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CDEN spécial RYTHMES SCOLAIRES du 7 février La FSU08 a de nouveau demandé la suspension et la non généralisation du dispositif actuel. Elle réclame l’abandon du décret, revendique l’écriture d’un autre texte et de meilleures conditions de travail
Il n’y a pas eu de vote sur ces propositions des communes. La FSU porte un avis défavorable sur TOUS les projets qui ont été présentés dans le cadre de ce décret inadapté. Elle n’est pas pour autant favorable au Statu Quo et à la semaine "Darcos". Elle réitère donc sa demande de suspension de cette réforme et d’ouverture immédiate de négociations pour sa remise à plat totale et de meilleures conditions de travail. Le SNUipp a porté ses revendications pour une autre réforme des rythmes et de meilleures conditions de travail mercredi 12 février dans le cadre du comité de suivi au Ministère en publiant son contre-rapport. Le Ministère a accepté d’ "étudier" ces contre-propositions lors du prochain comité national de suivi reporté à ... début avril.

LE CONTRE-RAPPORT NATIONAL DU SNUipp

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Déclaration FSU08 CDEN 7 février 2014

Explications sur notre décision de quitter le comité départemental de suivi des rythmes ICI

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Rythmes scolaires document de travail présenté au CDEN
Propositions d’organisations du temps scolaire des communes ardennaises (ni votées, ni validée mais présentées au CDEN)

Compte-rendu CDEN du vendredi 7 février

Point principal : présentation de l’organisation du temps scolaire dans le premier degré

Excusés : M. Le Préfet (recevant M. Valls, Ministre de l’Intérieur) , M. le Vice-Président du Conseil Général

Présents : DASEN, DASEN adjointe, FSU, UNSA, FO, CGT, FCPE, des représentants des communes et du conseil général ...

- Le DASEN est revenu sur la déclaration préalable de la FSU en indiquant que le temps scolaire n’avait pas été réduit par le décret Peillon.

La FSU a (re)précisé que sa déclaration portait sur les 2h hebdomadaires en moyenne perdues depuis 2008 (décret Darcos) et qui n’avaient pas été restituées ni sur la semaine, ni sur l’année. Elle a précisé que le temps global de présence dans l’école de la plupart des enfants était (serait)allongé de 3h (4x45 min de NAP) dont le mercredi matin en prime.

- Le DASEN a indiqué avoir refusé des projets NON CONFORMES

2 communes refusent catégoriquement d’entrer dans les rythmes ( des retours de terrain nous font état de plusieurs refus et de communes qui ne mettront pas en place les PEDT qui sont facultatifs) Rq : dans les documents de travail présentés par le DASEN, le projet du Chef-lieu, Charleville, présenté aux écoles, ne figure pas pour le moment.

- Le DASEN indique que cette réforme fait apparaître les inégalités déjà existantes ; il les fait émerger. L’objectif : réduire ces inégalités.

La FSU explique que la plupart des familles n’ont ou n’auront d’autre choix que de laisser leur enfant à l’école (il faut bien les garder) jusqu’à 16h30 : la participation à des activités périscolaires va donc passer de 20 % à environ 60 à 80 % d’enfants , ce qui aggrave(rait) ces inégalités.

Pour le DASEN, ce décret est la réécriture d’un nouveau contrat social les enfants ont à subir le temps des adultes.

Le DASEN croit à la solidarité – la mutualisation.

Justement la FSU a indiqué que des organisations pourtant en 5 jours sur 7 ou 8 demi-journées permettaient cette mutualisation [là où on dispose de moyens...] au sein ou entre des communes voisines (locaux, personnel qui tourne, infrastructures, transports vers gymnases, patinoire, piscine, musée, …) Mais le décret (qui impose un carcan de 9 demi-journées) bloque pour l’heure ces organisations (comme à Munster) ou la possibilité de répartir les activités périscolaires sur un après-midi comme proposé à Lille. M. Peillon s’apprête à rédiger un arrêté pour autoriser la poursuite du dispositif en Alsace. Alors qu’est-ce qui empêche la mise en place d’organisations cautionnées par des chronobiologistes et jugées pertinentes par l’ensemble des différents acteurs (parents, enseignants, animateurs, agents, et élus ...) ailleurs en France ? Encore une fois, la question des rythmes scolaires n’est pas, à nos yeux, le levier prioritaire pour améliorer la réussite. Mais ces exemples illustrent la nécessité de réécrire un autre texte dans le cadre d’une réflexion plus globale.

La FSU a rappelé qu’il sondait toutes les écoles de France. Elle a indiqué que la liste des difficultés déjà recensées était bien longue et a épargné le CDEN, réuni à une heure tardive, de sa lecture intégrale. La FSU a invité les acteurs présents à prendre connaissance du contre-rapport national que le SNUipp est entrain de bâtir à partir de ces remontées et qui sera présenté au Ministère lors du comité national de suivi des rythmes du mercredi 12 février. Si le Ministère refuse d’étudier ces contre-propositions, le SNUipp quittera le comité de suivi national. Après un an de mobilisation face aux multiples difficultés engendrées par ce décret inadapté , nous demandons à M. Peillon d’ouvrir ENFIN des discussions pour rédiger un autre texte et pour de meilleures conditions de travail dans nos écoles.

Animateurs Nous avons déploré la dégradation des taux d’encadrement passant de 1 animateur pour 14 à 1 animateur pour 18 pour les enfants de plus de 6 ans et rappelons la précarité d’horaires de travail du type ... 4x45min par semaine.

Présentation des projets d’organisations

22 PEDT 0 dérogatoires 103 PEDT sur 194 écoles

A partir des organisations présentées, la FSU a fait savoir que certaines écoles déjà en 4,5 J dans d’autres départements des enseignants se retrouvaient à corriger les copies … dans les couloirs. Certes, ce n’est pas le cas dans les Ardennes ... pour le moment...

Le samedi matin, dérogatoire, ne figure dans aucun projet. [La question des transports a, semble-t-il, pesé , en particulier dans les communes rurales] Certaines organisations surprenantes (ex : NAP puis 2h15 de scolaire la matin) ont attiré notre attention et nous avons dénoncé la différentiation des horaires entre écoles (ex : maternelle élémentaire d’une même commune) qui cause des soucis pour les familles qui ne mettent pas leurs enfants de maternelle au TAP « sieste » payants et contraintes d’attendre 45 min après avoir déposé le grand frère en élémentaire... Le directeur académique a indiqué que sa seule boussole était l’intérêt de l’enfant. La FSU a ajouté qu’en maternelle, le décret empêchait les décloisonnements qui pouvaient se tenir pendant le temps de sieste rendant possible la prise en charge de petits groupes d’élèves.

Plus largement, nous avons rappelé notre opposition à l’allongement de la pause méridienne au-delà d’une durée de 2h. Certes, il faut garantir sa qualité et une durée minimum raisonnable (pour éviter qu’un enfant retourne en classe avec la pomme de la cantine dans la main). Mais cette pause de midi est une période où les enfants se fatiguent, parfois accidentogène. Nous avons cité Claire Leconte qui estime que ce temps est très difficile à organiser, qu’il doit être de qualité et que son allongement n’est, à notre connaissance, proposé nulle part ailleurs dans le monde.

Le DASEN a insisté sur la régularité , critère de validation des projets. [Remarque : le contraire de ce qui se fait à Paris par exemple, d’où la nécessité d’un cadrage national fort excluant ces usines à gaz tout en laissant la possibilité , comme avant 2008 à des organisations dérogatoires pertinentes et validées par l’ensemble des acteurs de la communauté éducative et d’abord par les enseignants comme l’exige la FSU ]

 

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