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Inégalités salariales femmes-hommes chez les PE : un combat qui reste à gagner ! Les inégalités de salaire et de carrière existent entre les femmes et les hommes même dans la Fonction publique, et même chez les personnels enseignants du 1er degré, corps fortement féminisé.
Communiqué de presse SNUipp-FSU et FSU

Inégalités salariales femmes-hommes chez les PE : un combat qui reste à gagner !

  Les inégalités de salaire et de carrière existent entre les femmes et les hommes même dans la Fonction publique, et même chez les personnels enseignants du 1er degré, corps fortement féminisé.   Les inégalités des rémunérations très réduites en début de carrière croissent au fur et à mesure des années et la différence entre le revenu mensuel d’un homme et celui d’une femme correspond à l’équivalent d’un mois de salaire. Cette donnée est stable depuis plusieurs années.   Une première explication réside dans le fait que les hommes sont un peu plus nombreux à exercer certaines fonctions et à accéder aux grades les plus élevés. Par exemple, bien qu’ils ne représentent que 17% du corps, ils sont 25 % à exercer la fonction de direction et 40 % celle de conseiller pédagogique. Ces fonctions exercées générant plus d’indemnités et de points d’indice.   Mais à fonctions identiques exercées, les femmes sont promues moins rapidement que les hommes. Si l’exercice à temps partiel ou le congé parental jouent un rôle, plus curieusement l’estimation de la valeur professionnelle est moins favorable aux femmes qu’aux hommes. Comme si, persistait dans l’inconscient collectif de l’institution l’idée que l’éducation aurait quelque chose de « naturel » pour les femmes, et donc que les hommes seraient plus méritants.   Les femmes qui accèdent à la Hors classe ne sont que 66% alors qu’on compte 83% d’enseignantes. La création à cette rentrée d’un troisième grade, la classe exceptionnelle, vient creuser ces inégalités car les critères d’obtention avantagent les personnels ayant exercé certaines fonctions particulières (conseiller pédagogique, direction etc…) et le vivier s’appuie sur celui de la Hors classe. Réduire les égalités repose donc sur la volonté des IA-DASEN, sur l’implication des représentantes et des représentants des personnels et non sur un traitement national équitable.

Cinq ans après la signature du protocole Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique, son volet « rémunérations et parcours professionnels » n’est toujours pas décliné dans l’Éducation nationale. Le SNUipp et la FSU continuent d’intervenir pour qu’un plan d’actions concrètes soit mis en place pour enfin réduire ces inégalités inacceptables trop souvent méconnues ou niées.

Le rapport de situation comparée 2016-2017 du ministère de l’Éducation nationale a été remis le 8 mars.

Paris le 9 mars 2018

Communiqué de presse FSU - Les Lilas le 9 mars 2018

L’égalité entre les femmes et les hommes, c’est aussi dans la Fonction publique !

La journée internationale pour les droits des femmes a permis de remettre en lumière les inégalités professionnelles persistantes entre les femmes et les hommes ainsi que la question du harcèlement et des violences sexistes dans le monde du travail.

Et la Fonction publique n’est pas épargnée.

Le gouvernement a décidé de faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une « grande cause nationale ». Or, les décisions et projets en cours dans la Fonction publique vont avoir un impact négatif pour les femmes (suppressions d’emplois, dégradations des conditions de travail, gel de la valeur du point d’indice, report des mesures PPCR, recours accru au contrat, renforcement de l’accès fonctionnel à certains grades, augmentation de la part variable des rémunérations...).

Le Conseil commun de la Fonction publique de ce jour a permis un premier bilan de la mise en œuvre du protocole d’accord du 8 mars 2013 pour l’égalité professionnelle signé par toutes les organisations syndicales.

Rien ne peut justifier, qu’à fonctions équivalentes, les écarts de salaires entre les femmes et les hommes soient de plus de 13%. Pour la FSU, il est urgent, comme le souligne le document d’orientation du 7 mars, de passer « d’une obligation de moyens à une obligation de résultat » et de procéder à un rattrapage salarial effectif.

A qualifications professionnelles ou diplômes identiques les rémunérations des métiers doivent être revues pour en finir avec la dévalorisation des métiers féminisés !

Les stéréotypes restent aussi encore un frein à l’égalité professionnelle et à la non-mixité de certains métiers. Les femmes sont surreprésentées dans les filières les moins bien rémunérées. Elles sont peu nombreuses dans les emplois de direction et d’encadrement même si depuis le protocole de 2013 leur part est en progression.

Rémunération, carrière, action sociale interministérielle pour contribuer à une meilleure articulation entre vie professionnelle et personnelle, médecine de prévention, formation, rôle des instances… autant de sujets portés par la FSU dans ce CCFP pour obtenir une égalité réelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique.

 

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