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PDMQDC : précisions et préconisations du Comité national de suivi. Conditions de mise en oeuvre du dispositif PDMQDC

La circulaire n° 2012-201 du 18 décembre 2012 définit les conditions de mise en œuvre du dispositif « Plus de maîtres que de classes » et précise quelles sont les missions, l’organisation du service et l’accompagnement des enseignants dans ce cadre.

La note du Comité national de suivi du dispositif « Plus de maîtres que de classes » rendue en janvier 2017 qui fait suite au rapport rendu en novembre 2015, apporte précisions et préconisations.

Le SNUipp-FSU membre du Comité de suivi y a été très actif.

Conditions de mise en oeuvre du dispositif PDMQDC

La circulaire n° 2012-201 du 18 décembre 2012 définit les conditions de mise en œuvre du dispositif « Plus de maîtres que de classes » et précise quelles sont les missions, l’organisation du service et l’accompagnement des enseignants dans ce cadre.

La note du Comité national de suivi du dispositif « Plus de maîtres que de classes » rendue en janvier 2017 qui fait suite au rapport rendu en novembre 2015, apporte précisions et préconisations.

Le SNUipp-FSU membre du Comité de suivi y a été très actif.

Distinction d’avec le RASED

Le comité national de suivi tout en recommandant de rendre plus lisible la dimension de prévention, distingue le PMQDC du RASED : Il s’agit à la fois de prévenir la difficulté scolaire et d’y remédier si elle n’a pas pu être évitée.

Toutefois, ce dispositif ne se substitue pas aux aides spécialisées (RASED), qui gardent toute leur pertinence pour les élèves en grande difficulté, ni aux autres dispositifs d’aide (activités pédagogiques complémentaires, accompagnement éducatif). L’action du maître supplémentaire s’inscrit dans le quotidien de la classe.

Plus loin il est écrit : « Dans un cadre de travail ainsi défini le rôle du maître E et du RASED et celui du maître supplémentaire trouvent plus facilement leur articulation et leur complémentarité. » L’importance du RASED est à réaffirmer dans le regard d’expert que ses membres peuvent porter sur la compréhension des obstacles aux apprentissages que rencontrent les élèves dans le cadre « ordinaire » de la classe.

Pas de profilage

Le comité préconise que soit réalisée, pour chaque dispositif implanté dans une école, une fiche descriptive (cf. rapport du comité de septembre 2015), afin de permettre aux enseignants intéressés par un poste de maître supplémentaire ou demandant à être nommés dans l’école, lors du mouvement départemental, d’être pleinement informés de l’existence et de la nature de ce dispositif. Cela suppose lors du mouvement que les enseignants savent qu’ils postulent dans une école avec PMQDC qu’ils ont connaissance du projet, mais cela ne suppose pas qu’ils auront le poste de PM, il faut privilégier le fait que le choix se fasse en équipe.

Projet et choix des modes d’interventions

La mise en œuvre de ce dispositif au sein de l’école repose sur la rédaction d’un projet inscrit dans le projet d’école. Ce projet pourra être adapté, au cours de l’année scolaire, ou chaque année en fonction de l’évolution des besoins des élèves et devra prévoir les modalités d’intervention du maître supplémentaire, de concertation et de régulation. Il est précisé que le choix des formes d’intervention pédagogique, considérées comme les plus appropriées en fonction des objectifs d’apprentissages poursuivis, est placé sous la responsabilité de l’équipe pédagogique et sous l’autorité de l’IEN qui relaie localement les modalités du pilotage départemental. Il attire l’attention sur la moindre efficacité des groupes homogènes et que quel que soit le mode d’intervention retenu, il est essentiel qu’aucun élève ne soit privé de la continuité des apprentissages réalisés au sein même de la classe.

Affectation du PMQDC

L’affectation d’un maître supplémentaire se fait dans une école ou un nombre limité d’écoles relevant d’un ou plusieurs groupes scolaires d’un même secteur de collège, pour éviter toute forme de saupoudrage de son intervention « source de dilution du travail des enseignants, conduisant à un moindre apport pour les élèves. » Le comité rappelle que si l’utilisation des postes maîtres supplémentaires en service partagé entre plusieurs écoles n’est pas proscrite, cette modalité nuit à l’effectivité du travail d’équipe. Il recommande donc qu’elle n’aille pas au-delà de deux écoles.

Le comité recommande de privilégier l’attribution de ce moyen supplémentaire dans les écoles de l’éducation prioritaire mais également dans des écoles repérées localement comme relevant de besoins similaires, situées sur des territoires fragilisés.

Niveau d’enseignement

Le rapport du comité national de suivi du dispositif « Plus de maîtres que de classes » de septembre 2015 réaffirme la priorité qui doit être donnée au cycle 2 et particulièrement aux classes de CP et CE1, tout en rappelant « que la mise en œuvre de ce dispositif relève de la compétence de l’ensemble de l’équipe d’école, dans le cadre du projet d’école qu’elle établit. »

La formation

Il s’agit bien d’un accompagnement des équipes d’école. « La formation continue dispensée aux équipes enseignantes associe la circonscription, le département et l’académie. »

Elle peut notamment être assurée par des formateurs académiques de l’éducation prioritaire sur la base des orientations pédagogiques du référentiel de l’éducation prioritaire. Il est écrit : « Toutes les équipes d’école disposant d’un dispositif « Plus de maîtres que de classes doivent pouvoir bénéficier d’apports pédagogiques et didactiques sur des temps de formation continue formalisées ».

Il est important dans les conseils de formation de rappeler à ce que soit renforcée l’implication des ESPE dans la recherche et la formation relatives au dispositif « Plus de maîtres que de classes ».

 

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