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Psychologues dans les Ardennes : coupables ! Double peine ! Compte-rendu de la réunion psychologues scolaires / DASEN du 29 septembre 2016.

Le DASEN a présenté les généralités et les spécificités départementales à corriger selon lui (trop d’orientations en SEGPA et en ULIS, trop d’absentéisme et de décrochage scolaire…). Il a considéré que les collègues psychologues en sont également responsables… Il a présenté les évolutions à venir au niveau des collèges, des pôles scolaires, de la carte des circonscriptions et enfin la répartition des psychologues scolaires.

Sermon et mobilité forcée !

Il a bien souligné que si au moins 2 postes étaient restés vacants, c’est à cause des syndicats qui n’ont pas accepté les candidats avec Master 2 (il a balayé les arguments qui lui ont été soumis à savoir le respect des textes réglementaires !).

(Lire les CR des CTSD et CAPD de la fin d’année 2015-2016.)

4 postes de psychologues scolaires sont vacants à la rentrée (2 dans la circonscription de Revin, 1 sur Vouziers et 1 sur Charleville ).

L’impression générale qui demeure suite à cette réunion est celle d’un grand malaise face à l’agressivité et aux propos du DASEN et de la passivité des IEN présents… Le DASEN a éludé la plupart des questions qui lui ont été posées notamment celle du devenir des 4 postes vacants et s’est montré très autoritaire et blessant avec les collègues qui ont osé remettre certaines choses en question...

Il a fini par dire que "toutes les réformes et réorganisations s’imposent et que si on n’est pas d’accord, on quitte le système".

Les psychologues scolaires déplorent ne pas avoir été associées à la réflexion avant ces propositions : cela aurait été moins brutal pour tous ! Ils ont découvert les changements et devaient choisir immédiatement un nouveau secteur à l’issue de cette réunion !

Le DASEN a voulu justifier certains choix en parlant de continuité de territoire alors que ça ne ne se vérifiait pas dans les différentes hypothèses présentées.

Le travail commencé « balayé »

Pourquoi tenir cette réunion presqu’un mois après la rentrée, alors que la situation (4 postes vacants et 1 psy en congé maternité) était connue bien avant les vacances et que le travail sur le terrain est déjà bien enclenché ? Par conséquent, les engagements pris depuis la rentrée et le travail commencé sont balayés… Un réseau de relations avec les différents partenaires (structures extérieures, parents, élus…) ne s’installe pas du jour au lendemain, identifier les personnes et construire des relations de confiance prend du temps, les changements se préparent notamment avec les familles que les psychologues ont accompagnées. Quid du temps passé depuis la rentrée sur des situations ? Un temps assez long va être nécessaire pour les transmissions de dossiers et informations.

Mouvement versus mobilité forcée

« Quand on participe au mouvement, on choisit un changement de poste et on y est préparé, là on nous met devant le fait accompli… » explique une psychologue scolaire. Et de la même façon, les collègues psychologues scolaires qui ont participé au mouvement se retrouvent sur des secteurs qui ne correspondent plus à ceux pour lesquels elles avaient postulé en connaissance de cause. Pourquoi tout modifier maintenant si la situation est transitoire et qu’un redécoupage des circonscriptions est en préparation, ce qui pourrait aboutir encore à une autre répartition ? On craint que cette réorganisation et l’intervention conjointe sur les secteurs restés vacants n’aboutissent à la suppression des postes libres si les psychologues acceptent sans rien dire ces propositions en se partageant simplement les écoles concernées (et en augmentant de ce fait le nombre d’élèves par secteur d’intervention).

Frais de déplacement

Concernant les frais de déplacement, on demande aux psychologues depuis plusieurs années de les réduire et de rationaliser leurs trajets mais là, l’enveloppe budgétaire départementale va exploser…

Découpages par circonscription

- Rethel : pas de redécoupage, les psychologues se partagent seulement les écoles de la collègue en congé.

- IA adjoint : aucun changement pour cette année.

- Sedan : le Dasen et l’IEN réfutent tous les arguments avancés concernant la spécificité du territoire sedanais. Les psychologues interviennent sur de nouvelles écoles hors circonscription Sedan.

- Charleville 2 : les psychologues gardent leur secteur initial + 4 écoles de Revin.

- Revin : Pour 2 psychologues de cette circonscription, les secteurs sont carrément changés.

- Vouziers : nouvelle répartition.

- Charleville 1 : les psychologues ont gardé leur secteur et l’IEN leur a partagé les écoles du secteur resté vacant en leur donnant les écoles les plus proches de leur propre secteur.

Téléphone

Un IEN demande aux psychologues de lui transmettre leur numéro de portable personnel pour pouvoir les joindre dans certaines situations. Sachant que les psychologues n’ont pas de service de garde ou d’astreinte à assurer, en quoi posséder leur numéro personnel est indispensable ? Pour le SNUipp-FSU 08, une telle demande de l’administration vise à pouvoir répondre à son timing et à ses urgences en utilisant les moyens personnels des collègues. Ces derniers doivent pouvoir garder la maîtrise de leurs tâches, de leur temps de travail et de leur temps personnel.

 

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