www.snuipp.fr

SECTION SNUIPP-FSU DES ARDENNES


Vous êtes actuellement : Actualités 

Présentation du socle commun de connaissances de compétences et de culture Malgré les interventions répétées de la FSU, le terme de socle est resté dans la loi, ce que nous regrettons et dénonçons.
Pourtant, le terme « culture » a été ajouté et la définition même de ce nouveau socle de connaissances, de compétences et de culture n’est plus inscrite dans la loi mais confiée au Conseil supérieur des programmes (CSP), instance indépendante elle-même créée par la loi.

Présentation du socle commun de connaissances de compétences et de culture

La loi et le socle :

Malgré les interventions répétées de la FSU, le terme de socle est resté dans la loi, ce que nous regrettons et dénonçons.

Pourtant, le terme « culture » a été ajouté et la définition même de ce nouveau socle de connaissances, de compétences et de culture n’est plus inscrite dans la loi mais confiée au Conseil supérieur des programmes (CSP), instance indépendante elle-même créée par la loi.

Le projet qui est mis à la consultation des enseignants est un projet totalement différent du socle Fillon. Il s’inscrit en effet dans une loi qui lui donne pour mission première de « permettre la poursuite d’étude ». Mais si rien n’interdit de valider le socle en seconde, le socle n’allant que jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire maintenue à 16 ans, et non à 18 ans comme la FSU le demande, il ne concernera pas le lycée.

Définition du socle :

Le socle doit maintenant devenir « le principe organisateur de l’enseignement obligatoire dont l’acquisition doit être garantie à tous. Les acquisitions doivent se faire progressivement tout au long des 3 cycles. Il reviendra aux programmes détaillés de préciser la nature et le niveau des connaissances et compétences visées par cycle et par domaine de formation ainsi que la contribution des disciplines d’enseignement à cette formation ».

Le socle devient donc « le programme général correspondant aux cycles de l’école élémentaire et du collège ». Il serait organisé en 5 domaines, chaque domaine annonçant les objectifs de connaissances et de compétences et les champs d’activité correspondants. Les programmes détailleraient ensuite les connaissances et compétences pour chaque domaine par cycle.

Il n’y a plus les 7 piliers correspondant aux compétences clés européennes mais 5 domaines qui ne sont pas centrés sur une discipline et renvoient à une démarche transversale.

Les 5 domaines proposés sont :

- Les langages pour penser et communiquer ;

- les méthodes et outils pour apprendre ;

- la formation de la personne et du citoyen ;

- l’observation et la compréhension du monde ;

- les représentations du monde et l’activité humaine.

Ce projet de socle définit aussi la culture commune à atteindre ou tout du moins donne les grands principes qui devraient la sous-tendre :

- elle ouvre à la connaissance, forme le jugement et l’esprit critique ;

- elle fournit une éducation générale fondée sur des valeurs qui permettent de vivre en société ;

- elle favorise un développement de la personne en interaction avec le monde qui l’entoure ;

- elle développe les capacités de compréhension et de création, les capacités d’imagination et d’action.

L’évaluation :

Il y a un flou autour des objets qui porteraient à évaluation. Le projet de socle annonce que cette question sera traitée de manière plus fine en même temps que les programmes, et pourtant énonce de grands principes et pose la question d’évaluation en fin de cycle et de l’évaluation et de la validation finale du socle et sa place par rapport au DNB.

Comparaison entre ce nouveau socle et l’ancien :

Compétences et connaissances : le socle Fillon était construit autour des compétences clé européennes. Elles ne sont plus présentes et le socle précise qu’il ne faut pas opposer connaissances et compétences : les 2 sont présentes. Elles s’articulent entre elles pour penser différemment l’école de manière plus transversale notamment.

Objectifs plus ambitieux : contrairement au socle Fillon, le but là n’est plus de définir le minimum à garantir à tous. Au contraire, ce sont des principes généraux et les connaissances et compétences visées au terme de la scolarité obligatoire qui sont définis ici et ils sont ambitieux pour l’école et la formation du futur citoyen qui n’était plus du tout présente dans le socle Fillon et dont la vision humaniste est plutôt encourageante. Par contre, en ne voulant visiblement définir que la finalité de l’école obligatoire, il reste très vague. Il sera difficilement appréhendé par les collègues.

Fin de la double prescription socle/programmes : deux prescriptions différentes avec le socle Fillon. Là, les programmes devraient détailler le socle et il ne devrait donc plus y avoir la double prescription avec le tri que cela pouvait entraîner. Mais, si nous connaissons le projet de socle, nous n’avons pas encore les programmes donc nous ne pouvons pas voir concrètement l’articulation entre ce socle et les programmes.

Évaluation du socle par le LPC ? : le socle Fillon était surtout entré dans les classes en primaire avec la mise en place du LPC vivement critiqué. Ici, le flou est très fort sur quelle évaluation (socle/ programmes), à quels moments et avec quels outils. S’il critique l’expansion abusive de l’évaluation et la multiplication excessive des items et revendique la nécessité d’une évaluation positive, il ne clarifie pas les modalités et le sujet des évaluations.

Évaluation de compétences autour de la personne, du comportement... : les piliers 6 et 7 du socle Fillon posaient des questions sur ce que l’on doit évaluer à l’école. Le domaine 3 du nouveau socle autour de la formation de la personne et du citoyen s’il devait amener à évaluation pourrait poser les mêmes questions.

Mise en place de ce socle :

Ce socle devrait être mis en place à la rentrée 2016. Les changements qu’il induit nécessitent une formation continue solide des collègues, des possibilités de travailler en effectifs réduits, en équipe, en cycle. Il nécessite une vraie réflexion sur l’évaluation. Pour tout cela, il faudra des moyens à la hauteur et des changements profonds dans le lien avec la hiérarchie avec notamment l’arrêt des injonctions et de l’intensification du travail. Sans cela, notre système éducatif ne permettra toujours pas la réussite de toutes et tous.

 

*Top
©Copyright 2006 - SECTION SNUIPP-FSU DES ARDENNES, tous droits réservés. Mentions légales