.

Considérant que ces évaluations ne peuvent être utilisées au bénéfice des apprentissages, le SNUipp-FSU adresse au ministère une demande de moratoire dans le but de sursoir à leur passation.

Dans le même temps, le SNUipp-FSU les rend publiques et continue d’informer la profession sur les modalités mises en œuvre dans ces évaluations et de produire et de diffuser des analyses en direction des enseignant-es, des familles et de l’opinion publique. Dans ce cadre, il initiera un appel de chercheurs pour soutenir cette démarche et diffuse une vidéo explicative sur les réseaux sociaux.

Afin de ne pas isoler les collègues de CP et CE1, il propose dès à présent aux équipes une motion à adopter en conseil des maîtres ; il appelle ainsi les équipes pédagogiques à reprendre la main sur les évaluations : sélection d’items, refus de passation dans l’immédiat… Il les engage à ne pas saisir les réponses et à remonter les besoins de terrain (effectifs, formation, RASED). Il s’adressera et alertera les enseignant-es de maternelle sur les conséquences sur les apprentissages, sur les pratiques et sur la remise en cause des programmes de 2015 engendrée par ces évaluations. Le SNUipp-FSU proposera une expression commune aux autres organisations syndicales d’enseignant-es et d’inspecteurs-trices ainsi qu’aux parents d’élèves.

Lire : Évaluations : l’échec programmé

 

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