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Rythmes : Et maintenant, des discussions sérieuses, Monsieur le ministre !

Ce jeudi 25 octobre au matin, le SNUipp-FSU a rencontré le Ministre. Il s’agissait de faire le point sur les discussions de lundi et mardi avec les membres du cabinet où la délégation du SNU a porté avec pugnacité ses revendications, obligeant le ministère à nous recevoir une deuxième fois, là où les autres syndicats ont été reçus 2 heures. Aucun écrit n’a été jusqu’ici communiqué, les propositions restent orales.

Depuis lundi, nous exprimons notre désaccord avec les propositions du ministère qui se cantonnent à un maintien des heures de travail des enseignants dans le cadre des obligations réglementaires de service actuelles (972 h annuelles), dont 25 h 30 hebdomadaires devant les élèves.

Ce cadre ne permet pas d’améliorations des conditions et du temps de travail des enseignants, avec a contrario la contrainte supplémentaire du mercredi matin.

Ce jeudi matin, le SNUipp-FSU a rencontré le Ministre. Il s’agissait de faire le point sur les discussions de lundi et mardi avec les membres du cabinet où la délégation du SNU a porté avec pugnacité ses revendications, obligeant le ministère à nous recevoir une deuxième fois, là où les autres syndicats ont été reçus 2 heures. Aucun écrit n’a été jusqu’ici communiqué, les propositions restent orales.

Depuis lundi, nous exprimons notre désaccord avec les propositions du ministère qui se cantonnent à un maintien des heures de travail des enseignants dans le cadre des obligations réglementaires de service actuelles (972 h annuelles), dont 25 h 30 hebdomadaires devant les élèves.

Ce cadre ne permet pas d’améliorations des conditions et du temps de travail des enseignants, avec a contrario la contrainte supplémentaire du mercredi matin.

Le SNUipp-FSU a porté la nécessité que nos collègues puissent mesurer une amélioration concrète de leurs conditions d’exercice du métier et de vie personnelle par un raccourcissement effectif de leur journée de travail. Si cette journée de classe se termine aux alentours de 15 h 30 pour les élèves, elle doit se terminer à la même heure pour les enseignants.

La rencontre de ce matin s’est conclue avec une demande explicite de la part du SNUipp : ouvrir de façon urgente des discussions sérieuses sur la question des rythmes. La concertation avait mis à jour la nécessité de sortir de l’isolement dans l’exercice du métier et de reconnaître les temps de travail des équipes.

Nous demandons de façon officielle l’augmentation de notre temps de concertation et l’intégration dans notre temps de service de tout ce travail invisible effectué quotidiennement. Les 48 heures annuelles actuelles ne suffisent pas. Elles doivent passer à 3 heures hebdomadaires, intégrées dans le temps de service. Cela nécessite évidemment de faire baisser de façon significative le temps devant élèves. Il n’est pas possible d’en rester à 25 h 30 de prise en charge par semaine. D’autre part, ces modifications d’organisation devront s’accompagner d’une revalorisation salariale à la hauteur de ce qui est demandé aux enseignants en venant travailler un jour de plus. A titre de comparaison, les enseignants du second degré bénéficient d’une indemnité de suivi d’environ 1200 € annuels.

Nous avons exprimé notre désaccord profond avec ses propos quant à la place que pourraient occuper les collectivités locales dans le cadre de décisions et de contractualisations sur les orientations pédagogiques, que ce soit par le biais de contrats d’objectifs, de plans éducatifs locaux... Ce qui relève de la pédagogie est et doit rester du ressort de l’école et des enseignants.

Nous attendons désormais un geste significatif de la part du ministre qui aille fortement dans le sens de nos revendications.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Ce matin, le SNUipp-FSU a été reçu par le ministre de l’Education nationale afin de faire le point sur les discussions entamées depuis le début de la semaine au sujet de la réforme des rythmes scolaires. Le SNUipp-FSU a exprimé son désaccord avec les propositions mises actuellement sur la table.

A ce jour, en proposant encore des temps d’école jusqu’à 16 H 00 voire 16 H 15, en matière d’allègement de la journée scolaire, qui peut penser que les enfants en tireront profit ? Finalement, avec à peine une demi-heure d’école en moins par jour, on peine à voir la grande amélioration pour les enfants comme pour les enseignants. Ce scénario ne répond pas aux ambitions fixées. Pour nous, il n’est absolument pas concevable !

De plus, les discussions ne se cantonnent qu’à des considérations budgétaires sur le financement des heures libérées.

Rien concernant l’organisation du temps pédagogique de l’enfant, rien sur ses nouveaux rythmes d’apprentissage ni sur l’ajustement des contenus des enseignements. Quel flou ! Quelle improvisation ! Quelle déception !

Et pourtant, rappelons nous. Le ministre a annoncé une réforme ambitieuse pour les élèves. « Les journées sont trop lourdes » annonçait-il. La journée de classe doit être « plus courte scolairement, ça ne veut pas dire (…) plus courte éducativement » précisait t-il, même le 8 juillet dernier, dans les médias. Pour l’instant, nous sommes loin du compte.   Le SNUipp-FSU demande au ministre de reprendre les discussions sur des bases qui permettent concrètement un raccourcissement de la journée scolaire. Tous les enfants doivent terminer leur journée de classe aux alentours de 15 H 30. Pour réussir la réforme, les discussions doivent aussi aborder les questions d’organisation pédagogique de la journée scolaire des élèves de maternelle et d’élémentaire. Leurs différents besoins doivent être pris en compte. Tout cela suppose un engagement fort de l’État et des collectivités locales. Les élèves et les enseignants attendent des améliorations significatives de leurs conditions de vie et de travail.

Il est temps d’y répondre, Monsieur le Ministre.    Paris, le 25 octobre 2012

Lire le précédent communiqué de presse "Rythmes : Il faut revoir le scénario."

 

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