www.snuipp.fr

SECTION SNUIPP-FSU DES ARDENNES


Vous êtes actuellement : Actualités 

Avant-projet définitf de loi d’orientation pour l’avenir de l’école
Loi d’orientation : L’analyse du SNUipp

Vous trouverez, ci-joint, une première analyse des documents de la loi d’orientation pour ce qui concerne le premier degré. Il s’agit de la dernière version, celle qui sera présentée au CSE du 16 décembre.

Dans la colonne de gauche figurent les éléments du rapport annexé, actuellement dénommé « document de travail ». Dans celle du milieu, vous trouverez les articles modifiés correspondants du Code de l’Education. Enfin, dans la colonne de droite figurent nos premiers commentaires. Vous trouverez, également en pièces jointes, l’annexe et les articles de loi.

L’orientation générale révèle un renoncement à lutter réellement contre l’échec et les inégalités scolaires dès l’école maternelle. Si le Ministre a été contraint d’afficher des objectifs absents du rapport Thélot (80 % d’une classe d’âge au bac) et de renoncer à d’autres comme la mise en place d’EPLE ou la scolarité obligatoire à 5 ans, l’essentiel des mesures proposées ne vont pas dans le bon sens.

L’impression d’ensemble, au travers de diverses mesures est que l’on renonce à s’attaquer au noyau dur de la difficulté scolaire. Ceci se traduit dans le second degré par une orientation précoce, la mise en place de filières, le développement de l’apprentissage, des classes relais ...

Nombre de mesures peuvent ouvrir la voie à des régressions, aucune avancée sur la transformation de l’école et sur l’exercice du métier. Ainsi, en ce qui concerne les personnels, à part des mesures sur la formation continue et la prime de première affectation, aucune réponse aux questions que nous nous posons sur le travail en équipe, le temps de travail et de concertation.

Le texte présente en effet une conception de l’éducation qui est en recul par rapport à celle qui s’est construite grâce aux mouvements pédagogiques, aux personnels ... et que nous avons portée ces dernières années. Il n’est question que de « capacités » des élèves, de « goûts », de « talents », comme dans le rapport Thélot mais de façon plus marquée. La dimension de la construction sociale de ces caractéristiques des est inexistante. L’école va révéler les aptitudes, le devenir social ... la théorie de l’inné, des « dons » est très présente.

Le traitement de la difficulté des élèves est également révélateur : l’accent est mis sur l’individualisation et la contractualisation. Le « cœur de la réforme » se réduit à la mise en place du « CIRE », au redoublement « aménagé » avec 3 heures en groupe restreint (en collège) et la décision de redoublement qui revient aux maîtres. Surtout, l’idée de contrat individuel (le CIRE) isole et stigmatise l’enfant. Il rompt la dynamique de l’apprendre ensemble. C’est l’individualisation toujours plus marquée, toujours plus précoce des apprentissages, qui rend l’élève (ou ses parents) responsable de sa difficulté, on peut l’aider, le soigner, mais pas questionner les autres paramètres créateurs de difficultés scolaires. Cet aspect est symboliquement renforcé par la signature du contrat.

Rien n’est dit ou proposé sur une autre façon de travailler ... Il est vrai que tout cela nécessite des moyens que la réforme ne se donne pas ! Cette loi apparaît au contraire, dictée par un souci permanent voire obsessionnel d’économie de moyens. Il est donc important de rappeler ce que nous portons comme nécessaire transformation de l’Ecole pour assurer la réussite de tous les élèves dès l’école maternelle : travail en équipe, plus de maîtres que de classes, temps de concertation, formation, fonctionnement de l’école ...Vous trouverez, ci-joint, une première analyse des documents de la loi d’orientation pour ce qui concerne le premier degré. Il s’agit de la dernière version, celle qui sera présentée au CSE du 16 décembre.

Dans la colonne de gauche figurent les éléments du rapport annexé, actuellement dénommé « document de travail ». Dans celle du milieu, vous trouverez les articles modifiés correspondants du Code de l’Education. Enfin, dans la colonne de droite figurent nos premiers commentaires. Vous trouverez, également en pièces jointes, l’annexe et les articles de loi.

L’orientation générale révèle un renoncement à lutter réellement contre l’échec et les inégalités scolaires dès l’école maternelle. Si le Ministre a été contraint d’afficher des objectifs absents du rapport Thélot (80 % d’une classe d’âge au bac) et de renoncer à d’autres comme la mise en place d’EPLE ou la scolarité obligatoire à 5 ans, l’essentiel des mesures proposées ne vont pas dans le bon sens.

L’impression d’ensemble, au travers de diverses mesures est que l’on renonce à s’attaquer au noyau dur de la difficulté scolaire. Ceci se traduit dans le second degré par une orientation précoce, la mise en place de filières, le développement de l’apprentissage, des classes relais ...

Nombre de mesures peuvent ouvrir la voie à des régressions, aucune avancée sur la transformation de l’école et sur l’exercice du métier. Ainsi, en ce qui concerne les personnels, à part des mesures sur la formation continue et la prime de première affectation, aucune réponse aux questions que nous nous posons sur le travail en équipe, le temps de travail et de concertation.

Le texte présente en effet une conception de l’éducation qui est en recul par rapport à celle qui s’est construite grâce aux mouvements pédagogiques, aux personnels ... et que nous avons portée ces dernières années. Il n’est question que de « capacités » des élèves, de « goûts », de « talents », comme dans le rapport Thélot mais de façon plus marquée. La dimension de la construction sociale de ces caractéristiques des est inexistante. L’école va révéler les aptitudes, le devenir social ... la théorie de l’inné, des « dons » est très présente.

Le traitement de la difficulté des élèves est également révélateur : l’accent est mis sur l’individualisation et la contractualisation. Le « cœur de la réforme » se réduit à la mise en place du « CIRE », au redoublement « aménagé » avec 3 heures en groupe restreint (en collège) et la décision de redoublement qui revient aux maîtres. Surtout, l’idée de contrat individuel (le CIRE) isole et stigmatise l’enfant. Il rompt la dynamique de l’apprendre ensemble. C’est l’individualisation toujours plus marquée, toujours plus précoce des apprentissages, qui rend l’élève (ou ses parents) responsable de sa difficulté, on peut l’aider, le soigner, mais pas questionner les autres paramètres créateurs de difficultés scolaires. Cet aspect est symboliquement renforcé par la signature du contrat.

Rien n’est dit ou proposé sur une autre façon de travailler ... Il est vrai que tout cela nécessite des moyens que la réforme ne se donne pas ! Cette loi apparaît au contraire, dictée par un souci permanent voire obsessionnel d’économie de moyens. Il est donc important de rappeler ce que nous portons comme nécessaire transformation de l’Ecole pour assurer la réussite de tous les élèves dès l’école maternelle : travail en équipe, plus de maîtres que de classes, temps de concertation, formation, fonctionnement de l’école ...

Word - 136 ko
Dernière mouture de l’Avant-projet de loi d’orientation
 

*Top
©Copyright 2006 - SECTION SNUIPP-FSU DES ARDENNES, tous droits réservés. Mentions légales