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CSE du 11 octobre : les principaux éléments Lors du CSE du 11 octobre, le ministre a précisé les points qui vont faire l’objet de négociations ainsi que le calendrier d’élaboration de la loi d’orientation et de programmation. Le ministre a listé les points qu’il retenait du rapport rendu public la semaine dernière, dans le cadre d’une priorité réaffirmée au primaire, avec un certain nombre de mises en œuvre, dès la rentrée 2013. Tout ce qui accompagne la loi ne sera pas d’ordre législatif.

Les points essentiels :
- Mobilisation dès l’école maternelle avec accueil des plus petits en commençant par les territoires où il y a le plus de besoins.

- Mise en place du « plus de maîtres que de classes », dispositif qui nécessite une formation et une réflexion sur les modalités.

- Ouverture des ESPE dès la rentrée 2013 pour former les enseignants. Le ministre affirme que l’ambition est très grande en terme de moyens et de contenus. Les ESPE sont présentés comme « instrument réel de la réforme ». Des discussions en lien avec l’enseignement supérieur s’ouvriront aussi sur la place du concours.

- Question de la formation continue à l’ordre du jour même si le contexte budgétaire rend les choses compliquées.

- Rythmes : dès septembre 2013 les écoles reviendront à 4 jours et demi. Cela va de pair avec la nécessité de changer la journée de classe, dit le ministre.

- Devoirs à réintégrer dans le cadre scolaire.

- Nouvelle évaluation des élèves à élaborer pour septembre 2013.

- Dossier de l’évaluation des professeurs à rouvrir dans le courant de l’année.

Le numérique est retenu comme un sujet majeur avec notamment un plan d’équipement des écoles dont le financement devrait être assuré par la Caisse des Dépôts et Consignations.

Formation des enseignants et création d’un service public de l’éducation numérique, et dans ce cadre, celle d’une aide aux devoirs, sont annoncées.

Dans le cadre de la loi est prévue la création d’un conseil des programmes avec des praticiens : LPC, morale laïque, articulation livret-socle-programme devraient y être traités.

L’évaluation de l’école garantie par une instance indépendante est affirmée.

La question du métier d’enseignant sera un chantier à venir sur du plus long terme avec la nécessité de penser autrement les carrières (en terme de cadre d’emploi, d’évolution de carrière, de rémunération).

Calendrier : A partir de lundi 15 octobre, organisations syndicales représentatives, collectivités locales, mouvements d’éducation populaire, parents d’élèves, organisations étudiantes et lycéennes participeront à des discussions sur un calendrier resserré, pour affiner et préciser un certain nombre d’axes (non encore définis ce jour).

Une réunion interministérielle se tiendra dès la fin de la semaine. La loi devrait être écrite début novembre pour passage dans différentes instances (Conseil d’état, CESE...). Elle devrait être présentée en conseil des ministres avant Noël.

Il s’agit d’une loi de programmation. Pour le ministre cet aspect est le plus important pour pérenniser les moyens jusqu’à la fin du quinquennat. Le débat parlementaire est prévu à partir de la mi-janvier. L’écriture de la loi début novembre donnera les grandes orientations voulues par le ministre mais cela ne signifie aucunement que le débat sera terminé à ce moment.

Au contraire, les discussions sur des problématiques plus précises comme les rythmes seront intégrées dans le cadre d’un temps plus long.

CSE : Loi d’orientation : négociations, à suivre

Les travaux pratiques de la refondation de l’école vont maintenant commencer. Reprenant les orientations du président de la République, le ministre de l’Éducation nationale vient de confirmer qu’il ouvrait une négociation avec les organisations syndicales.

Avec sérieux et détermination, le SNUipp-FSU a fait avancer ses idées pour donner de la consistance à la priorité au primaire. Beaucoup de ses propositions et revendications sont aujourd’hui au cœur du débat public. Certaines ont même été reprises par le président de la République comme la revitalisation de l’école maternelle, la réhabilitation de la scolarisation des moins de 3 ans qui devra se faire dans des conditions adaptées à la spécificité de cette tranche d’âge, la mise en œuvre du plus « de maîtres que de classes » pour travailler autrement et mieux auprès de tous les élèves, ou la refonte de la formation des enseignants...

Il faut maintenant que les engagements de François Hollande se traduisent en mesures concrètes avec les moyens budgétaires nécessaires. Notre école doit retrouver un rythme de travail apaisé et serein pour les élèves comme pour les enseignants.

A ce titre, à elle seule, la révision des rythmes scolaires demandée par le Président, ne saurait constituer la recette magique pour améliorer les résultats de l’école. La négociation devra aboutir à des évolutions concernant les programmes, l’évaluation des élèves, la baisse des effectifs dans les classes, le lien avec les familles, les conditions d’exercice du métier, la réhabilitation des RASED, le retour d’une vraie formation continue... Des engagements sont indispensables concernant l’articulation du temps scolaire et péri scolaire. Hors de question que la réforme ne génère de nouvelles inégalités en matière d’offre éducative en faisant porter son coût sur les collectivités, ou sur les parents. Hors de question aussi que cela dégrade les conditions de vie personnelle et professionnelle des enseignants. Si nous changeons, c’est pour du mieux !

Enfin, l’école n’avancera pas sans redonner confiance et reconnaissance aux enseignants. Dans ce débat, ils ont leur mot à dire. Leur avis doit être entendu. Le SNUIpp-FSU compte bien se faire leur porte-parole notamment en publiant les résultats du questionnaire.

 

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