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Ça passe (aussi) comme ça en CAPD ... (compte-rendu de la CAPD du 21 février 2012) Suite à l’échange relatif à la "prime ECLAIR" lors de la CAPD du 2 février, nous, les élus à la CAPD du SNUipp des Ardennes, avons fait la déclaration préalable suivante en début de séance.

Déclaration préalable à la CAPD des Ardennes du 21 février 2012

Madame la Directrice académique,

Pour la CAPD du 2 février je vous avais adressé huit jours auparavant la question de la prime variable dans les écoles participant à l’expérimentation ECLAIR.

En séance, je vous ai posé la question et vous m’avez répondu que rien n’était arrêté pour le moment.

J’ai alors fait part des informations que m’avaient transmises les collègues des écoles concernées à savoir que Monsieur l’Inspecteur de l’Éducation Nationale de la circonscription de Sedan avait proposé aux directeurs de renseigner une « grille d’investissement » de leurs collègues adjoints.

Mon intervention était construite sur le mode : quid de la prime ECLAIR et de ses modalités d’attribution ?

Monsieur l’Inspecteur de l’Éducation Nationale de la circonscription de Sedan m’a alors violemment invectivé en employant les mots de fantasme, rumeur et mensonge, ajoutant d’un ton comminatoire qu’il considérait mon intervention comme une attaque personnelle.  De votre côté, vous m’avez même reproché le fait que j’avais employé le conditionnel qui pouvait laisser croire à une information peu fiable. Je vous ai alors précisé que l’emploi du conditionnel était de pure forme et vous ai dit que je maintenais mes informations et mes interrogations.

Par ces termes, Monsieur l’Inspecteur de l’Éducation Nationale de la circonscription de Sedan accuse les collègues qui m’ont informé et moi-même d’affabulation, de mensonge et de déloyauté.

Ironie d’une telle réponse, en se prétendant victime d’ « une attaque personnelle » d’une manière abusive voire fallacieuse – chacun peut juger de la forme et du fond de la question formulée - Monsieur l’Inspecteur de l’Éducation Nationale de la circonscription de Sedan met gravement en cause l’honnêteté de mes collègues ainsi que mes motivations.

Rien dans mes propos ne méritait une telle réaction totalement déplacée.

S’il s’était agi d’un malentendu, peut-être eût-il fallu simplement le dire comme tel ? C’eût été une manière plus diplomatique de couper court à toute critique.

En outre, et c’est là une seconde ironie dans cet épisode, je me fais violemment prendre à parti sur une demande d’éclaircissement alors que vous veniez de nous apprendre en début de séance la ré-écriture des pratiques départementales pour les postes des directeurs ECLAIR classés dès lors comme postes à profil, nous assurant de la transparence du recrutement.

Je ne tiens pas seulement à réaffirmer le droit pour les représentants du personnel à poser les questions qui fâchent aux membres de l’administration et à obtenir des réponses dans le respect de chacun, mais également à attirer votre attention sur l’objet de la discussion : la « prime ECLAIR ».

Le dispositif ECLAIR et toutes les dispositions y participant - comme le recrutement des directeurs par commission d’entretien pour lequel cette CAPD est convoquée - sont, nous en sommes convaincus, destinés à diviser les corps enseignants et à introduire les pratiques, délétères pour les équipes, d’un management par la performance sur le modèle de la rentabilité entrepreneuriale, quand bien même la « production » des enseignants ne peut se mesurer qu’à moyen ou long terme.

Ce n’est pas une coïncidence que cette question ait donné lieu à un tel incident quand on sait tous les enjeux de pouvoir, d’une part, et de reconnaissance, d’autre part, qui règnent autour de la répartition et de l’attribution de tels subsides dans le contexte d’autoritarisme conjugué à l’austérité actuelle.

Jérôme Clad et les élus du SNUipp-FSU des Ardennes

Recrutement des directeurs sur postes en zone ECLAIR

La CAPD était reconvoquée le mardi 21 février pour examiner en urgence une ré-écriture des pratiques départementales.

En effet, lors de la CAPD du 2 février, l’IA nous a appris la ré-écriture des pratiques départementales avant la phase du mouvement intra-départemental pour les postes des directeurs ECLAIR, classés dès lors comme postes à profil.

Le SNUipp, totalement opposé à ce mode de recrutement, a voté contre lors de la séance du 21 février, comme l’ensemble des organisations syndicales représentées.

 

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