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Arrêt des APC : le SNUipp-FSU lance la consigne Courrier adressé à Madame la Ministre concernant les APC - Lettre aux parents
Les enseignants des écoles sont déjà 35 000 à s’être engagés à ne plus faire l’APC afin de redonner ce temps aux équipes et compenser une partie du travail invisible. Un premier objectif atteint pour le SNUipp qui s’adresse à la ministre et lance sa consigne d’arrêt des APC.
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Le cap des 35 000 engagements est dépassé. Pour le SNUipp-FSU, il s’agit d’une première victoire. D’ores et déjà, dans toutes les écoles de France, dans chaque salle des maîtres, le syndicat a réussi à ouvrir le débat autour de la réduction du temps de travail, à impliquer une part importante des enseignantes et des enseignants dans un engagement à arrêter les APC.

Un temps de travail qui doit être redéfini

Désormais il s’agit pour le SNUipp d’avancer concrètement vers la réduction du temps d’enseignement et d’obtenir rapidement des négociations avec la ministre sur ce dossier. Il continuera pour cela à développer un argumentaire montrant l’inefficacité des APC relayant entre autres les travaux récents de la recherche ou encore le dernier rapport sur les inégalités scolaires produit par le Cnesco et le réel besoin de redéfinir le temps de travail pour reconnaître l’ensemble des missions et tâches des enseignants.

Le syndicat passe à la deuxième étape de son action, avec derrière lui le rapport de force enclenché par plus de 10 % des personnels, rapport de force qui ne demande qu’à s’amplifier. Il s’est adressé à la ministre pour lui demander l’ouverture de discussions et lance dès aujourd’hui sa consigne d’arrêt des APC. Une campagne qui se déclinera dans les écoles avec une lettre aux parents et dans chaque département avec une adresse aux DASEN.

A lire : Gagnons ensemble la fin des APC ! Du temps pour mieux travailler ! Campagne - Brochure APC - Questions-Réponses

Paris, le 29 septembre 2016

Régis METZGER

Christian NAVARRO

Francette POPINEAU

Co-Secrétaires généraux

A

Madame Najat VALLAUD-BELKACEM

Ministre de l’Education nationale, de

l’Enseignement supérieur et de la Recherche

110 rue de Grenelle

75357 Paris 07 SP

Madame la Ministre,

Alors que la réussite scolaire de tous les élèves est un enjeu majeur pour notre société, les attentes vis-à-vis de l’Ecole et de ses personnels sont de plus en plus grandes. Trop souvent, les enseignants sont soumis à de nouvelles prescriptions sans que leur soient donnés les moyens de s’y préparer et de les assurer dans des conditions satisfaisantes. Pour exemple, à cette rentrée, des nouveaux cycles, des nouveaux programmes, des nouveaux parcours sans qu’aucun temps ne soit dédié à leur appropriation.

Le temps de travail des enseignants, déjà considéré comme l’un des plus élevés des pays comparables, ne cesse d’augmenter. Nous regrettons que les discussions autour du nouveau décret sur les obligations de service des enseignants du primaire aient été une occasion manquée de prendre en compte la réalité du travail enseignant dans le contexte social actuel.

Au cours des discussions sur ce texte, le SNUipp-FSU a présenté une toute autre ambition pour les enseignants des écoles : faire reconnaître les nombreuses missions qui constituent le « travail invisible » et récupérer du temps pour gagner en autonomie et en efficacité pédagogique. A cette occasion, nous avions proposé la suppression des 36 heures d’APC comme première étape de cette reconnaissance. Mais vous avez refusé malgré l’avis majoritaire des organisations syndicales siégeant au CTMEN de juin dernier et nous le regrettons.

Pourtant, vous le savez, une large majorité de la profession estime aujourd’hui que ce dispositif ne constitue pas une réponse adaptée à la difficulté scolaire, que les journées des élèves les plus fragiles sont inutilement alourdies et que, pour les enseignants, il est coûteux en temps pour une efficacité contestable. Ces conclusions sont partagées par de nombreux acteurs et spécialistes du système éducatif (R. Goigoux, CNESCO,…).

Alors que le métier d’enseignant est en pleine mutation et qu’il n’est plus constitué de l’unique acte d’enseignement, le temps dévolu aux APC serait autrement mieux utilisé pour les multiples partenariats éducatifs ou médico-sociaux et pour renforcer le lien avec les familles. Mieux utilisé aussi pour la scolarisation des enfants en situation de handicap ou l’aide aux élèves en difficulté sur le temps scolaire qui rendent incontournables le travail en équipe.

A cette rentrée, nous avons décidé d’engager une campagne nationale pour obtenir la fin des APC.

Plus de 35 000 collègues ont d’ores et déjà décidé de s’y engager. Nous appelons dès aujourd’hui la profession à entrer dans l’action et à ne pas mettre en oeuvre les APC. Dans ce cadre, nous vous demandons l’ouverture de discussions sur les ORS des enseignants des écoles.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations.

Pour le Co-secrétariat Francette POPINEAU

 

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