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Grève Fonction Publique 10 octobre / 4 p. SNUipp/FSU, Lettre aux parents & Tracts : Intersyndical - PPCR - Gel Point d’indice - Journée de carence Le 10 octobre, dans l’unité pour défendre la Fonction publique.

La FSU a proposé une journée d’action aux fédérations de fonctionnaires au moment du rendez-vous salarial d’octobre.

Mardi 10 octobre 10h00 à Charleville-Mézières

Rassemblement et manifestation de la place Ducale à la préfecture.

Mardi 10 octobre 10h00 à Charleville-Mézières

Rassemblement et manifestation de la place Ducale à la préfecture

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4 p. 10 octobre SNUipp-FSU
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Grève du 10 octobre Lettre aux parents
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4 pages FSU- Fonction Publique

Neuf fédérations de fonctionnaires dont la FSU appellent à une journée de grève et de manifestations le 10 octobre prochain. Un cadre unitaire qui augure d’une mobilisation massive pour défendre une Fonction publique prise pour cible depuis l’arrivée du nouveau gouvernement

"Faire entendre " leurs "profonds désaccords" avec les "mesures injustes et inefficaces" prises par le gouvernement. Dans un communiqué de presse commun rendu public ce 15 septembre, l’ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique sont tombées d’accord pour exprimer leur colère dans la rue le 10 octobre prochain, à l’occasion du rendez-vous salarial fixé avec le ministère de l’Action et des Comptes publics.

Des mesures contraires aux engagements

"J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire sera augmenté d’autant". Le communiqué confronte l’engagement de campagne du candidat Emmanuel Macron à la réalité des mesures négatives qui s’accumulent : retour du jour de carence, gel du point d’indice, projet de 120 000 suppressions d’emploi sur les trois versants de la Fonction Publique, hausse de la CSG au mieux juste compensée... Des décisions qui "vont impacter fortement et négativement le pouvoir d’achat de plus de 5,4 millions d’agents publics et fragilisent les services publics rendus aux usagers"

L’exigence d’une véritable négociation salariale

Les organisations signataires appellent donc l’ensemble des agents "à la grève, aux manifestations ou rassemblements" le 10 octobre prochain afin d’obtenir "une véritable négociation salariale qui aboutisse à une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l’engagement professionnel des agents par une augmentation du pouvoir d’achat et de la revalorisation des carrières, le non renouvellement du jour de carence et les moyens nécessaires pour exercer leurs missions de service public."

Extrait du texte action du CN du SNUipp-FSU 13-14 septembre :

" Remise en cause de notre modèle social

Politique économique et sociale

Sur le plan social, les décisions et mesures du gouvernement affirment clairement son positionnement en faveur du patronat et des plus riches. Pour respecter les fameux 3%, il fait le choix de réduire les aides aux plus fragiles (suppressions de contrats aidés, baisse des APL, nouvelles coupes dans les dépenses publiques) tout en baissant l’ISF et en assouplissant la fiscalité sur les dividendes au profit des plus gros actionnaires. De plus, sans réel débat démocratique et sous couvert de flexibilité et d’adaptabilité du marché du travail, il fait le choix de démanteler le code du travail, accentuant les inégalités professionnelles notamment entre les femmes et les hommes. Cette remise en cause de notre modèle social et des solidarités, en plus d’être injuste, contribue à faire le lit du Front national. Cela nécessite une forte mobilisation pour défendre nos valeurs et nos droits. Après les mobilisations du 12, le SNUipp-FSU appelle les personnels à participer massivement à la journée d’action du 21 septembre sous des formes diverses déclinées localement (grèves, manifestations...) pour maintenir un code du travail protecteur et des emplois de qualité.

Fonction publique

Encore une fois la Fonction publique, variable d’ajustement préférée des gouvernants, est mise fortement à contribution. La réduction des crédits de fonctionnement et la suppression annoncée de 120 000 emplois sur 5 ans vont dégrader le fonctionnement de l’Etat, de ses services publics et les conditions de travail de ses agents. Le gel du point d’indice, le rétablissement de la journée de carence, l’annonce du report des mesures PPCR vont impacter le pouvoir d’achat des fonctionnaires actifs. La compensation de l’augmentation de la CSG ne se traduira pas par un gain salarial comme dans le privé et pourrait même se traduire par une baisse de salaire. Les projets de réforme des retraites prévoient notamment une remise en cause du système de retraite spécifique des fonctionnaires. Pourtant le coût de la Fonction publique française n’est pas plus élevé que dans les autres pays européens. La rémunération des fonctionnaires représentait 12,9 % du PIB en 2015, en hausse de seulement 0,4% depuis 1980, en quasi-stagnation malgré une hausse des effectifs. Face à cette situation, la FSU a proposé une journée d’action aux fédérations de fonctionnaires au moment du rendez-vous salarial d’octobre.

Pour le SNUipp-FSU, cela passe par un appel à la grève. Par ailleurs, il diffusera un 4 pages « Fonction publique » pour informer et mobiliser les enseignant-es.

Retraités

La décision du gouvernement d’augmenter la CSG de 1,7% sans compensation à partir du 1er janvier dégradera le montant des pensions d’environ 60% des retraités. Neuf syndicats et associations, dont la FSU, appellent les retraité-es à se mobiliser le 28 septembre dans tous les départements pour défendre le pouvoir d’achat et revendiquer un accès à des services médicaux et sociaux de qualité. Devant le refus du Président de la République de recevoir les 9 organisations, une lettre ouverte réitérant cette demande d’audience sera proposée aux retraités avec signature en ligne.

Budget

Après avoir annoncé la diminution du budget de l’EN, le ministre a finalement évoqué une hausse de 1,2 milliard pour le budget 2018 et la création de 4 000 emplois de PE destinés à poursuivre le dédoublement des CP et des CE1 à la rentrée prochaine. Mais cette rallonge ne suffira pas à répondre aux besoins : revalorisation des carrières, création de postes nécessaires à l’amélioration du fonctionnement de l’école (remplacement, PDMQC, scolarisation moins de 3 ans, RASED...), révision de la carte de l’éducation prioritaire, création d’emplois de la Fonction publique, pérennes et statutaires, d’accompagnant-es à la scolarisation des élèves en situation de handicap en nombre suffisant et d’aides à la direction d’école devenus incontournables. Dans ce contexte, le SNUipp-FSU agira pour un budget répondant aux besoins de l’école. En effet, répondre au défi d’une démocratisation d’un système éducatif marqué par la très forte reproduction des inégalités sociales et la dégradation des conditions de travail d’enseignant-es insuffisamment rémunéré-es, nécessite de renverser le sous-investissement de la France dans l’éducation pointé par l’OCDE.

Emplois aidés

Le gouvernement a annoncé cet été la diminution drastique des emplois aidés à l’horizon 2018. Pour la rentrée 2017, ce plan social se traduira pour l’Education nationale par 23 157 emplois en moins et un retour brutal à pôle emploi pour ces personnels laissés sans perspective. Dans un contexte de chômage de masse, ils ne pourront pas bénéficier de la durée maximum de contrat ni de la formation professionnelle leur permettant une réinsertion sur le marché du travail. Malgré la consigne donnée d’attribuer prioritairement les 50 000 contrats alloués à l’Education nationale à l’accompagnement des élèves en situation de handicap, des milliers d’élèves ont dû faire la rentrée sans accompagnement. Dans de nombreux départements, les notifications MDPH ne sont pas respectées et la mutualisation des accompagnant-es d’élèves en situation de handicap permet de masquer la pénurie de postes et dégrade les conditions de scolarisation et d’inclusion des élèves ainsi que les conditions de tavail des personnels. De plus, la diminution des contrats aidés signe la fin de l’aide administrative à la direction et au fonctionnement de l’école. Cela a contribué à désorganiser davantage la rentrée dans de nombreuses écoles. La tâche des directrices et des directeurs d’école se trouve alourdie et complexifiée, alors même que le ministère s’était engagé sur son allègement.

Le SNUipp-FSU revendique le maintien d’emplois dans les écoles, sur des missions qui contribuent au bon fonctionnement du service public d’éducation. Il s’est adressé en ce sens au ministre dans un courrier unitaire demandant la pérennisation et la transformation de ces emplois en emplois statutaires.

Avec sa consigne « Notre priorité : les élèves, l’équipe, l’école. Sans aide administrative, rappelez plus tard », appuyée par une motion du conseil des maîtres, il appelle les directrices et directeurs à ne pas répondre aux demandes de l’administration et des collectivités territoriales faute d’aide administrative, et à prioriser les élèves, l’équipe enseignante et le fonctionnement de l’école. Il mettra à disposition une liste des tâches concernée par cette consigne. Le SNUipp-FSU propose également à ses partenaires une pétition en ligne à destination du Premier ministre. Il appelle à un mois de mobilisations pour la sauvegarde des emplois et leur transformation en emplois statutaires dont le point d’orgue sera la remise des signatures collectées dans la cadre d’une journée nationale de mobilisation début octobre. Il assurera la mobilisation des actions menées grâce à ses outils de communication usuels. Il proposera à la FSU que cette question soit à l’ordre du jour de la journée de mobilisation dans la Fonction publique.

DROIT DE GRÈVE

Tous les personnels exerçant dans les écoles, titulaires, non titulaires, vacataires, en formation, en stage ont le droit de faire grève. Le droit de grève des enseignants du 1er degré est encadré.

LA DÉCLARATION INDIVIDUELLE D’INTENTION DE GRÈVE

Tout enseignant devant élèves doit déclarer son intention de prendre part à une grève au moins quarante-huit heures au préalable (comprenant au moins un jour ouvré). Les enseignants n’exerçant pas devant élèves ou exerçant en SEGPA/ établissements/ULIS ne sont pas concernés.

La déclaration se fait par écrit, par lettre, télécopie ou mail envoyé via la messagerie électronique professionnelle. Si le nombre de déclarations dans une école est égal ou supérieur à 25%, un service minimum d’accueil des élèves (SMA) est mis en place par la mairie.

Pour le SNUipp-FSU, cette déclaration préalable est une atteinte au droit de grève des enseignants. La consigne nationale est de ne pas l’envoyer. Si des problèmes surviennent, contactez votre section départementale du SNUipp-FSU.

 

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