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CDEN 23 novembre : Déclaration FSU Vous trouverez ci-joint la déclaration FSU au CDEN du 23 novembre 2012.
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DéclarationFSUCDEN231112

Comte-rendu réunion

CDEN du 23 novembre 2012

Pour les lecteurs qui ne seraient pas encore initiés à la terminologie en vigueur actuellement, précisons en note liminaire, que les Inspecteurs d’Académie n’existent plus ou plutôt ont évolué, tels les dinosaures, pour devenir des Directeurs académiques. On ne dit donc plus IA mais DASEN. Précisons également pour les non spécialistes que le Comité Départemental de l’Education Nationale ou CDEN est une instance qui réunit l’administration de l’éducation nationale, l’administration préfectorale, en la personne du préfet des Ardennes, de représentants du Conseil général, ici en la personne de M. Cordier, conseiller général de Neufmanil, d’élus locaux, de représentants des parents d’élèves, avec Mme Moyano et Blavier de la FCPE, et de représentants des personnels enseignants. Ceci dit passons au compte rendu de cette réunion.

Cette réunion du CDEN était assez entendue, étant donné la date très tardive du CTP précédent et les réponses pour le moins évasives du DASEN en ce qui concerne la gestion des emplois et, en particulier, les postes repris dans le cadre de la carte scolaire. Il s’ouvrait après la première rentrée du nouveau ministre de l’éducation et l’ouverture des chantiers de la « refondation ».

La séance s’est ouverte par les déclarations préalables des représentants des personnels. Nicolas RISMANN pour FO posant la question des projets du DASEN concernant les évolutions de la carte scolaire.Karine FUSELIER, au nom de la FSU, faisant un panorama social de la situation du département, et posant les enjeux des mesures mises en œuvre, ainsi que de leur méthode. Le constat, n’incitant ni à l’enthousiasme, ni à l’optimisme, fut assez peu apprécié de l’autorité préfectorale. Rappeler les plans sociaux dont sont victimes les Ardennais dans une instance de l’éducation nationale, c’est un peu dérangeant.Rappeler les difficultés du système éducatif local ne se fait pas. Bref, du côté des autorités, on avait envie de faire vite et d’éviter les sujets qui fâchent. M. Dutot (DASEN) botta en touche – une de ses spécialités – rappelant qu’il avait promis de donner la balance des emplois mais que c’était au futur simple et non au futur proche. M. Cordier, sur la question du réseau des collèges assura qu’il n’y avait aucun projet et aucune volonté de passage en force. On attend la prochaine tempête pour en être bien sur...

La deuxième partie de la séance tenait en la projection d’un de ses beaux diaporamas dont notre administration a le secret. On brûle de connaître le logiciel utilisé pour de si beaux graphiques et tableaux. On aurait aimé qu’il soit communiqué avant la séance afin de permettre des échanges fructueux et pertinents mais ce n’est pas tout à fait le but. Il s’agit plutôt d’affichage que d’échange. Le contenu, lui, est plutôt banal. En gros, tout va bien. Le DASEN jubile au vu du taux de scolarisation des 3 ans, heureux homme qui n’a pas connu la période où 50 % des enfants de 2 à 3 ans allaient en maternelle. Il serait sans doute moins satisfait des « taux significatifs » actuels... En ce qui concerne l’enseignement des langues vivantes, à force de pressions sur les enseignants du primaire, la proportion de classes où l’anglais est enseigné augmente. Le DASEN en est fort content. Heureusement pour lui, il n’a pas connu l’époque où les langues vivantes se pratiquaient en demi-classes et où les élèves avaient plus d’une minute de parole possible par séance. Il ne peut donc que se féliciter. Au niveau de l’enseignement numérique, on note l’investissement des collectivités locales pour l’équipement des établissements. Aucune mention du fait que tout vient d’en haut et que les enseignants manquent cruellement d’une formation sérieuse – donc suffisamment longue – et que le suivi du matériel n’est absolument pas prévu. Pour la scolarisation des élèves handicapés, même satisfecit. Aucune mention des difficultés avec la MDPH, aussi bien pour le suivi scolaire que pour l’accompagnement par les AVSI. Le Directeur présente également le dispositif de lutte contre le décrochage qui se met en place notamment en direction d’élèves de l’enseignement technique qui n’auraient pas trouvé leur place à la rentrée.

Après le bilan, on passe aux axes de travail présentés par le DASEN. On n’a pas été trop surpris. La ligne d’horizon est toujours l’école du socle. La différenciation pédagogique est toujours présentée comme la panacée. On parle des liaisons diverses, GS-CP, CM2-6e, 3eme-seconde.... Pour les réseaux d’établissement , on a droit à une belle séance de langue de bois administrative, remplie de diagnostic partagés, d’identification, de co-construction, de production du résultat.... mais l’essentiel – in cauda venenum – est le credo dans les avantages de la mutualisation et le refus de l’ « atomisation des petits collèges » Sur la carte des formations, on réaffirme la nécessité de mettre en adéquation l’offre avec la demande économique... refrain connu et répété dans un contexte où l’économie s’effondre. Je vous laisse méditer là-dessus.

Un chapitre spécial est consacré au calendrier scolaire qui va poser des problèmes importants non seulement dans le second degré mais également dans le premier étant donné la possibilité pour les communes de choisir d’étaler la réforme sur deux ans. M. Depaix, maire de Montcornet pose la question de la gestion des rythmes au niveau des communes, locaux, chauffage, garderies, et au niveau des transports. M. Cordier, vice-président du conseil général fait une intervention pour souligner les charges nouvelles que cela représente dans le contexte de diminution des dotations aux collectivités locales. Il rappelle également les aides diverses accordées par le CG au niveau du secondaire mais aussi du primaire - classes vertes, plan TICE, hébergement du CDDP - qui n’est pas, en principe du ressort de cette instance. On a bien senti quelques sous entendus politiques dans cette intervention, cependant les élus, même de gauche, partagent la préoccupation du CG concernant les dotations des collectivités locales. Les interventions des représentants des parents et des enseignants ont souligné ensuite l’attente sur des informations un peu solides et sur une véritable concertation. La FSU, en particulier, espère que la méthode consistant à informer et à être à l’écoute arrivera enfin, et rapidement sur l’agenda de nos responsables départementaux.

 

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