www.snuipp.fr

Section SNUipp-FSU des Ardennes


Vous êtes actuellement : Actualités 

APC : La campagne du SNUipp-FSU fait bouger l’école ! Reconnaître le travail dit « invisible » mené par les équipes et qui favorise la réussite de tous.
Le ministère a de nouveau reçu le SNUipp-FSU le 15 décembre.

http://findesapc.snuipp.fr/

CR de la réunion du 15 décembre au ministère sur les APC

Le ministère nous a reçu à nouveau le 15 décembre sur la question des APC. Il a présenté la synthèse de l’enquête de la DGESCO (novembre 2016) sur les APC, reposant sur 314 retours d’écoles, dont l’objectif était de rendre compte des pratiques enseignantes pendant ce temps scolaire. Ce chiffre particulièrement bas (0.6% du nombre total d’écoles) en dit long sur la capacité de l’institution à connaître ce que sont réellement les pratiques enseignantes et conforte le SNUipp-FSU dans son analyse du peu de pertinence pédagogique accordée par nos collègues aux APC.

Le SNUipp-FSU a revendiqué la nécessité de reconnaître le travail dit « invisible » mené par les équipes et qui favorise la réussite de tous.

Nous nous sommes appuyés sur les résultats des enquêtes PISA et TIMSS dont un des enseignements à tirer est qu’il faut développer des collectifs de travail. Mais pour cela, il faut du temps. Dans le cadre de ces discussions et du refus du ministère de rediscuter de nos obligations de service, la SNUipp-FSU a demandé qu’une partie du travail invisible comme le travail en équipe, le lien avec les partenaires et particulièrement les familles, la mise en œuvre de projets répondant aux besoins etc… soient imputés sur le temps des APC.

Toutefois, si la proposition de « souplesse » dans les APC que nous portons n’a pas recueilli l’assentiment de deux autres organisations, elle n’a pas non plus déclenché d’opposition ferme et a été entendue par le Ministère.

Etaient présents, en effet, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT. Si le SE et le SGEN soutiennent les APC, ils reconnaissent toutefois qu’elles constituent une charge pour les enseignants. En revanche, nous partageons les préoccupations suivantes : la question plus générale du « pilotage pédagogique » des écoles qui doit se baser sur la confiance dans les équipes et à des enseignants concepteurs de leur métier, les contrôles tatillons, les problèmes organisationnels, les remplissages de tableaux et le temps de concertation pour les rendre opérantes.

Cependant, on peut s’interroger : les autres organisations syndicales ont-elles aussi été conviées à une réunion ?

L’initiative du SNUipp-FSU a amené les autres organisations à se positionner.

La lecture du compte-rendu de la même réunion par les autres organisations syndicales confirme les caricatures qu’elles font de la revendication initiée par le SNUipp-FSU. Il ne s’agit pas de supprimer des temps d’enseignement (les APC ne sont pas des temps d’enseignement) mais d’utiliser ce temps comme les équipes le souhaitent (l’utilité de ce temps pour les élèves n’est pas prouvé...).

Rappelons que les APC, prolongement direct de l’AP qui avait servi de prétexte pour supprimer plus de 5 000 postes RASED, sont un dispositif dont le sens pédagogique et l’intérêt pour les élèves sont loin d’être prouvés. Après l’occasion manquée de rediscuter en juin dernier lors du CTM des obligations de service, une nouvelle opportunité s’offre au ministère pour prendre en compte les évolutions du métier et apporter une reconnaissance à la réalité du temps de travail des enseignants.

Il est donc nécessaire de réunir toutes les organisations syndicales pour poser clairement les convergences (et les divergences), afin de construire l’unité la plus large possible sur la question du temps de travail des PE et du temps d’enseignement des élèves.

Dans l’attente de la prochaine réunion au ministère, nous allons lui transmettre une synthèse des milliers de retours que nous avons eus des écoles et proposer une rencontre aux autres organisations.

Lire aussi : APC : de premières avancées

 

*Top
©Copyright 2006 - Section SNUipp-FSU des Ardennes, tous droits réservés. Mentions légales