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Regard des PES sur leur formation : Améliorations indispensables et urgentes Communiqué de presse
Au regard des résultats (en pièce jointe), la situation dans les ESPE ne s’est pas améliorée depuis l’an dernier.

Regard des PES sur leur formation : Améliorations indispensables et urgentes

    Alors que se tient ce jour, la journée des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), organisée par le ministère de l’Éducation nationale, le SNUipp-FSU rend compte des résultats de son enquête menée pour la deuxième année consécutive, auprès des professeurs des écoles stagiaires (PES), afin de donner à voir la réalité de leurs conditions de formation et d’entrée dans le métier : 1 340 y ont répondu cette année.   Au regard des résultats (en pièce jointe), la situation dans les ESPE ne s’est pas améliorée depuis l’an dernier. Les difficultés reconnues par tous ne sont donc pas uniquement le fruit d’un démarrage chaotique. Il y a bien un vrai problème structurel et organisationnel de la formation qui nécessite des réorientations. Les professeurs des écoles stagiaires continuent de vivre une entrée dans le métier très difficile, stressante, fatigante et une surcharge de travail conséquente qui les empêche d’apprendre sereinement leur métier.   Les stagiaires sont surchargés et déclarent en moyenne travailler 48h35 par semaine, soit 35 min de plus que l’an passé. Ils sont toujours aussi débordés (75%), stressés (62.5%) et ne sont que 24% à se déclarer épanouis. Mais surtout, 85 % d’entre eux ne se sentent pas préparés à la responsabilité de classe alors qu’ils en ont la charge à mi-temps. La gestion de l’hétérogénéité des élèves (71%) et de la difficulté scolaire (53.1%) sont considérées comme les deux principales difficultés.   À l’ESPE, les contenus de formation sont jugés insatisfaisants concernant l’initiation à la recherche (73%), mais aussi la pratique pédagogique et la gestion de classe (68%), la connaissance de l’élève (70%). Alors qu’un nouveau cycle et de nouveaux programmes pour la maternelle sont entrés en application cette année, des modules de formation n’ont pas été systématiquement mis en place dans les ESPE et les volumes de formation des domaines disciplinaires sont insuffisants pour pouvoir couvrir tous les niveaux d’enseignement. Les volumes horaires sont très variables d’une ESPE à l’autre (319h à Dijon contre 216h en Martinique en M2) et les contenus très disparates. Le suivi et l’accompagnement des PES restent aussi très insuffisants.   Les stagiaires dressent donc un bilan assez négatif de leur formation et de leur préparation à l’entrée dans le métier. Il ne diffère sensiblement pas de celui qui a été tiré l’année précédente. La charge de travail reste bien trop importante, particulièrement du fait du poids du mi-temps en responsabilité. L’entrée dans le métier pourtant déterminante dans le devenir d’un enseignant est donc largement insatisfaisante.   Pour le SNUipp-FSU, il est nécessaire de mettre en place un cadrage national de la formation. Les ESPE doivent avoir les moyens suffisants tant humains que matériels, pour assurer toutes leurs missions et garantir une formation de qualité à tous les étudiants et stagiaires. Les formateurs de terrain doivent être pleinement associés à la formation initiale dans les ESPE.     Paris, le 24 mai 2016

 

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