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Retraites : Les jeunes générations concrètement touchées Des exemples de cas concrets


  Pierre, né en 1970. Il est devenu enseignant à 26 ans et pourrait partir à la retraite à 62 ans en 2032.  Avec les règles actuelles, il pourrait prétendre à une pension nette de 1452 euros. Avec la nouvelle réforme, sa pension chuterait à 1423 euros soit une perte de 29 euros par mois. Pour toucher le même niveau de retraite qu’avant la réforme, il devra travailler une année supplémentaire (63 ans). Pierre considère qu’il ne peut pas vivre avec une retraite de 1 452 euros. Afin de vivre mieux et percevoir une meilleure retraite de 1 800 euros, il devra encore travailler quatre années supplémentaires jusqu’à 67 ans.  
  Justine, née en 1973. Elle est devenue enseignante à 27 ans et pourrait partir à la retraite à 62 ans en 2042. Elle est mère de 3 enfants. Avec les règles actuelles, elle pourrait prétendre à une pension nette de 1294 euros. Avec la nouvelle réforme, sa pension chuterait à 1246 euros soit une perte de 48 euros par mois. Pour toucher le même niveau de retraite qu’avant la réforme, elle devra travailler une année supplémentaire (63 ans). Elle considère qu’elle ne peut pas vivre avec une retraite de 1 294 euros. Afin de vivre mieux et percevoir une meilleure retraite de 1 800 euros comme Pierre né en 1970, elle devra encore travailler quatre années supplémentaires jusqu’à 67 ans.   
  Céline, née en 1976. Elle est devenue enseignante à 23 ans ce qui est plus tôt que la moyenne des enseignants actuels (26 ans). Elle pourrait partir en retraite à 62 ans en 2038. Avec les règles actuelles, elle pourrait prétendre à une pension nette de 1827 euros. Avec la nouvelle réforme, sa pension chuterait à 1620 euros soit une perte de 207 euros par mois. Pour toucher le même niveau de retraite qu’avant la réforme, elle devra travailler trois années de plus c’est à dire jusqu’à 65 ans.   
  Elsa, née en 1980. Elle est devenue enseignante à 25 ans et pourrait partir à la retraite à 62 ans en 2042. Elle est mère de 2 enfants. Avec les règles actuelles, elle pourrait prétendre à une pension nette de 1551 euros. Avec la nouvelle réforme, sa pension chuterait à 1361 euros soit une perte de 189 euros par mois. Pour toucher le même niveau de retraite qu’avant la réforme, elle devra travailler deux années supplémentaires (64 ans). Elle considère qu’elle ne peut pas vivre avec une retraite de 1 551 euros. Afin de vivre mieux et percevoir une meilleure retraite de 1 800 euros, elle doit encore travailler deux années supplémentaires jusqu’à 66 ans.    Racheter les années d’études : hors de prix !

Aujourd’hui, le coût du rachat des années d’études est inaccessible, même avec une aide forfaitaire. Par exemple, le coût du rachat d’une année d’étude pour Laure, née en 1983, qui débute dans le métier et est au 5ème échelon, sera de 10 963 euros alors qu’elle gagne 1750 euros par mois ! Le gain mensuel de ce rachat sur sa pension sera ensuite de 36 euros.

Hausse des cotisations : le pouvoir d’achat directement impacté Entre 2014 et 2017, la réforme prévoit une hausse progressive des cotisations vieillesse. 0,15 % dès 2014 pour atteindre au total 0,30 % en 2017.

Nos salaires seraient directement touchés :

76 euros par an pour un professeur des écoles au 5e échelon

 88 euros par an pour un professeur des écoles au 8e échelon

110 euros par an pour un professeur des écoles au 11e échelon

130 euros par an pour un professeur des écoles au 7e échelon Hors Classe   La réforme reprendrait aux enseignants des écoles une partie de l’indemnité (ISAE) de 400 euros annuels créée à cette rentrée et ce, dans un contexte de gel des salaires depuis quatre ans.

Les enseignants français sont parmi les plus mal payés des pays de l’OCDE.

 

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