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SECTION SNUIPP-FSU DES ARDENNES


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Texte action Conseil national du SNUipp-FSU 20-21 novembre 2012

Contexte

L’inquiétude pour l’avenir s’accentue. Emploi, pouvoir d’achat et protection sociale restent des préoccupations fortes de l’ensemble des citoyens. Un salarié sur deux craint le déclassement alors que la crise se poursuit et que les plans sociaux se multiplient. Les pressions du Medef ainsi que des lobbies s’accentuent, et ont un certain impact sur la politique gouvernementale. Si l’héritage du gouvernement de N. Sarkozy est lourd, le gouvernement doit répondre aux attentes sociales et développer davantage une politique en rupture avec les choix précédents.

Certaines mesures fiscales du projet de loi de finances vont dans le bon sens avec la mise à contribution des plus hauts revenus et des grandes entreprises, le relèvement de l’ISF, les intérêts et dividendes soumis au barème de l’impôt sur le revenu et le plafonnement de certaines niches fiscales. Le SNUipp-FSU s’est opposé à la ratification du TSCG qui conduit à de nouvelles restrictions dans les dépenses publiques. On est encore loin de la réforme fiscale d’ampleur indispensable en raison du cadre contraint que s’impose le gouvernement. De plus, concernant la fonction publique, ce budget entérine l’absence de créations d’emploi et le gel des rémunérations des agents. Le SNUipp, avec la FSU, continue d’exiger des mesures générales et immédiates de hausse des traitements, des pensions et de rattrapage de pouvoir d’achat. Il exige que soit abandonnée la journée de carence.

Le « pacte de compétitivité » que vient d’annoncer le gouvernement consiste en un allégement fiscal de 20 Mds€ pour le patronat, sans contrepartie en terme d’emplois , financé par les ménages (hausse de la TVA et fiscalité écologique) et par une nouvelle réduction des dépenses publiques. Ce sont donc au total 60 Mds€ de dépenses publiques qui seront supprimés jusqu’en 2017.

Le SNUipp-FSU rappelle avec force que les dépenses publiques ne sont pas des charges pour un pays. Elles représentent avant tout les conditions indispensables pour permettre au plus grand nombre l’accès aux services publics et à la protection sociale. Elles donnent les moyens d’exécuter les politiques publiques d’éducation, de santé, d’emploi, de logement, en matière d’écologie… et jouent un rôle moteur dans le développement de l’activité économique. Après la journée européennee interprofessionnelle du 14 novembre, le SNUipp, avec la FSU, doit poursuivre la campagne d’information, de débat auprès des personnels et de l’opinion contre l’austérité et pour d’autres alternatives pour mobiliser plus largement.

Budget de l’Education

Asphyxié par les suppressions massives d’emplois, le système éducatif sort très affaibli par les budgets précédents. L’annonce de 43 450 recrutements aux concours externes 2013 et la création en 5 ans de 60 000 postes dans l’éducation constituent un changement notable par rapport à la politique menée par N. Sarkozy. Le SNUipp-FSU dénonce que cela se fasse au prix de suppressions d’emplois dans les autres ministères affaiblissant ainsi les missions qu’ils ont en charge. Pourtant, de nouvelles créations seront nécessaires pour compenser l’ensemble des suppressions de postes de ces dernières années.

Le budget de l’enseignement scolaire public du 1er degré pour 2013 est en progression. Il s’établit, hors pensions, à 11,87 Mds€, soit une hausse de 1,2%. Concernant l’emploi, il est mis fin au dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite, tous les départs sont remplacés. De plus, 3 344 emplois supplémentaires sont créés. Cependant concernant les rémunérations, le gel de la valeur du point d’indice est confirmé. L’enveloppe indemnitaire et les crédits pour les mesures catégorielles sont en baisse. Si ce budget constitue une première amorce de la relance pour l’école, il ne faudra pas s’arrêter en chemin car les élèves et les enseignants ne peuvent pas attendre. L’investissement dans l’énergie scolaire doit s’inscrire dans la durée. C’est un gage de confiance. C’est un levier pour engager les transformations nécessaires de notre école marquée par des inégalités insoutenables.

Loi d’orientation et de programmation

Le gouvernement a ouvert le chantier de la refondation de l’école avec une loi d’orientation et de programmation. Pour le SNUipp-FSU les orientations de cette nouvelle loi doivent être en rupture avec la philosophie des mesures prises depuis 2008. Les attentes des enseignants sont déçues par la méthode et le calendrier et s’interrogent sur une refondation à la hauteur des enjeux. Celle-ci devrait comporter l’accueil des moins de trois ans à l’école maternelle, la mise en place du plus de maîtres que de classes, la création des Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) et celle d’un nouveau Conseil National des programmes. Mais une loi ne fait pas tout. Pour le SNUipp-FSU, il faut dégager des priorités claires avec des moyens supplémentaires qui améliorent concrètement la vie quotidienne professionnelle des enseignants au service d’une meilleure réussite des élèves. Le SNUipp-FSU continuera de peser pour que le projet de loi prenne en compte ses revendications. Le SNUipp-FSU a obtenu la mise en place de groupes de travail sur différents sujets de décembre à février : l’évaluation des élèves, les cycles de la scolarité obligatoire, l’école maternelle, le dispositif "plus de maîtres que de classes", l’évolution des missions des RASED (qui doivent être reconstruits et renforcés), la fonction de directeur d’école, l’éducation prioritaire, la formation des enseignants et le référentiel métier, les programmes.

Rythmes scolaires : pour une réforme réussie

Le ministre de l’Éducation nationale a engagé des discussions afin de réviser les rythmes scolaires à l’école primaire. Les rythmes scolaires actuels ne sont pas satisfaisants pour les élèves comme pour les enseignants. Le SNUipp-FSU souhaite une réforme mais pas n’importe laquelle. Il porte l’idée qu’il faut repenser les temps et les contenus pédagogiques pour assurer la réussite des élèves.

Toute modification des rythmes implique de repenser l’ensemble des temps scolaires, éducatifs et sociaux des élèves et en conséquence les temps de travail des enseignants afin de permettre pour tous un cadre d’apprentissage et de travail plus harmonieux. Le SNUipp-FSU a initié une expression commune avec le SE-UNSA et le SGEN-CFDT pour que le ministre revoit son premier scénario qui aurait abouti à faire travailler les enseignants 25 heures en classe entière. Cette initiative ainsi que ses interventions répétées au plus haut sommet de l’Etat ont permis que soit remisé au placard ce premier scénario. Le SNUipp-FSU s’est également adressé au premier ministre afin que la réforme permette d’alléger la journée scolaire à 5 heures, de mettre en oeuvre des activités culturelles, artistiques et sportives de qualité pour tous les enfants, de garantir l’égalité de cette offre éducative sur tout le territoire, et d’assurer la gratuité de ces activités à toutes les familles. Pour réussir la réforme, il faut un engagement financier de l’Etat.

Aujourd’hui, le SNUipp-FSU fait état de son désaccord au sujet du second scénario du ministre qui impose un cadre de 24 heures en classe entière avec actuellement un maintien d’un temps de prise en charge équivalent à 60 heures annuelles. Il s’interroge aussi sur l’annonce du président de la République d’étaler la mise en oeuvre de la réforme sur deux ans. Cette décision montre qu’une réforme aussi complexe que celle des rythmes scolaires doit être bien préparée et correctement financée pour améliorer concrètement le fonctionnement de l’école. A ce stade, il apparaît de grandes zones d’ombre concernant les critères, les délais et le cadre qui présideront à toute décision. Sans garantie, cela va créer voire renforcer les inégalités territoriales. Cela ne doit pas générer une école à deux vitesses avec des obligations de service différentes entre enseignants à 4 jours et ceux à 4,5 jours. Cela ne pourrait être un prétexte à empêcher toute amélioration concernant le service des enseignants. Le SNUipp-FSU demande un cadrage national fort sur les modalités de mise en œuvre de la nouvelle organisation scolaire. Les enseignants ne peuvent être tenus à l’écart des processus de décision. Ils ne peuvent être assujetis aux seules décisions des collectivités. Le SNUIPP-FSU demande la consultation des enseignants, des parents d’élèves et des élus à travers les conseils d’école et les CDEN dans chaque département avant toute modification des rythmes actuels.

D’une manière générale, que les écoles passent ou non à 4,5 jours, le statu quo n’est, en tout état de cause, pas possible. Des évolutions sont indispensables pour la rentrée 2013 avec notamment une révision des programmes et l’abandon du dispositif actuel de l’aide personnalisée. Pour le SNUipp-FSU, des améliorations concernant les obligations de service des enseignants du primaire sont indispensables. Le SNUipp-FSU demande une baisse du temps d’enseignement à 23 heures et 3 heures pour la préparation de classe, la concertation, le travail en équipe. Il est temps de reconnaître tous les aspects de leur métier que l’enquête « la face cachée du travail » a mis en lumière. Le temps consacré à la préparation de classe, au travail en équipe, à la rencontre avec les parents... doit être pris en compte à hauteur de 108 heures annuelles (3 heures hebdomadaires). En ce sens, il demande que les discussions permettent la réécriture du décret de 2008 sur les obligations de service des enseignants. Le SNUipp-FSU rappelle sa volonté de voir baisser le temps de travail des enseignants du primaire sans pour autant baisser celui d’apprentissage pour les élèves. C’est d’ailleurs une des opportunités ouvertes par le « plus de maîtres que de classes ». Le syndicat porte l’objectif d’aller vers 21 + 3 pour les enseignants. 
Dans le cadre d’une réforme, une compensation financière significative est indispensable pour prendre en compte les frais supplémentaires (transports, garde de jeunes enfants…) que génèrent 36 demi-journées supplémentaires de travail.

Revaloriser les carrières

Les contacts avec la profession indiquent que la question des carrières et des salaires est devenu préoccupante. Les données concernant les départs à la retraites, les comparaisons internationales, les chiffres sur les salaires moyens dans les différents secteurs de la fonction publique, la perte de pouvoir d’achat liée au gel du point d’indice, le déroulement de carrière… traduisent un déclassement salarial. Pour le SNUipp-FSU, la refondation de l’école ne pourra faire l’impasse sur la situation matérielle et financière des enseignants du premier degré. Il construira les outils nécessaires pour engager et amplifier sa campagne de revalorisation des rémunérations : RIS sur les carrières, supplément à FsC, pétition… Parallèlement, dans le cadre des négociations fonction publique, il continuera de revendiquer avec la FSU une revalorisation du traitement des fonctionnaires et construira avec l’ensemble des organisations syndicales les mobilisations nécessaires pour améliorer le pouvoir d’achat des salariés et des retraités.

Agir pour peser

La transformation de l’école primaire ne peut pas être un rendez-vous manqué. Il faut passer des déclarations de bonnes intentions à une séquence de concrétisation. Le SNUipp-FSU rappelle que la réussite des élèves ne joue pas uniquement en modifiant les rythmes scolaires. Afin de porter la parole des enseignants et de peser dans les discussions en cours, le SNUipp-FSU a lancé une grande consultation en faisant circuler un questionnaire dans les écoles. Cette initiative syndicale a rencontré un réel succès et constitue le seul espace d’expression où plus de 24 000 enseignants ont pu donné leur avis sur les orientations de l’école. Cette consultation donne des pistes d’évolutions incontournables qui doivent voir le jour dans les écoles : baisse du nombre d’élèves par classe, refonte de la formation professionnelle, mise en œuvre du plus de maîtres que de classes... La quasi totalité des enseignants considèrent que leurs conditions de travail se sont dégradées ces dernières années. A ce titre, il faut aussi que cessent les contrôles tatillons, voire le caporalisme qui subsiste. Le SNUipp-FSU s’adressera au ministre en ce sens. Il est l’heure de redonner confiance aux enseignants et de leur permettre de faire du travail de qualité en leur laissant de réelles marges de liberté pour organiser leur travail avec les moyens nécessaires. Il faut également reconnaître leur engagement professionnel au service de la réussite des élèves en revalorisant leur salaire. Avec le questionnaire, les tournées d’école, la campagne de RIS, l’enquête flash sur la réalité du travail enseignant, le SNUipp-FSU a permis à des dizaines de milliers de collègues de s’exprimer.

Le SNUipp-FSU va continuer son travail de débat et de transparence sur les évolutions actuellement en discussion. Il estime qu’il faut poursuivre son plan d’action entraînant le plus grand nombre de collègues afin d’accentuer la pression sur le ministère pour que les discussions débouchent sur des mesures concrètes permettant une transformation de l’école pour la réussite de tous les élèves et une amélioration des conditions de travail. Il utilisera tous les moyens à sa disposition pour informer et consulter la profession (publication, lettre électronique, assemblées générales, consultation des enseignants,...). Au regard de l’ensemble des arbitrages rendus par le ministre, le SNUipp-FSU, dans le cadre unitaire le plus large possible, envisagera toutes les formes de mobilisation pour faire avancer ses revendications (rassemblements, manifestations...). Il n’exclut pas d’appeler à la grève si nécessaire. D’ores et déjà, le SNUipp-FSU met en débat avec les personnels ces modalités d’action.

Rased : les oubliés de la réforme ?

Les RASED, déjà absents du rapport sur « la refondation de l’école », n’ont pas encore fait l’objet de négociations dans le cadre de l’élaboration de la loi d’orientation. Pour le SNUipp-FSU, on ne saurait confondre le « plus de maîtres que de classes » avec l’action des membres de réseau d’aides spécialisées. Avec le collectif RASED, il exige que la question de l’évolution du dispositif, pour mieux répondre aux besoins des élèves, fasse l’objet d’une concertation étroite avec l’ensemble des acteurs concernés. Les personnels doivent être confortés quant à leur avenir, la spécificité de leurs missions et la qualité de leur formation. Une audience a déjà été demandée au ministère et un courrier unitaire aux parlementaires vient d’être finalisé avec le Collectif.

Maternelle 

L’intégration prévue dans la loi d’orientation de la grande section au cycle 1 marque la reconnaissance de la spécificité de la maternelle dont les missions doivent être réaffirmées et redéfinies. Une formation spécifique doit être intégrée dans les master, et la scolarisation des moins de trois ans amplifiée pour les secteurs difficiles et rendue possible partout où les familles le demandent. A Mayotte comme en Guyane, c’est l’ensemble des enfants en âge d’école maternelle qu’il faut pouvoir scolariser. Il ne s’agit pas seulement de remonter les statistiques mais d’assurer des conditions de scolarisation adaptées à cette tranche d’âge. Le SNUipp-FSU sera vigilant à ce que les conditions matérielles et les effectifs permettent un accueil de qualité pour les jeunes enfants.

ESPE 

Dans la loi, les enseignants seront formés dès la rentrée 2013 dans les ESPE (écoles supérieures de professorat et d’éducation) qui assureront les missions liées à la formation initiale et continue pour tous les enseignants. Pour le SNUipp-FSU, après la réforme calamiteuse de la « mastérisation », la remise en place d’une véritable formation était nécessaire. Il retrouve des propositions qu’il a portées pendant la concertation, notamment sur le modèle de formation intégrée, l’importance des formateurs de terrain. Le SNUipp-FSU a demandé des garanties sur le cahier des charges, la nécessité d’un cadrage national, les contenus des concours, la place des maîtres formateurs, un budget fléché, le maintien des centres départementaux, le caractère intégré de la formation, les formations communes 1er/2e degré. Par contre la formation continue est la grande oubliée. Le SNUIPP-FSU exigera des moyens pour que la formation continue redevienne une priorité dans tous les départements.

Plus de maîtres que de classes

Mercredi 14 novembre, le SNUipp-FSU a organisé une journée nationale de réflexion sur « plus de maîtres que de classes » pour aller « du slogan... à la pratique ». Si la revendication emblématique du SNUipp-FSU a fait écho dans les propositions de la nouvelle loi d’orientation, des dispositifs très divers de postes surnuméraires depuis les années 90, ont souvent eu un caractère précaire, transitoire dans un contexte de suppressions de postes. 150 enseignants, maîtres-formateurs, directeurs et directrices, responsables syndicaux ont pu échanger sur leur travail en ZEP, en réseau rural, ou autre. Le SNUipp-FSU mettra à disposition des sections des fiches-outils afin de préparer les cartes scolaires pour la mise en œuvre de ce dispositif. Une publication est également prévue à l’attention de la profession.

LPC

Une version transitoire du LPC simplifiée dans ses procédures de validation a été présentée au CSE du 24 octobre. Cela constitue un premier bougé. Le SNUipp ne peut s’en contenter. Le contenu reste le même que celui de la loi Fillon et il doit donc être abandonné. Cette année aucune pression hiérarchique ne devra être exercée. Le SNUipp-FSU mènera avec les collègues la réflexion sur les outils d’évaluations utiles à la réussite des élèves, et la portera notamment dans les groupes de travail du ministère.

AVS : professionnalisation (à nouveau) en chantier

Un nouveau groupe de travail sur la « professionnalisation des accompagnants des enfants et adolescents en situation de handicap » a été constitué, auquel le SNUipp-FSU participe. Il doit notamment « dégager les contours d’une nouvelle profession » et « aboutir à une proposition de cadre d’emploi commun ». Pour le SNUipp-FSU, après l’échec du dernier groupe de travail sur le sujet, faute d’engagement politique du précédent gouvernement, il s’agit enfin de mettre un terme à la précarité de ces personnels en créant un nouveau métier dans le cadre et de la fonction publique et en répondant mieux aux besoins des élèves en situation de handicap.

Direction et fonctionnement de l’école

Les directrices et directeurs d’école mènent une forme de « double vie ». Tout en étant le plus souvent chargés de classe et donc astreints aux temps de préparation et de corrections, ils gèrent aussi l’animation de l’équipe, la planification de l’occupation des locaux, la collecte, le tri et la diffusion des informations institutionnelles, la relation avec les élus et les partenaires... Le temps de décharge, quand il exsite, est loin de suffire pour remplir toutes ces missions. Les discussions, annoncées par le ministre, devront être l’occasion de repenser leur charge de travail, leurs responsabilités, les conditions pour y faire face (formation, temps de décharge, aide administrative pérenne et statutaire...) et une véritable reconnaissance de leurs missions. L’école est souvent impliquée dans les dispositifs mis en place dans et autour de l’école. La concertation sur la refondation a remis en évidence cette relation, bien souvent concrétisée dans des CEL (contrats éducatifs locaux). S’il est important que tous les acteurs travaillent ensemble sur les différents temps de l’enfant, sur des objectifs et valeurs communs, les rôles et les missions de chaque partenaire doivent être clairement définis. Ce qui relève du cadre des obligations de service des enseignants doit rester dans le champ de l’école. Le SNUipp-FSU réaffirme son opposition au statut hiérarchique des directeurs et à tout statut des écoles qui mettrait ces dernières sous la tutelle des collectivités locales.

Débuts de carrière Concours Les 8 603 places prévues au concours 2013 couvrent tout juste les départs en retraites. Première avancée : le gouvernement a décidé d’organiser un concours exceptionnel, ouvrant 9 000 places dont l’admissibilité est prévue en juin 2013 et l’admission en juin 2014.

Les admissibles se verront proposer un tiers-temps en responsabilité de classe, sous statut de contractuel. Ils seront rémunérés à 50 % de l’indice 367, soit 850 € bruts, ce qui reste insuffisant. Ils devront dans l’année obtenir le M2, préparer l’admission et assurer un tiers-temps de classe. Ces M2 effectueront leur entrée dans le métier en même temps que les PES du concours 2013. Le SNUipp-FSU demande que les moyens suffisants d’accompagnement sur le terrain et dans les futures ESPE (suivi par les maîtres-formateurs, PIUFM...) soient mis en place pour faire face aux besoins de formation de ces deux générations. Seul le concours externe sera ouvert à cette session. Le SNUipp-FSU va intervenir pour que des places soient aussi prévues pour le troisième concours. Il demande l’ouverture de postes au concours externe de recrutement à Mayotte. Le syndicat sera vigilant pour les concours suivants, notamment celui de 2014. Il poursuivra les débats sur les recrutements et la formation notamment au CN de janvier.

CLES Les certifications supplémentaires demandées maintenant à la titularisation mettent toujours les étudiants et les PES en difficultés. Les équivalences mises en place par le ministère ne couvrent pas l’ensemble des situations. De plus, malgré un courrier du ministère aux recteurs, les formations pour le CLES qui devaient être proposées et financées par l’employeur ne sont pas mises en place partout, ou sont à la charge des stagiaires. Dans les départements, le SNUipp-FSU veillera à ce qu’aucun stagiaire ne soit en difficulté pour être titularisé à cause du CLES. Il interviendra auprès du ministère pour tous les départements qui posent problème.

Aide pour les étudiants

Le CNOUS (Conseil National des Oeuvres Universitaires et scolaires) vient de confirmer la suppression de la subvention de 25 millions d’euros permettant le versement d’aides aux étudiants qui se destinent au métier d’enseignant. Le SNUipp-FSU, avec l’UNEF, se sont adressés aux ministres pour demander le rétablissement de ce dispositif.

EVS

Le SNUipp-FSU s’est adressé au ministre pour lui demander de prendre les dispositions nécessaires pour que les établissements employeurs d’EVS ne fassent plus appel des jugements des conseils de prud’hommes les condamnant pour absence de formation. Le ministère n’a toujours pas répondu à cette demande et les établissements employeurs se pourvoient toujours systématiquement en appel. Le SNUipp-FSU relancera son interpellation du ministère et poursuivra les démarches engagées de saisine des conseils de prudhommes par les EVS pour faire respecter leurs droits. Le SNUipp-FSU communiquera sur les combats menés avec les EVS (Fenêtres sur Cours, communiqué de presse, publication spéciale, ...) en lien avec ses mandats dans la fonction publique.

Droits syndicaux

La règlementation concernant les droits syndicaux n’est toujours pas finalisée au niveau de la fonction publique comme du ministère de l’éducation. A ce jour, aucune discussion n’a été ouverte concernant ces droits.

Dans le cadre de ses mandats, le SNUipp-FSU interviendra pour reconquérir et améliorer les droits en faisant évoluer les règlementations actuelles (SMA, organisation des RIS sur tout le temps de service, droits aux moyens et locaux, stages syndicaux...). Il interviendra également contre toute limitation supplémentaire des droits, notamment concernant les RIS constatées dans plusieurs départements (animation pédagogique obligatoire par exemple).

Des moyens doivent être donnés aux CHS-CT pour leur permettre de fonctionner et d’accomplir leurs missions visant essentiellement l’améliorationh de nos conditions de travail.

Des harmonisations académiques des règles des mouvements départementaux sont imposées. Le SNUIPP-FSU recueillera auprès des sections les informations sur cette question pour intervenir très rapidement auprès du ministère pour faire stopper une orientation mettant en danger le paritarisme à l’échelon départemental.

Droits et libertés

Fichiers : Le SNUipp-FSU interpellera de nouveau le ministère pour obtenir la création d’un observatoire de tous les fichiers informatisés utilisés dans l’Education Nationale (basélèves, Affelnet...) et un débat citoyen sur ces questions. Mariage pour toutes et tous : Il est temps que l’État ne discrimine plus, et accorde les mêmes droits à tous les couples et la même protection juridique aux conjoint-es et aux enfants, quel que soit le type de famille. Le SNUipp-FSU s’insurge contre les propos homophobes et la violence qui s’expriment publiquement, notamment dans le cadre des manifestations organisées contre le projet de loi. Il s’associe aux mobilisations en faveur de l’égalité des droits et du respect de la laïcité et appelle notamment à participer à la manifestation du 16 décembre en faveur du mariage pour tous et des familles homoparentales. Pour le SNUipp-FSU, l’éventuelle liberté de conscience que pourraient invoquer les maires pour refuser de célébrer un mariage constituerait une inacceptable autorisation à discriminer. RESF : Suite aux premières rencontres avec le ministère de l’Intérieur à propos de la circulaire à venir, on peut craindre que les critères de régularisation ne permettent pas de régler le problème de façon satisfaisante. De nombreuses familles et jeunes scolarisés resteraient ainsi dans l’illégalité. Dans le cadre de RESF, des rassemblements devant les préfectures vont être organisés pour rappeler les exigences de régularisation. D’autre part, le 18 décembre, à l’occasion de la journée internationale des migrants des rassemblements et des manifestations sont prévus pour demander le respect et l’égalité des droits pour tous, au travail comme durant les études. Le SNUipp-FSU appelle à participer à toutes ces initiatives. Journée Internationale des droits de l’enfant Ce 20 novembre, lors d’une conférence de presse, le COFRADE a présenté son rapport sur l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Le constat est consternant : l’intérêt supérieur de l’enfant est d’une part, ignoré du grand public, et doit d’autre part devenir une priorité pour les politiques. Lors de cette conférence, le COFRADE a exprimé sa révolte et le représentant de la Défenseure des enfants a fait un focus sur la question des enfants enfermés en centre de rétention à Mayotte, où la circulaire de juillet 2012 (qui invite les préfets à préférer l’assignation à résidence) n’est pas appliquée. Le SNUipp Mayotte demande à rencontrer le défenseur des droits qui se rend sur place les jours prochains. Par ailleurs, le SNUipp-FSU participera à la rédaction du rapport alternatif au rapport officiel remis cette année par la France au comité des droits de l’enfant de l’ONU. Programme Soyons Actifs en Tunisie Solidarité laïque et ses partenaires tunisiens organisent un programme de développement et de soutien à la société civile de ce pays en pleine transition démocratique. La FSU et le SNUipp s’engagent tout particulièrement sur le volet scolarisation des élèves en situation de handicap.

Retraités

Les retraités se sont fortement mobilisés le 11 octobre dernier à l’appel des unions confédérales de retraités, de la FGR-FP et de la FSU. Ils ont manifesté pour défendre leur pouvoir d’achat, pour pour obtenir un accès aux soins pour tous et la mise en place rapide d’un financement juste et solidaire de la perte d’autonomie. Ils se sont montrés déterminés à s’opposer au prélèvement supplémentaire de 0,3% sur les pensions et aux menaces sur l’abattement de 10% et la CSG. D’autres choix sont possibles.

Laicité

La commission laïcité se réunira pour faire le point sur les questions de laïcité dans la période.

 

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