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Section SNUipp-FSU des Ardennes


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C.D.E.N. du vendredi 17 avril 2015 Ouvertures et fermetures de classes - Autres mesures
Le Conseil Départemental de l’Education Nationale s’est tenu en l’absence de M. le Préfet, excusé. Rien de neuf sous le soleil ardennais... La totalité des représentants des enseignants, parents, élus a voté contre le projet de carte scolaire dans le premier et le second degré de notre département qui ne propose aucune amélioration par rapport au(x) CTSD précédent(s).
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Déclaration CDEN 17.04
La FSU a de nouveau fait part des ses inquiétudes exprimées dans les précédents CTSD et lors de la grève du 9 avril.
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Projet de carte scolaire 2015-2016 SNUipp08-FSU 14 avril

Modifications à l’issue du CTSD du 14 avril

Aucun changement lors du CDEN du 17 avril

Moyenne par classe départementale :

- 22,59 Hors EP

- 21 en Éducation prioritaire

Ardennes P/E : nombre d’enseignants pour 100 élèves

Tous enseignants confondus : 6,02

Le P/E "dans les moins mauvais de France" se "justifie" car les Ardennes font partie des 5 à 8 les plus en difficulté selon les indicateurs nationaux voisins des statistiques des territoires d’outre-mer.

Toutefois, la FSU estime que la ruralité, les structures et la création des REP et REP+ n’a pas été prise en compte lors du retrait de 20 emplois.

Les élus de tous bords et parents ont dénoncé le traitement réservé à notre département ainsi qu’un discours en décalage avec la réalité du terrain et des espoirs déçus. (Par exemple, des passages en REP /REP+ qui n’avaient pas eu les effets escomptés ou des décisions qui pénalisaient les familles qui choisissent de vivre dans les communes rurales). Des efforts sont demandés aux collectivités locales et rien en retour selon des élus. Les difficultés de dialogue ou à être reçu-e-s ont été pointées par les enseignants, parents et élus.

M. le Vice Président du Conseil général s’est livré à une charge contre "ces CDEN""Rien n’en sort !" estimant que le DASEN "ne laissera pas un bon sentiment, un bon souvenir". Il lui a demandé s’il avait été "missionné" pour "descendre" le département des Ardennes ! Le Secrétaire Général de M. le Préfet a mis ces "attaques personnelles" sur le compte de l’émotion. Ambiance ... M. le DASEN a précisé qu’il venait de recevoir un arrêté de nomination jusqu’à 2018...

Sur la question du retrait d’un emploi à Neufmanil, la FSU a apporté une revue à la hausse des effectifs.

Le DASEN a indiqué que l’idée du réseau d’école à Nouzonville existait avant l’éducation prioritaire ce qu’a démenti la FCPE : s’il n’y avait pas eu EP, il n’y aurait jamais eu de restructuration selon elle.

La FSU a demandé de la clarté sur le future sectorisation des écoles et l’administration a assuré qu’elle viendrait très prochainement.

Pour le DASEN , les transferts de Challerange vers Monthois ainsi que Chatel-Chéhéry (vers Grandpré) sont des cas emblématiques de ce qu’il n’est plus possible selon lui : tenir à tout crin dans les écoles du village. Un élève par niveau lui pose question. La compétence scolaire est au SIVOM de Grandpré, en capacité d’accueillir.

Face aux multiples remarques sur des différences entre les prévisions d’effectifs à jour et les propos de l’administration, le DASEN a présenté un nouveau concept : "le principe de précaution" (dans le doute, il maintient la fermeture ou il ne propose pas d’ouverture). Il a indiqué qu’il était possible sinon de bloquer les prévisions d’effectifs le 20 décembre de l’année n-1 puis d’ajuster à la rentrée... Quand il y a les moyens, il ouvre mais il avoue qu’il n’y a plus aucune marge de manœuvre.

La FSU a fait savoir qu’ à Rémilly Aillicourt, les prévisions étaient à la hausse sur la rentrée 2016-2017. Le DASEN a rétorqué que même en cas de hausse l’année n+1, elle serait "absorbée" sans ouverture.

Damouzy : la FSU a demandé de laisser la classe une année afin d’éviter de laisser une enseignante seule et attendre le pôle scolaire tant espéré. « On n’a que trop attendu » a répondu le DASEN.

Prix–lès Mézières : 179 et non 174 élèves selon la FSU et pas d’accueil possible des 12 TPS qui peuvent demander le privé. La FSU a remis la pétition concernant cette école.

Le DASEN a demandé d’arrêter de manipuler l’illusion du privé et que l’essentiel de la migration vers le privé est dû aux rythmes. Il n’accorde d’ailleurs aucun moyen supplémentaire au privé.

A Blanpain Sedan, le DASEN souhaite maintenir les seuils de l’éducation prioritaire . La FSU a réitéré sa demande de levée de la fermeture conditionnelle au vu des effectifs de cette école qui devrait relever de l’Education Prioritaire.

A Liégeois Charleville , la hausse d’effectifs a été prise en compte en CTSD.

La sectorisation des élèves de la MADEF scolarisés à Joliot Curie va être revue selon la DSDEN adjointe afin de construire une sectorisation sur un réseau d’école et non sur une seule école.

Concernant la fusion sur Bogny, le pôle scolaire neuf a permis de faciliter la réflexion selon le DASEN. La FSU avait, quant à elle, souligné que cette année « charnière » avant la fusion risquait d’être difficile à gérer en cas de reprise d’emploi.

La FSU a mis en avant la construction de logements sur le secteur de Bronnert Charleville ainsi que les soucis de comportement rencontrés dès la maternelle.

Pour Capucines élémentaire Charleville, la FSU a mis l’accent sur le cumul des difficultés du secteur en REP+ et les conséquences qu’aurait une fermeture sur l’organisation pédagogique (doubles niveaux nombreux).

Sur la cas de l’école Viénot élémentaire Charleville, la FSU a de nouveau exprimé son incompréhension. En effet, avec une moyenne prévisionnelle de 23,8 élèves, cette école élémentaire avec des inclusions Clis+UPE2A manque d’atteindre (à seulement deux élèves près !) la barre des effectifs-repères REP (24) pour prétendre à une ouverture. Elle dépasse les effectifs d’ouverture conditionnelle retenus pour des écoles "seulement" classées en REP mais ne figure pourtant pas dans les tableaux !? Considérée par les remplaçants comme la plus difficile de Charleville 1&2 (avec les Haybions) et passant en REP +, elle atteindra les effectifs les plus chargés depuis plus de 10 ans, date à laquelle elle bénéficiait de 2 classes supplémentaires avec des chiffres similaires ! Avec 40 élèves supplémentaires en trois ans sans ouverture, les prévisions de formation de classes de CM1/CM2 s’élèvent à 26/27 ( !). Le DASEN a refusé de faire figurer dans les documents cette école qui remplit pourtant ses propres critères pour une ouverture conditionnelle. Il a indiqué qu’une étude était en cours avec l’I.E.N. pour exploiter au mieux les moyens déjà en place.

La FSU a argumenté sur ce cas , et de façon générale, que les postes PDMQDC permettaient certes, par exemple, de prendre en charge quelques heures des petits groupes d’élèves. Mais les enseignant-e-s se retrouvent toujours avec leurs effectifs entiers plus de 20 h par semaine. La priorité est d’abord de réduire le nombre d’élèves par classe.

UPE2A (unité pédagogique pour élèves allophones arrivants) La FSU a rappelé que des CLIN était implantées auparavant dans des écoles comme à Brossolette. Elles permettaient d’évaluer et d’accueillir les néo-arrivants. L’inclusion était progressive pendant la 1ère année. Mais selon l’administration, il n’y avait pas d’amélioration significative. La FSU a rappelé que la circulaire de rentrée fixait le principe d’un enseignement intensif du français un minimum de 9 h, ce principe ne pouvant être respecté avec un seul poste pour tout le département ! La FSU a pris acte de la création d’un second poste sur Charleville 1 amené à intervenir aussi sur Vivier-au-Court et d’un poste sur Revin Trabbia. Elle a toutefois indiqué la présence de quelques élèves allophones sur Charleville 2.

Nous avons souhaité des détails sur les missions.

La DSDEN a affirmé qu’elles seraient conformes à la circulaire et que le partage des interventions serait discuté en concertation avec les deux enseignants en poste sur la même circonscription. Le DASEN a affirmé qu’on ne désectorisait pas les enfants et qu’un enseignant d’UPE2A pouvait se rendre dans la classe.

Le détail sur les décharges de direction sera communiqué prochainement.

CIO

Fermeture du CIO de Revin.

Le DASEN a évoqué l’évolution des missions des conseillers d’orientation psychologues : aller vers les élèves, les familles, coordonner les actions pour être au plus près des demandes des entreprises ... Il assure qu’il n’opère pas de reprises d’emploi des personnels.

La FSU a alerté sur les effectifs de SEGPA comme le Lac avec des classes déjà surchargées sans ouverture de division malgré le classement en REP+ et l’annonce de 4 élèves supplémentaires à la rentrée ! L’IEN copilote la réflexion sur une évolution du dispositif. L’approche peut être par structures (qui sont désectorisées) ou pas... La FSU a demandé quels étaient les pourcentages d’inclusion, en sachant que les enseignants doivent aussi gérer la classe entière le reste du temps. La FSU est intervenue sur les situations très difficiles pour les personnels enseignants qui les vivent. (Le questionnaire du SNUipp sur l’avenir des SEGPA ici. )

La FSU a dénoncé ces instances éducation nationale qui ressemblent de plus en plus à des chambres d’enregistrement. Dans le second degré les services du Rectorat imposent désormais les répartitions des suppressions dans les différents établissements. Le DASEN ne partage bien-sûr pas le point de vue. La répartition part bien du Rectorat selon lui...

Rythmes scolaires

La FSU a souhaité connaître les communes ayant fait part de leur intention de proposer une modification du temps scolaire pour la rentrée.

Sur le calendrier, le DASEN a indiqué que pour les demandes de changement, les délais étaient dépassés.

3 communes / regroupement appliquant le décret du 7 mai Hamon envisagent des modifications sur le Rethélois.

Le DASEN a indiqué seulement 50 % participation des familles aux activités périéducatives, le jeudi étant plébiscité. Le Recteur a donné son accord pour perdurer 2 années pour 2 communes. A charge pour la 3ème de régler le transport.

La ville de Charleville s’était adressée directement au Recteur mais ce dernier a écrit au maire de Charleville lui signifiant qu’il revenait bien au DASEN de trouver la meilleure organisation possible après un échange avec la ville. (Notre article sur les rythmes : ici)

Le SIRAE Cliron Lonny Sormonne Renwez Montcornet a demandé à regrouper sur 3h les activités périéducatives, ce qui a été refusé par M. le Recteur.

La rencontre qui devait se tenir au mois de février n’a pas eu lieu. Dès lors, les élus ont regretté que les enfants ne puissent pas bénéficier des infrastructures lourdes (terrains tennis, gymnase, piscine).

 

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