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Pourquoi nous quittons le comité départemental de suivi des rythmes scolaires ... Explications
La FSU08 a décidé de quitter le comité de suivi des rythmes des Ardennes et explique les raisons ci-dessous. Elle réclame l’abandon du décret actuel et l’écriture d’une autre réforme des temps de l’enfant (avec un cadrage national fort laissant la possibilité d’adaptation locales si tous les acteurs sont partie prenante) ainsi que des mesures améliorant les conditions de travail dans les écoles. Nous continuons de consulter la profession via cette double enquête pour établir un CONTRE-RAPPORT qui sera porté lors du comité de suivi du MERCREDI 12 FÉVRIER 2014 à Paris. Si ce comité refuse d’inscrire ce contre rapport et de l’étudier le 11 mars, le SNUipp quittera également le comité national.

Premier Comité départemental de suivi des rythmes

La FSU08 a participé au premier comité départemental de suivi des rythmes qui s’est tenu en mai 2013
- pour y demander le report à 2014 partout et porter nos revendications
- pour y faire entendre les "avis" de nos collègues face aux propositions des 18% de mairies passées en 2013
- pour aborder les gros problèmes de mise en oeuvre de cette réforme qui dégrade les conditions de travail des élèves et de leur enseignants
- car la question des rythmes des élèves interroge les conditions de travail des enseignants. (Le SNUipp réclame 18h+3h avec une étape à 21h+3h, sans abaissement du temps élève, en articulation avec 6 maîtres pour 5 classes.)
- afin de faire remonter les réalités du terrain face à l’affichage ministériel "tout va très bien Madame la Marquise" :

. suractivisme (temps scolaire avec mercredi matin + NAP + garderie+ étude + cantine... )

. temps de sieste

. allongement du temps de présence à l’école

. horaires scolaires décalés entre écoles d’une même commune posant des soucis d’organisation aux familles

. multitude d’intervenants qui crée la confusion entre scolaire et périscolaire

. activités qui peinent parfois à faire sens

. "garderie" mise en place faute de mieux

. baisse scandaleuse du taux d’encadrement par animateur (1 animateur pour 18 !) dans le seul but de faire avaler la pilule aux maires réticents .

. personnel en nombre insuffisant , non formé ou précaire

. appel au "volontariat" des enseignants faute de personnel

. difficultés à recruter des animateurs qualifiés pour les TAP (NAP)

. dégradation des conditions de travail pour nos collègues :

. problèmes de locaux

. refus de toute déréglementation à commencer par le temps de service des remplaçants...

. tentatives de limitation d’accès aux temps partiels

. refus que la politique de décentralisation se traduise par un transfert des missions des écoles aux collectivités territoriales.

.respect des principes de qualité, d’égalité, de laïcité et de gratuité

CTSD de novembre 2013

Le DASEN a reconnu certaines de ces difficultés, précisant qu’elles étaient parfaitement connues et que le travail était "colossal" et a regretté les postures qui visent à "laminer" cette réforme ( positions de maires, sondages très défavorables à cette réforme, attitudes jugées dogmatiques ) et qu’il fallait rechercher une "cohérence du temps de l’enfant".

La FSU08 a rétorqué, qu’au contraire, ce décret "lamine" certaines expérimentations locales (pourtant en 5 jours : un comble !) sur 7 ou 8 demi-journées de temps d’école avec des activités extra-scolaires regroupées sur un ou deux après-midis. Ces communes (qui disposent de moyens) avaient réussi à déroger à la semaine Darcos (combattue par le FSU, dont l’objectif premier était de supprimer des postes (de RASED) dans l’Education Nationale). Elles n’échapperaient pas au décret Peillon actuel qui oblige en l’état à répartir le temps scolaire sur 9 demi-journées (dont le mercredi matin choisi dans la grande majorité des cas).

Les seules "souplesses" permises étant l’allongement de la pause méridienne et des journées dérogatoires de plus de 5h30 pour... réduire les coûts des municipalités ou le choix du samedi matin dérogatoire et non retenu par une immense majorité de communes.

Notons en outre que la réforme Peillon ne restitue, ni sur la semaine, ni sur l’année, les 2h hebdomadaires de temps scolaire perdues par tous les élèves depuis 2008 *... *en 2008, un quart des élèves avait un système dérogatoire qui est impossible aujourd’hui.

En amont du second comité de suivi des rythmes de décembre 2013,

les retours des écoles passées en 2013 ont confirmé ces craintes, et mis au jour des inégalités criantes : (entre la "garderie" voire le "rien du tout" des communes ou RPI aux moyens insuffisants et "les ateliers scientifiques, culturels, sportifs" d’autres disposant déjà d’infrastructures et de personnel, et entre les TAP gratuits ou les payants ...).

Ce second comité n’a fait que mettre en lumière les problèmes déjà évoqués. Étaient excusés : le Préfet, le DASEN, le Conseil Général, la FCPE, la CAF ... qui n’ont pu entendre nos revendications.

Face à toute ces inquiétudes et à nos demandes de remise à plat complète pour une autre réforme, on nous rétorque : "Nous connaissons vos positions. Ici c’est un comité "de suivi" et non une instance" et on nous annonce l’élaboration de "chartes", de "recommandations" que les personnels n’ont pas attendues pour tâcher d’atténuer la désorganisation engendrée par ce décret.

On nous martèle également : " Il a pu y avoir des débats parfois houleux localement mais tout est entrain de s’apaiser". Au satisfecit affiché, nous rétorquons par ce chiffre : 0 % des collègues rencontrés par les militants SNUipp08 satisfait(e-s) par ces nouveaux rythmes ! (Si tel n’est pas le cas, n’hésitez pas à nous le faire savoir : snu08@snuipp.fr !)

Enfin, la dernière sortie de M. Ministre prouve que le respect des temps de l’enfant n’est absolument pas au cœur de ses préoccupations.

Il a reculé, face aux lobbies touristiques sur le calendrier 2016 avec des périodes d’école qui resteront déséquilibrées sur l’année, certaines zones alternant une période d’à peine plus de 4 semaines après Noël et quasiment 11 semaines en fin d’année s’éloignant ainsi de l’alternance : 7 semaines travaillées - 2 semaines de repos préconisée par l’Académie de Médecine. Le vote du CSE, extrêmement clair : 41 voix contre, 19 abstentions, 3 refus de vote et 0 voix pour n’appelle aucun autre commentaire.

STOP ! Parlons d’école.

Pour nous, il est donc grand temps que cette cacophonie cesse... Le comité de suivi a montré ses limites : il n’est plus question pour nous de participer à cette mascarade dont le seul objectif est, sous couvert de dialogue social, de disposer d’une tribune pour la conduite de la réforme. Ce comité ne permet pas une quelconque amélioration concrète des conditions de travail dans nos écoles, bien au contraire. Les avis des enseignants, fussent-ils discordants, doivent être pris en considération !

Nous quittons donc ce comité et NOUS CONTINUONS D’EXIGER LA SUSPENSION IMMÉDIATE DE CE DISPOSITIF et l’abrogation de ce décret dans les instances (CTSD, CDEN, ...) et par nos actions (mobilisations, contre-rapport du mercredi 12/02, ...) Une remise à plat complète est nécessaire. Mais les rythmes ne peuvent pas être les seuls leviers pour la transformation de l’Ecole et ce n’est pas le levier prioritaire . La réécriture du décret doit se mettre en place dans le cadre d’une réflexion plus globale qui permette une véritable amélioration des conditions de travail dans les écoles qui passe d’abord par une autre dotation que le retrait de 20 poste de PE dans notre département !

PS : Un décret est-il définitif ? NON Peut-on obtenir abrogation d’un décret ? OUI !

- ÉVAL ENSEIGNANTS abrogé le 8/05/12
- CLES2&C2I MODIFIÉ le 27/08/12
- JOUR CARENCE abrogé le 29/12/13
- Décret rythmes abrogé le ?/ ?/14 pour l’écriture d’une autre réforme et de meilleures conditions de travail dans nos écoles

 

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