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CDEN 25 juin : Rythmes scolaires A l’ordre du jour principalement : Rythmes scolaires
Le DASEN a présenté les communes adoptant et celles n’adoptant pas la réforme à la rentrée 2013. Il a présenté les modifications du règlement départemental. Ces informations avait été communiquées au préalable comme documents de travail. Le document présentant les horaires retenus par chaque école avait été gardé sous cloche et a été présenté - très rapidement - en séance. La transparence n’était donc pas de mise.
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Horaires des écoles des communes adoptant la réforme des rythmes en 2013 présentés par le DASEN CDEN 25 juin 2013

Une délégation d’élus, de représentants syndicaux et de membres du collectif ardennais pour la sauvegarde des écoles a été reçue en début de séance. Elle a obtenue du Préfet, l’organisation d’une table ronde le vendredi 28 juin.

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FSU questions diverses CDEN du 250613

Déclaration FSU au CDEN du mardi 25 juin 2013

Dans un contexte de crise économique qui perdure et s’accentue, la mise en place de politiques de rigueur et d’austérité en France et dans tous les pays d’Europe a des conséquences dramatiques pour les salariés, les chômeurs et les retraités. La FSU revendique une autre répartition des richesses avec des services publics renforcés agissant comme levier pour l’égalité.

La Loi d’orientation et de programmation annoncée comme une grande priorité vient d’être votée. Pour autant, la rentrée 2013 ne marquera pas la rupture attendue.

Dans le second degré, dans notre « beau département », alors que les « efforts » du gouvernement devaient se traduire par la création de 10 ETP, alors que M. Montebourg affirme de façon péremptoire dans l’hémicycle qu’ « il n’y a pas de retraits d’emplois pour la rentrée 2013 », ce seront pourtant encore 4 postes qui seront repris en collèges pour 41 élèves supplémentaires attendus, 8 postes qui seront supprimés dans les lycées généraux et technologiques pour 2 « petites » créations en lycées professionnels. Plutôt que de stigmatiser encore un peu plus les élèves « ardénnais » en pointant leurs « résultats au DNB les plus faibles des 4 départements », ces 10 postes n’auraient-ils pas pu contribuer, ici, à alléger les effectifs dans les classes, là, à dédoubler certaines divisions ou à créer des plus petits groupes de travail, à mettre en œuvre, partout où cela s’avère nécessaire, des projets qui permettent une réelle prise en charge de la difficulté scolaire que nous connaissons tous dans nos établissements ? Au contraire, 88 élèves en 6è à Signy l’Abbaye (où une division vient d’être supprimée et où la transparence sur les dérogations est demandée), 89 élèves à Vrigne-aux-Bois seront répartis dans 3 classes de 29/30, (le seuil ou l’ « objectif d’encadrement » fixé à 28 élèves en 6è n’est-il pas dépassé ?), offrant sans aucun doute à ces jeunes collégiens les meilleures conditions de leur réussite… Alors que les collèges en Réseau de Réussite Scolaire ont pu en effet -et c’est tant mieux- mesurer les « efforts » du gouvernement en termes de moyens supplémentaires (15h), la FSU Ardennes regrette que la décision unilatérale de la répartition de cette enveloppe n’ait jamais pu être discutée, d’autres collèges ayant pu tout aussi légitimement être bénéficiaires d’un « petit coup de pouce » eu égard à leur situation particulière. La FSU Ardennes continue à dénoncer les seuils de 28/29 élèves dans les classes de collèges et à revendiquer un effectif maximal de 24 environ, pour une meilleure prise en compte des difficultés et une capacité plus grande de mise en œuvre des réponses à leur apporter. La FSU Ardennes dénonce également la suppression de postes d’AED pour permettre le financement des Emplois d’ Avenir Professeurs. Enfin, la FSU Ardennes réitère sa demande d’abrogation du programme ÉCLAIR qui a fait la preuve de son inefficacité pour les élèves et de son « inattractivité » pour les enseignants, preuve en est le nombre de postes restés vacants après le mouvement tant à Revin qu’à Sedan, postes qui seront le lot de collègues TZR et/ou contractuels, pas forcément volontaires… Elle espère que le chantier actuellement en cours proposera une réelle et ambitieuse refondation de l’éducation prioritaire accordant vraiment une attention et des moyens partout où les besoins s’en font sentir, pour tous ceux qui sont dans la difficulté.

Dans le premier degré, la priorité ne peut pas se résumer à une réforme des rythmes précipitée, contestée et rejetée par la communauté éducative. Cette priorité doit se traduire par des avancées concrètes reconnaissant le travail et l’engagement des enseignants et permettant la réussite de tous les élèves. Cela passe aussi par la création des postes et recrutements nécessaires.

Rythmes

Depuis le début du processus, la réforme des rythmes scolaires a été marquée par un manque de concertation et une précipitation de très mauvais augure pour sa mise en place concrète à la rentrée 2013. La réforme ne peut se faire sans et encore moins contre les enseignants. D’ailleurs, cette réforme n’a pas convaincu, puisqu’au niveau national seulement 18,6 % des communes, 22,5% des écoles, et 22,3 % des élèves seront finalement concernés par une modification des rythmes scolaires dès la rentrée 2013. Au niveau départemental, la réforme des rythmes s’appliquera dès 2013 dans 18,86 % des communes (avec école), 16,6 % des écoles et pour 17,9% des élèves. L’impréparation dans laquelle se fait cette réforme et la grande latitude donnée aux collectivités vont conduire inévitablement à des organisations chaotiques et très inégalitaires et posent un grand nombre de questions :

– La carotte financière a conduit certaines communes à se prononcer pour 2013 dans la précipitation sans forcément mesurer toutes les implications de la réforme. Quid du financement après 2014 ?

– Les horaires risquent d’être décidés dans certains endroits non en fonction du rythme des élèves mais en fonction du moindre coût pour les collectivités, du moindre coût pour les transports, etc.

– Les activités péri-éducatives risquent, dans certains cas, de se résumer à de la garderie. Dans les autres cas, les choix se feront en fonction des budgets contraints dont disposent les mairies ou les communautés de communes. Les taux d’encadrement ont d’ailleurs été dégradés pour permettre une mise en place à moindre coût, mais au détriment de la qualité d’encadrement.

Comment remettre au travail des élèves suite à une pause méridienne de 3h, source d’énervement et de fatigue pour les enfants ?

Quelle qualification et quelle formation pour les intervenants sur ce temps péri-éducatif ?

Quelle utilisation des classes sur ces temps ? Quand les enseignants pourront-ils disposer des locaux pour préparer matériellement leur classe ?

Quels coûts pour les familles, pour les contribuables ?

Quoi qu’il en soit, le panel d’activités proposées, leur qualité, leur coût pour les familles... vont dépendre des choix, véritables ou contraints financièrement, des collectivités et du tissu associatif et culturel existant.

– Les APC (Activités Pédagogiques Complémentaires) doivent rester à l’initiative et de la responsabilité des équipes pédagogiques. En aucun cas elles ne peuvent être un avatar de l’APE (Activités Péri-Éducatives). Elles ne doivent pas être non plus un prétexte à ne pas recréer et développer plus avant les postes de RASED supprimés en masse ces dernières années. Quelle liberté sera laissée aux équipes dans la mise en place de ce dispositif, et notamment sur la mise en œuvre d’une activité prévue par le projet d’école ?

– Les Emplois d’Avenir Professeurs peuvent être amenés à intervenir sur le temps péri-éducatif. Nous restons opposés à tout exercice en responsabilité pour des étudiants, que cela soit sur le temps scolaire, et encore moins sur le temps péri-éducatif qui ne relève pas du champ de compétence des enseignants. Seront-ils seuls en responsabilité d’un groupe d’élèves sur ces temps ?

– Concernant le Projet Éducatif Territorial, là encore, la circulaire n°2013-036 du 20 mars 2013 ne prévoit pas expressément la participation des enseignants au comité de pilotage qui doit l’encadrer.

Nous voyons donc une réforme qui se décide et se met en place essentiellement entre les collectivités et l’administration de l’Éducation Nationale, laissant sur le bord de la route les équipes pédagogiques des écoles.

Les instances CTSD et CDEN doivent rester les lieux de référence où ont lieu les débats et où sont émis les avis.

Dans ce contexte de territorialisation rampante de l’Éducation et dans la perspective de l’acte III de décentralisation, la FSU continue de défendre une Éducation qui doit rester Nationale. La FSU restera combative pour une réforme qui concilie réussite des élèves, conditions de travail des enseignants et transformation de l’école et vigilante pour défendre le Service Public d’Éducation, seul rempart contre les inégalités.

Effectifs, programmes, plus de maîtres que de classes, scolarisation des moins de trois ans, formation initiale et continue, RASED, direction et fonctionnement de l’école, Éducation prioritaire… Sur tous ces sujets, des améliorations concrètes sont indispensables et urgentes. Elles ne se feront qu’en s’appuyant sur l’expertise des enseignants. Les enseignants doivent être associés, consultés et impliqués dans un bilan des programmes de 2008 et dans l’élaboration des nouveaux. La FSU revendique une journée banalisée.

En outre, des avancées doivent être réalisées sur d’autres sujets :

Améliorer les conditions de travail des enseignants Dans le premier comme dans le second degré, les conditions d’exercice du métier se sont fortement dégradées ces dernières années : classes surchargées, pressions hiérarchiques, injonctions, allongement de carrière, remplacement... La FSU Ardennes demande que les conditions de travail des enseignants soient reconsidérées et améliorées.

Revaloriser tous les personnels

Les campagnes menées par la FSU ont permis de mettre en évidence le déclassement salarial des enseignants. Des mesures significatives sont à prendre d’urgence. La FSU avec la profession portera ses exigences dans les discussions à venir.

Respecter les droits des personnels

Dans le premier degré particulièrement, les droits des personnels (mutations, temps partiels, disponibilités, formations, indemnités diverses...) sont attaqués, c’est inacceptable. Pour permettre une plus grande souplesse lors de l’octroi de ces demandes et pour mieux assurer les remplacements (situation tendue ces six derniers mois : de multiples collègues non remplacés dans le premier degré !), il est nécessaire d’ouvrir les postes nécessaires (la question d’un appel à la Liste Complémentaire est posée...).

Respecter les droits syndicaux

Dans le premier degré encore, le droit syndical a été mis à mal durant ces dernières années : Service Minimum d’Accueil, limitation du droit d’accès aux Réunions d’Information Syndicale, aux stages syndicaux voire aux congrès départementaux. Autant de barrages mis entre les collègues et leurs droits à s’informer, s’organiser, se mobiliser. Sans attendre, la FSU exige l’ouverture de discussions sur le droit syndical permettant à nouveau la tenue des RIS sur le temps élèves, la fin de l’entrave au droit de grève suite à la loi instituant le droit d’accueil (SMA) et le respect complet de tous les droits syndicaux. La FSU s’adressera de nouveau au ministre pour que le décret fonction publique se décline dans l’éducation nationale : la tenue des RIS sur le temps élèves doit être possible, le SMA doit être supprimé, les représentants dans les instances doivent pouvoir bénéficier de tous leurs droits. Nous rappelons que le paritarisme est toujours remis en cause : dans le premier comme dans le second degré, limitation de la participation des suppléants aux CAPD et CTSD, consultation formelle sans prise en compte de l’avis des personnels, ... La FSU demande que le paritarisme retrouve tout son sens et sa place dans le fonctionnement de notre ministère, des rectorats et des directions départementales.

Retraites

Le rapport Moreau a envoyé un très mauvais signal. S’il était repris, il constituerait une attaque frontale sur les droits des actifs et des retraités. Nous n’accepterons aucun nouveau recul. La reconquête des droits est possible et nécessaire. D’autres financements sont possibles pour permettre à tous les salariés et aux retraités du pays de bénéficier d’un système de retraite par répartition plus juste.

Voyons grand pour l’école, ses élèves et ses personnels !

 

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