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Refus de temps partiel : une solution ? La grève hebdomadaire.

Le SNUipp-FSU des Ardennes envisage de déposer un préavis de grève dès la première semaine de la rentrée, pour le mois de septembre voire pour l’année entière afin de permettre aux collègues qui se sont vu opposer un refus à leur demande de temps partiel de protester tout en libérant une journée par semaine.

Nous en étudions les modalités.

Historiquement, ce type de grève a été le moyen de conquérir de nouveaux droits que sont les différents temps partiels.

Explications.

Exemple :

Un collègue, travaillant en 4 jours, fait grève une journée par semaine.

Il travaille donc dans les faits à 75 %.

S’il répète cette action toutes les semaines sur les 36 de l’année scolaire, il cumule 36 journées de grève.

Rapporté au traitement annuel, cela correspond à un prélèvement total de 10 % :

36 jours de grèves / (30 jours x 12 mois) = 0,1

Il devrait donc toucher un traitement correspondant à 90 % d’un traitement à temps plein.

La plupart des collègues qui ont demandé un temps partiel sur autorisation l’ont fait pour les mêmes motifs que les temps partiels de droit, c’est-à-dire essentiellement familiaux.

Cependant les textes réglementaires limitent le temps partiel de droit pour raisons familiales, à la date anniversaire des trois ans de l’enfant après une naissance. N’est-ce pas trop restrictif ?

Précisions :

Ces mesures départementales de refus de temps partiel sur autorisation sont le résultat des reprises d’emplois des dernières années, de recrutements insuffisants ou inexistants, conséquences de mesures d’austérité depuis plusieurs années contre lesquelles nous avons mené plusieurs mouvements.

Elles sont aussi le fruit de la reprise de 3 postes devant classe affectés à l’accompagnement ( ?) de la refondation de l’école, de la désorganisation causée par la réforme des rythmes et de la mise en place à moyens constants d’un fallacieux "Plus de maîtres que de classes", correspondant à 17 postes.

En effet, ironie, ou tromperie, de ce dispositif gouvernemental, son application conduit à réduire les droits et augmenter le temps de travail des collègues.

Or, à l’origine, cette revendication historique du SNUIpp-FSU, c’est :

Plus de maîtres que de classes :

3 maîtres pour 2 classes car 27 H x 2 classes = 54 H

et 54 H correspondent à 3 maîtres pour un service de 18 H / maître.

C’est donc aussi une revendication d’abaissement du temps de travail enseignant à 18 H + 3 H hebdomadaires, sans abaissement du temps de classe dû aux élèves : 27 H hebdomadaires.

Abaissement du temps de travail légitime que se voient aujourd’hui refuser les collègues.

 

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