www.snuipp.fr

Section SNUipp-FSU des Ardennes


Vous êtes actuellement : Carte scolaire / C.T.S.D 

Compte rendu CTSD du 10 février 2015 Déclaration FSU, Questions diverses FSU.

L’ordre du jour :

- Installation du CTSD

- Approbation des PV du 12 juin et 26 septembre, du 4 novembre 2014

- Règlement intérieur du CTSD

- Règlement type départemental

- Présentation des prévisions d’effectifs dans les écoles

- Présentation des structures pédagogiques et des dotations dans les collèges et les lycées

- Point Education prioritaire

- Questions diverses

Déclaration de la FSU au CTSD du mardi 10 février 2015

Depuis les tragiques événements de janvier, l’École est au centre des débats. La société en attend beaucoup, à juste titre, car elle joue un rôle essentiel dans la construction, chez tous les jeunes, de valeurs citoyennes communes. Dans sa conférence de presse de jeudi dernier, le Président de la République a rappelé la priorité qu’il souhaite donner à l’École et l’a placée au cœur de son action. Ses annonces reprennent celles déjà faites par la Ministre de l’Éducation (maîtrise de la langue, numérique, formation...). Si la FSU se félicite du choix qui est fait de revaloriser le lycée professionnel, elle demande que soient précisées les déclinaisons concrètes de ces annonces, en termes de formations et de qualifications mais aussi de moyens propres qui ne soient pas encore dégagés par redéploiements…

L’École a effectivement un rôle majeur à jouer car c’est bien d’appropriation et de partage des valeurs, de connaissances, de culture dont notre pays a besoin. Ce rôle, elle le joue déjà. Et les personnels ont montré combien ils avaient su faire face, dès le 7 janvier, en étant à l’écoute de tous les élèves. Ils ont aussi accepté, très vite, de réfléchir aux questions que ces évènements tragiques posent à l’École. Pour cela, les personnels de l’Éducation, comme tous les agents de la fonction publique qui sont au service des usagers, ont besoin de reconnaissance, de confiance, de soutien mais aussi des moyens nécessaires pour réduire les inégalités et apporter davantage de justice sociale.

Après des années de dégradation des conditions de travail, de suppressions massives de postes entre 2008 et 2012 notamment, après les vertueuses déclarations des membres du gouvernement interpellant l’École sur ses missions, c’est un effort significatif en faveur de l’Éducation qui devrait s’imposer. Or, les conditions de rentrée, la politique de l’éducation prioritaire, l’indigence de la formation continue des enseignants, tout concourt à montrer l’écart entre les discours sur la priorité à la jeunesse et la réalité.

Les mêmes logiques budgétaires sont toujours à l’œuvre, la nécessaire revalorisation des enseignants est toujours repoussée aux calendes grecques et les quelques créations de postes prévues pour 2015 (l’équivalent de 2 550 postes à temps plein d’enseignants et 10 emplois de CPE stagiaires) ne pourront suffire à compenser la hausse démographique et financer une relance ambitieuse de l’éducation prioritaire. De ce fait, les redéploiements sont monnaie courante partout et les collèges non classés verront leurs taux d’encadrement se dégrader, les lycées des formations menacées. La vie scolaire ne dispose pas de moyens suffisants pour assurer toutes ses missions et la charge de travail des CPE n’en est qu’accrue ; quant à l’orientation, elle est toujours sous la menace de fermetures de CIO. Si l’on ajoute à cette désastreuse préparation de rentrée le silence du gouvernement sur l’ouverture de discussions concernant les carrières des enseignants, le maintien du gel du point d’indice, les méthodes de gestion arbitraires et autoritaires, le tableau est une nouvelle fois plutôt encore bien sombre pour la rentrée prochaine !

Les travaux actuels de préparation de rentrée dans les établissements font très nettement apparaître la tension sur les effectifs de plus en plus forte d’année en année (cf. le H/e en baisse régulière…), les dotations de plus en plus étriquées amènent certains chefs d’établissements à réduire l’offre de formation et à proposer des répartitions qui « jouent » les disciplines les unes contre les autres, les enseignants les uns contre les autres, sans parler de la pression aux HSA qu’ils exercent avec menace à la clé de déclaration de service non fait, ce qui est proprement inacceptable ! Et que dire de ces IMP (Indemnités pour Missions Particulières), financées sur des heures budgétaires, dont le décret ne sera soumis que demain au CTM, qui n’offre aucun cadrage national, qui va laisser au niveau local une définition d’une partie des rémunérations et qui pourrait aboutir à alourdir encore le temps de travail et à créer des concurrences entre les personnels, voire entre les disciplines… ? Comment ne pas s’inquiéter aussi de ce projet de « réforme » du collège qui vise à déstructurer l’organisation en disciplines par la globalisation et la diminution des horaires disciplinaires, par l’introduction d’enseignements complémentaires bidisciplinaires, de « parcours » en partie indépendants des programmes ?

Alors que tous les discours s’accordent à dire que les enseignants doivent être mieux formés, que les conditions d’étude des élèves et de travail des personnels doivent être améliorées, que les moyens doivent être renforcés dans les établissements et sur les territoires où les difficultés sont les plus nombreuses, où les inégalités sont les plus grandes…, que constatons-nous ?

Dans notre département où la concentration de grandes difficultés sociales et économiques, la paupérisation croissante de la population, l’absence de perspectives, le sentiment de rejet constituent un terreau favorable à toutes les idées réactionnaires et au fondamentalisme, où des formes de communautarisme existent, où la peur de l’autre, la xénophobie, l’homophobie se développent…, la FSU Ardennes, qui ne cesse, depuis bien longtemps déjà, de dénoncer l’abandon éducatif de notre territoire, s’indigne de la suppression de 45 postes d’enseignants à la rentrée 2015 dans les écoles et les collèges, suppressions qui s’ajoutent à celles déjà trop nombreuses des années précédentes et qui vont encore amener de la difficulté là où il y en a déjà bien suffisamment…

Alors que les besoins en postes sont terriblement criants dans certaines académies et certains départements et cela du fait de l’insuffisance des efforts en termes de moyens, notre académie et notre département, en particulier, sont victimes d’une gestion centrée sur le P/E. Cet indicateur permet de présenter une nouvelle fois la situation départementale comme privilégiée et de laisser croire que, en comparaison, plus de postes auraient pu être repris mais que l’on a bien voulu tenir compte des spécificités territoriales... Voilà le cœur du discours de la gestion de la pénurie.

Par ailleurs, alors que le report des opérations de carte scolaire dans le premier degré après les élections départementales va au moins avoir le mérite d’en laisser le temps de la préparation, la FSU Ardennes s’interroge sur les chemins qui seront empruntés par les services de la DSDEN pour arriver à la reprise de vingt postes et créer en parallèle les postes supplémentaires dans les nouveaux REP et REP + (postes pour les maîtres surnuméraires, les remplaçants pour les décharges, pour l’accueil des moins enfants de trois ans, pour le respect des seuils,...)… : des fusions ou regroupements d’écoles sur le département vont-ils être encouragés afin de lisser les moyennes mais en multipliant les classes à plusieurs niveaux ? Le nombre de postes de remplaçants va-t-il encore diminuer ?

Et cela, alors que l’enquête réalisée par la FSU en cette année de généralisation de la réforme des rythmes confirme ses analyses, notamment :
-  les incidences négatives de la réforme sur les conditions de travail et de vie personnelle des enseignants : accumulation de tâches, besoin de temps notamment pour travailler en équipe, insuffisance de reconnaissance de leur expertise et de leur investissement professionnel, effectifs chargés, gestion difficile de la difficulté scolaire, nécessité de RASED complets, manque de formation, occupation imposée des salles classes par le périscolaire …
- l’aggravation des inégalités territoriales : problème de locaux, personnels d’encadrement non formés, activités de qualités inégales avec leurs répercussions sur le temps scolaire.

La préparation d’une telle rentrée annonce une dégradation certaine des conditions de travail des élèves et des enseignants.   Et la réponse probable, sortie des fiches ministérielles d’éléments de langage, sur la nécessaire évolution des stratégies pédagogiques ne constituera que la provocation supplémentaire sur le discours d’austérité.

Estimant qu’il y a URGENCE à prendre les mesures qui s’imposent, à passer des paroles aux actes, à « sanctuariser » l’École, à maintenir les postes, à mieux considérer et revaloriser les métiers de l’éducation, à améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage des élèves, à favoriser l’accès à la culture, à mieux former les personnels à la multiculturalité, à créer plus de mixité sociale et scolaire…, elle interpellera madame la Ministre pour que les belles intentions affichées de lutte contre les inégalités, de partage de valeurs communes, de réussite scolaire pour tous trouvent rapidement leur concrétisation. C’est là un enjeu majeur pour notre société.

Questions diverses FSU

Pour le premier degré :

- la carte scolaire : les moyens nécessaires, leur répartition, les seuils, les documents préparatoires, le déroulé des instances de concertation ;

- l’éducation prioritaire : l’élargissement de la carte des réseaux, les indicateurs pour toutes les écoles, les écoles isolées, les conséquences pour les personnels qui sortent de l’EP, les instances de concertation ;

- les projets relatifs aux SEGPA ;

- les rythmes scolaires ;

- les élèves allophones et l’évolution des dispositifs CLIN ;

- le service des psychologues.

Pour le second degré :

- un point sur la répartition de la dotation académique / départementale (HP, HSA, IMP, dotation éducation prioritaire, allocation progressive, …) ;

- un point sur les postes et emplois d’enseignants (titulaires et non titulaires) et sur les moyens de remplacement ;

- un point sur l’éducation prioritaire : compte rendu du CTSD extraordinaire du 10 décembre, dotations REP et REP+, « accompagnement » de Sorbon et Turenne, la pondération 1,1, …

- un point sur le collège multi site Vouziers/Le Chesne ;

- un point sur l’EMC ;

- un point sur les CIO de Revin et Sedan ;

- un point sur l’évolution du réseau des établissements ;

- un point sur les Conseils Écoles-Collèges ;

- un point sur la réforme du collège ;

- un point sur l’accompagnement éducatif ;

- un point sur les lycées.

Compte-rendu

Calendrier :

CTSD 2nd degré : 19 mars

CTA : 20 mars

CTSD carte scolaire 1er degré/ 2nd degré : 7 avril.

Lecture des déclarations préalables (FO – FSU)

Le DASEN a informé les représentants du lancement des assises sur le respect des valeurs de la république, de la laïcité.

La FSU a indiqué sa surprise et son mécontentement face aux 45 postes retirés malgré l’augmentation du nombre de REP+ et de REP dans le département.

Les moyens seront insuffisants en Education Prioritaire et les Brigades REP + seront crées à moyens constants (voire réduits), et ponctionnés sur les classes en milieu ordinaire.

2nd degré :

- 25 postes.

Le DASEN justifie ces suppressions (démographie en baisse, indicateurs / département, redéploiement des moyens sur les Lycées professionnels).

Le DASEN réaffirme qu’il y a trop de collèges dans les Ardennes, qu’il faut travailler sur l’indice de mixité (mixité sociale/mixité scolaire).

La liste des collèges en REP et REP+ étant publiée au BO du 5 février 2015, il est donc acté que le collège Turenne de Sedan ne sera pas classé REP et confirme la sortie du collège Sorbon de Rethel.

Pour le collège Turenne, maintien des seuils de l’EP, pour le collège Sorbon, conservation des moyens pendant 3 ans.

La FSU fait part de collègues qui vivent des situations très difficiles, en souffrance et les remontées du terrain sont très négatives. Le DASEN reconnait que la difficulté du département est réelle.

1er degré :

Présentation de la prévision des effectifs dans les écoles.

Balayage succinct par le DASEN puisque les écoles seront étudiées au cas par cas lors du CTSD du 7 avril, avec l’annonce des mesures.

Le DASEN confirme la reprise de 20 postes pour le 1er degré et reconnaît que ce retrait d’emploi est loin d’être insignifiant. Ce qui n’empêche que l’administration ne retient que le P/E pour justifier ces retraits.

Le DASEN a rappelé les seuils (E.P : 23 en élémentaire et 25 en maternelle. Hors E.P : 25 en élémentaire et 28 en maternelle).

La FSU dénonce l’utilisation des effectifs repères, connus pour l’élémentaire et la maternelle.

Dans le cas d’une école primaire, il sera pris en compte les effectifs repères en maternelle et ceux en élémentaire, avec l’incidence sur les niveaux de classe.

Resectorisation de Charleville annoncée pour l’an prochain.

Education Prioritaire :

Le DASEN a de nouveau refusé de nous transmettre les indicateurs de toutes les écoles et en particulier des écoles isolées Blanpain – Résidence dont la FSU demande l’entrée en EP.

Les organisations syndicales font remarquer à la DSDEN qu’il faudra prendre en compte les TPS des écoles qui vont entrer dans l’Education Prioritaire. La DSDEN répond que l’état des lieux est en train de se faire, mais que pour l’instant la liste des écoles qui rentreront en REP n’est pas encore publiée.

La FSU demande une augmentation des H/E pour suivre les REP supplémentaires. (Les établissements hors EP voient leur H/E baisser.)

Dans les jours qui viennent, la liste des écoles qui relèvent de l’EP va paraître.

Un bilan des actions du REP+ le Lac va être fait afin d’aider les futurs REP+ (ou comment aider les futurs REP + avec l’expérience des anciens !).

Accompagnement éducatif : en éducation prioritaire uniquement. Rythmes scolaires :

« En discussion à Charleville » et des évolutions pourraient avoir lieu.

Suite à des demandes de précisions de la FSU et des annonces qui circulent sur les horaires à la rentrée en dehors de toute consultation et toute instance, le DASEN a rappelé que l’Éducation Nationale avait le dernier mot.

Il insiste sur l’exigence de régularité des horaires pour qu’il les valide.

Il précise qu’une (des ?) commune(s) (Charleville ? / …) souhaite(nt) mettre en place une organisation à partir du décret Hamon mais que la proposition ne rentre pas dans le cadre. Cette (ces) communes a (ont) décidé de passer outre le Directeur Académique et de s’adresser directement au Recteur.

Elèves allophones : évolution du dispositif. Actuellement 2 CLIN dans le département. La DSDEN identifie les besoins et il s’avère qu’on s’orienterait vers des dispositifs CLIN (toujours) itinérants. Ce projet sera présenté lors du CTSD du 7 avril.

CLIS : La FSU a fait remarquer que le nombre d’élèves en CLIS était en progression et que pour autant la DSDEN n’envisageait pas l’ouverture de nouvelles Clis.

L’IEN ASH a voulu nous démontrer que les intégrations réussies de certains élèves de CLIS dans le milieu ordinaire ne justifiait pas de création de CLIS. La FSU demande tous les chiffres (taux d’inclusion) et prend acte de la tenue d’un groupe de travail sur ce sujet Face à notre scepticisme, le DASEN reconnait qu’il y a une étude à faire sur les Clis.

SEGPA :

- 1 division à Sault les Rethel (perte d’un Professeur des écoles et perte d’1 bloc de moyen provisoire (21 h).

La FSU a une nouvelle fois pointé les effectifs anormalement élevé à la SEGPA le Lac de Sedan et les difficultés rencontrés par les collègues. Le DASEN et l’IEN ASH nient ces difficultés en argumentant que la SEGPA le Lac a un fonctionnement globalisé et des heures sont consacrées au travail en petits groupes. Arguments rejetés par l’ensemble des organisations syndicales.

Fumay reste sous vigilance avec 2 divisions.

Expérimentation dans les SEGPA de Vrigne aux Bois et Carignan : c’est un projet de travail avec les 6èmes de droit commun des collèges afin que la SEGPA soit plus inclusive et puisse travailler avec la 6ème ordinaire. Il y aurait un « temps barrette » où les enseignants de SEGPA iraient travailler avec les enseignants de la classe ordinaire. L’objectif est que la SEGPA soit davantage un dispositif plutôt qu’une structure.

Formation Spécialisée :

La session de formation départementale CAPA-SH option D (7 personnes) se termine cette année . Cette session a duré 2 ans et la DSDEN espère 100% de réussite à l’examen final.

Pour la rentrée 2015 : pas de départ en formation psy.

1 Départ option particulière (sans doute option A ) sur Paris.

Attente des textes rénovés du CAPA-SH : La formation devrait changer, il y aura sans doute un tronc commun unique axé sur la pédagogie avec en plus des spécialisations comme par exemple l’apprentissage du braille… De ce fait, il n’y aura plus de grosses différences entre les options. Le DASEN reconnaît que les moyens financiers sont limités pour la formation spécialisée mais espère être en capacité d’apporter des réponses de formation départementale sur le modèle des 7 collègues de ces 2 dernières années.

Formation initiale :

Le Dasen demande de lui faire remonter toutes les difficultés des PEFS sur le terrain.

Il pense qu’il faut mettre les enseignants en capacité de gérer l’hétérogénéité des classes (sic !).

Pour conclure, face à nos inquiétudes sur la baisse des moyens, le dasen se dit ne pas être convaincu par « le plus de moyen donnera plus de réussite »…..

 

*Top
©Copyright 2006 - Section SNUipp-FSU des Ardennes, tous droits réservés. Mentions légales